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mamykro

Comment Savoir Où Sont Fabriqués Les Jouets?

91 posts in this topic

Bonsoir,

Tu parles en francs ou en Euro ? Il se trouve que j'ai travaillé 19 ans dans une grosse boîte d'info et les salaires étaient de moins en moins mirifiques pour la base, notamment grâce aux travaux sous traités en Inde et n'ont jamais atteind ces sommets.

Je ne sais pas depuis combien de temps tu travailles, mais ces 19 années m'ont permis de comprendre la mécanique des grandes sociétés pour avoir travaillé à leur service.

Ce qui est intéressant c'est de constater le changement de discours des personnes qui se trouvent confronter personnellement aux délocalisations. Tant qu'il s'agit d'ouvriers peu qualifiés il est aisé de présenter la chose de manière avantageuse : laissons faire au pays sous développés ces tâches bassement qualifiées et gardons les travaux à forte valeur ajoutée. Mais avec la monté en puissance de l'Inde (et d'autres) dans la haute technologie et dans les services, on commence à sentir le vent du boulet dans des sphères plus qualifiées. Nos dirigeants se bercent (ou nous bercent) de l'illusion que nous pourront toujours avoir une longueur d'avance, mais n'est il pas un peu présomptueux de croire que les Indiens ne sont pas capables de faire tout ce que nous savons faire (du moins dans un avenir très proche). Chaque année, l'Inde forme autant d'informaticiens qu'il y en a en France ! Combien de temps penses-tu tenir ?

Mais la logique est toujours la même, il faut baisser les coûts, et on trouve toujours une grosse tête bien payer pour prendre la décision de délocaliser pour optimiser et devenir plus efficace. Pourtant avec un peu de recul il n'est pas tellement compliqué de comprendre que cette démarche produit des chômeurs ici (puisque le travail est envoyé au loin) et cela n'est pas du tout efficace pour notre société. Crois tu vraiment qu'une personne ayant passé 10, 20 voire 30 ans dans une entreprise avec peu de qualification pourra retrouver du travail plus qualifié ? Et tout le monde n'a pas les capacités de faire des études pour s'adapter.

Je crains que tu ne déchantes quelque peu dans quelques années, quand tu auras bien donné de ta personne à 70 h par semaine et que tu seras jeté pour "augmenter la rentabilité". Mais évidemment cela n'arrive qu'aux autres et à force de volonté, de travail et de confiance en soi tu arriveras à rebondir ...   :yahoo!:

On manque toujours de programmeurs en France et ailleurs, maitrisant bien un language.

Je gagne ma vie depuis 7 ans, et mon salaire suit une courbe qui ne me déplait pas.

Les centres en Inde, c'est fini, pleins de boites attirés par les espoirs déments ont fermés leur centre depuis 2 ans. Les programmeurs la bas ont du mal à comprendre ce que l'on veut ici, et demandaient des salaires sans cesse plus élévés.

Idem pour les centres d'appel, on les voit revenir de + en + en France car les couts indirects sont finalement élévés, et que la qualité laisse souvent à désirer.

La programmation s'internationalise peu, en raison des beoins locaux très important.

L'arrivée de Windows Vista, la multiplication des plateformes (MacOS, Linux...) demandent aussi plus de boulot.

Le passage d'internet d'IP v4 à IP v6, inéluctable, va aussi faire des tonnes de boulot.

La multiplication du SPAM en fait aussi, lutter contre demandant beaucoup de moyens humains.

Je dois donc dire que pour le moment je ne stresse pas.... ;)

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Moi j'ai des enfants, pas de TV et pas de jouets made in China dans mes achats. Mes filles (mon fils est encore un peu jeune pour avoir envie de jouets particuliers ;)) ont toutes sortes de jouets. Notamment ceux de mon enfance, bien conservés (merci maman), mais aussi ceux qu'ont leur offre. Elles ont quelques barbies (mais n'aiment pas trop y jouer) par exemple. Bon, elles sont encore jeunes (5 ans hier pour l'une ! c'est dire si c'est d'actualité l'achat de jouets... et 2,5 ans pour l'autre) pour vraiment s'intéresser aux marques mais je sais qu'elles ont déjà un comportement très différent de leurs camarades de classe. Ma grande me parle de Dora, de Polly pockets, de toutes sortes de trucs à la mode que je ne connais pas mais jamais ne me dis "je voudrais avoir une polly pocket". Par contre elle m'a réclamé une peau de mouton pour mettre dans son lit comme son petit frère (et j'ai exaucé son voeu !). Je crois qu'on a un grand rôle à jouer pour nos enfants par rapport aux jouets, justement. Si on les inonde de cadeaux dès tout petits, qu'on jète sans remord celui qui est un peu abîmé ou auquel il manque une pièce etc... on les entraîne dans une société et des envies de consommation. Il faut les éduquer tout petit à aimer leurs livres et leurs jouets, à jouer vraiment avec et en prendre soin etc...

Quant à la télé on s'en passe très bien. Mon mari et moi avons été éduqués sans et on n'éprouve toujours pas le besoin de l'allumer (car en fait on en a une depuis un an, offerte par des amis pour que mon mari puisse facilement regarder un DVD en repassant, même quand je squatte le PC ! lol ! Mais il n'y a que lui qui se serve de la télé, et justement pour repasser uniquement...)

Quand les choix sont bien expliqués, dès le départ et à plusieurs reprises et quand les enfants sentent qu'ils sont aimés pleinement (qu'ils n'ont pas de l'amour qu'à travers les cadeaux...) il y a peu de chance pour que ça fasse des malheureux.

et à l'âge critique de l'adolescence, un peu d'argent de poche qu'on apprend à gagner, à économiser et à gérer, ça permet de s'offrir le petit truc dont on rêve depuis 3 ans (et pas les milliers de petits trucs qui sont oubliés une fois achetés...) et de se faire vraiment plaisir.

Sur ce, il faut que je range toute ma maison après le passage d'un troupeau d'enfants hier... youpi !

lol

ah si ! question subsidiaire : achetez-vous des cadeaux de noël à des ONG (par exemple) pour faire indirectement un don tout en gâtant vos proches (et souvent en faisant travailler décemment des personnes dans un grand besoin, mm à l'autre bout du monde) ? qu'enpensez-vous ?

bonne fin de WE

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Je reste un peu dubitative. Bon déjà en tant qu'amie des animaux, mes cheveux se dressent sur ma tête quand j'entends quelqu'un se vanter d'acheter des peaux de moutons à ses enfants et se réjouir qu'ils en redemandent... Ca me choque vraiment qu'on apprenne à un enfant qu'avoir une peau d'animal mort est une bonne chose...

Mais sinon pour les jouets, je suppose que quand un enfant entend parler de Dora, Polly pockets et compagnie et que ça l'intéresse au point qu'il en reparle le soir à ses parents, il est difficile de ne pas penser qu'il y a là-dessous une demande non formulée du type "tout le monde en parle, ça a l'air bien... pourquoi vous dites pas oui papa, maman?". Il y a certainement une envie d'avoir comme les autres, sinon elle n'en parlerait pas...

Pour anecdote, je connais quelqu'un qui, enfant, a eu un accès à la télé très contrôlé (une demi heure maximum par jour) et qui aujourd'hui encore, n'est toujours pas capable de se contrôler devant une télé: c'est une envie boulimique de regarder tout ce qui passe jusqu'à plus soif, assortie de culpabilité ("ce que je regarde est nul, ce que je fais est mal"). Personnellement, j'ai été élevée avec une télé dans ma chambre et accès totalement libre (télé allumée en permanence, ce qui ne m'empêchait pas de jouer avec mes jouets en même temps quand les programmes ne m'intéressaient pas). En général les gens disent "oh mon dieu, une télé dans la chambre d'un enfant sans contrôle parental". Mais en fait aujourd'hui je ne la regarde plus du tout et ça ne me manque pas. Quand je me trouve chez des gens et qu'il y a une télé allumée, je trouve ça ennuyeux et j'ai un regard plus juste que les autres (je fais des remarques qui les étonnent mais parfois aussi les vexent).

En parlant de cette personne privée de télé, j'ajoute que l'accès aux jeux vidéos et en suite à ses Legos lui a été enlevée de force vers 15 ans, sous prétexte que c'était idiot et pas de son âge. Il a aujourd'hui 22 ans, il est étudiant et est normal à tous points de vue (il n'est pas immature et a des jugements d'adulte) ... sauf un: il joue à des jeux vidéos et aux legos... parce qu'il n'en a pas eu assez pendant son enfance.

J'ai d'autres exemples en tête d'enfants éduqués selon de bons principes mais qui en ont tiré tellement de frustration qu'ils ne parviennent pas à se sentir en adéquation avec ces principes. Je pense à un autre adulte qui, enfant, n'avait pas droit aux sucreries et aux Corn Flakes en tous genres... aujourd'hui il a une alimentation très étrange, oscillant entre nourriture "saine" et, majoritairement, phases de bonbons et chewing-gums à outrance. Et pourtant il avait le droit de manger ce genre de saletés chez ses copains ou dans la famille... mais ça n'a pas suffi puisqu'aujourd'hui encore il en consomme.

Mon idée est qu'on n'impose pas à ses enfants des normes de vie, si bonnes soient-elles, quand ils évoluent dans un monde qui a des valeurs différentes. Je pense qu'il faut dire ce qu'on pense et montrer soi-même l'exemple mais refuser d'acheter un jouet par exemple, risque de conduite à l'effet contraire à celui recherché. En fait, il faut admettre que nos modes de vie "bio" sont souvent contraignants et exige parfois des sacrifices. Mais on ne peut faire de sacrifices que par soi-même et les imposer à autrui (les enfants) transforme cette contrainte en contrainte imposée et non voulue. Elle perd donc de son sens (agir moralement en achetant des jouets éthiques doit être un choix, pas une obligation imposée d'en haut, sinon ça n'est plus moral et ne constitue qu'une frustration, surtout lorsqu'elle conduit à l'exclusion, ce qui est inévitable quand les enfants parlent d'un dessin animé qu'ils connaissent tous et qu'on est l'enfant qui ne sait pas, qui ne peut pas vraiment participer à la discussion).

La question me semble donc être: non pas interdire ou non (pour moi il est clair qu'interdire en refusant d'acheter est une erreur) mais plutôt: comment faire intégrer à l'enfant le désir d'agir bien? Doit-on expliquer comment les jouets sont produits? et si oui, à partir de quel âge? comment ne pas entâcher son plaisir d'une culapbilité néfaste à long terme ("je joue avec des jouets fabriqués par des gens qui ne peuvent pas en acheter")?

Désolée pour le ton peut-être "moralisateur" de mon message. Je sais qu'il est toujours très dangereux de dire à un parent qu'on n'est pas d'accord avec ses méthodes d'éducation. Je ne voudrais pas que ce soit interprété comme une attaquer personnelle, car ça n'en est pas une. Trouver la bonne formule (à supposer qu'il y en ait une, ce qui semble utopique...) pour élever ses enfants est très difficile. Je prends simplement cet espace de discussion pour un lieu de débat, où l'on peut dire ce qu'on pense...

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Heu ... je trouve tes exemples très caricaturaux :huh:

J'ai été élevée sans sucrerie, ni strictemen AUCUNE boissons sucrées (la seule chose qui n'était pas de l'eau était du lait), au flocons d'avoine (jamais eu de kellogs et autres brol) et bien je n'ai pas de problème avec les sucreries pour autant. Tout du contraire.

Mon frêre à toujours été fan des jeux de construction dont les légos, il il y a toujours joué il a bientôt 40 ans et il y joue toujours.

Zhom a eu la TV dans sa chambre sans contrôle parental et tous les jeux vidéos possible et immaginable. Il a bcp de mal désormais à se passer de la tv.... et là à l'heure actuelle il joue à un jeu vidéo depuis 9h du matin. Il a 28 ans.

Perso j'étais une tv-vore et je n'ai eu aucun problème à me passer de la TV.

Enfin ce n'est pas parcequ'un efnant demande (que ce soit formulé ou non) qu'il faut lui donner. Bien au contraire.

En tout élever mon enfant dans des principes qui ne sont pas les notres j'en serais incapables. Incapables de l'amener au mac do, incapable de lui acheter une kakaille en plastoc et à pile qui fait uhuhuhuhu avec des loupiottes partout ect. Incapable surtout parcequ'on ne fréquente pas les lieux où on peut avoir ce genre de choses mais principalement parcequ'il n'est pas question, parceque j'ai un enfant, de changer mes principes de vies que je crois être les bons et que j'aimerais justement que mon enfant partage. Pour les autres exemples de principes de vie il aura le reste de sa famille, ses copains, etc.

La question me semble donc être: non pas interdire ou non (pour moi il est clair qu'interdire en refusant d'acheter est une erreur) mais plutôt: comment faire intégrer à l'enfant le désir d'agir bien? Doit-on expliquer comment les jouets sont produits? et si oui, à partir de quel âge? comment ne pas entâcher son plaisir d'une culapbilité néfaste à long terme ("je joue avec des jouets fabriqués par des gens qui ne peuvent pas en acheter")?

Pour moi j'ai déjà dit plus haut ce que j'en pensais. Je le remets

"Je pense qu'il faut leur expliquer. Moi ma mère m'a tjs expliqué que "ce n'est pas possible" et a part un ou deux rares caprices c'était pour moi normal. DOnc en expliquant ce qui se passe (notamment le travail des enfants etc.) je pense que c'est mêmes eux qui pourraient ne plus vouloir le dernier actionman. Il existe des petits livres bien fait sur le sujet dans les magasins oxfam en belgique. Ca doit bien se trouver en France."

et je pense qu'un gamin qui est capable d'exprimer avec force un désir de ce genre de chose est en âge de comprendre.

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Bah désolée, mes exemples sont des exemples personnels (moi ou mon entourage...), enfin je veux dire: je ne les ai pas inventés si c'est ce que tu te demandes! Je crois que les exemples extrêmes sont peut-être le moyen de voir agrandis des problèmes moins évidents à première vue chez d'autres.

Il ne s'agit certainement pas de changer ses valeurs en achetant à un enfant un jouet dont il rêve!!! Au contraire! Les jouets ne sont pas pour nour mais pour eux... c'est peut-être une étape nécessaire dans la construction d'un adulte...

Bon maintenant, si tu élèves tes enfants en vase-clos dans un éco-village ou que tu les élèves à la maison et qu'ils ne côtoient que des enfants ayant un mode de vie et des valeurs similaires, le problème est tout à fait différent! On revient alors à l'autre question que je posais dans mon post initial: est-ce que ces enfants deviendront des adultes capables d'intégrer la société "normale"? Et: est-ce qu'il est important que nos enfants puissent ensuite intégrer une société classique, polluante etc...? Là c'est un problème beaucoup plus complexe car je ne connais personne dans ce cas là, je ne sais pas trop comment ça peut évoluer ensuite... Je ne veux pas que mes enfants soient ignorants de tout ce qui constitue le monde qui les entoure et qu'ils apprennent à se servir d'un micro-ondes ou d'un sèche-cheveux à 20 ans... enfin je ne sais pas... Disons que j'ai peur qu'ensuite ils aient des problèmes pour trouver un travail, s'orienter dans un monde trop différent... (imagine qu'ils ne sachent pas ce qu'est un "cheese burger" ou des "Marlboro"... ça pose des problèmes de communication et d'intégration). Bon là, je pousse mes exemples hypothétiques loin mais je crois vraiment que si on va au bout des ses idées (ce qui semble être le cas des gens ici), on peut en arriver à ce genre de situation...

Qu'en pensez-vous?

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Ben je redis ce que je disais plus haut. L'éducation d'un enfant ce n'est pas QUE les parents. C'est la famille, la société et les amis. Un enfant élevé sans TV la regardera toujours chez ses grands-parents, ses copains etc. J'ai un couple d'amis qui ont 3 enfants et pas de tv. Non seulement les enfants la regarde chez leur grand-parents et copains mais surtout il ne la réclame pas chez eux et ils sont toujours terriblement occupés.

Il n'est pas question d'élever un enfant en vase clos et mettre des interdictions de cet ordre. Juste d'expliquer ses choix à l'enfant et de le laisser seul juge de la justesse ou non de ces choix, tout en lui apprenant à les respecter (dans le sens ne pas vouloir imposer à ses parents des choses dont il sait que c'est en contradiction avec eux-mêmes). Pour ma part par exemple il ne lui sera pas interdit d'aller au mac do s'il le veut (c'est d'ailleurs impossible d'interdir ce genre de chose à un ado par exemple) mais ce sera sans nous, pas avec notre argent et il aura eu droit au couplet de ce que c'est que Macdo et surtout de ce que l'on y mange. S'il veut dépenser son argent de poche à ça ou tanner sa grand-mère pour y aller c'est son problème.

Mais élever un enfant en vase clos vis à vis de la société me semble totalement contre productif. Non seulement pour l'enfant mais surtout pour la société elle même.

Même si je suis pour l'enseignement en dehors de l'école, je pense qu'il est indispensable qu'un enfant fréquente d'autres enfants, différents et élevés différement.

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Mais n'est-ce pas contradictoire de dire "l'enfant est seul juge" et ensuite de lui dire "non, je ne t'achèterai pas ça et tu ne l'achèteras pas avec mon argent". D'ailleurs s'il est envisagé qu'il aille au mac do avec l'argent de poche que les parents lui donnent, c'est quand même l'argent des parents... (sauf dans le cas de la grand mère évidemment)

Je disais justement que les personnes que je connais et qui ont mal vécu cette éducation pouvaient justement manger et jouer avec ce qu'ils voulaient quand ils étaient chez des amis. C'est précisément le fait de pouvoir goûter ces plaisirs hors de la famille qui fait que le désir naît et perdure. En vase-clos ce problème ne se pose pas avant très longtemps, et on peut supposer qu'une fois adulte, l'enfant ainsi élevé aura suffisamment affermi ses valeurs pour ne pas se laisser trop tenter par des plaisirs "faciles" et "néfastes".

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Mais n'est-ce pas contradictoire de dire "l'enfant est seul juge" et ensuite de lui dire "non, je ne t'achèterai pas ça et tu ne l'achèteras pas avec mon argent". 

L'enfant est seul juge d'estimer, après explications, si oui ou non aller au Macdo est problématique, mais il doit apprendre aussi que s'il ne partage pas ce point de vue avec ses parents il ne doit pas leur imposer.

Quand je parles d'argent de poche c'est y compris celui des parents. A partir du moment où tu lui as donné c'est à lui, il en fait ce qu'il veut. Mais si il a 20€ et qu'il en dépense 10€ pour le Mac do il n'aura plus que 10€ pour s'acheter autre chose. Comme je disais c'est son problème.

A mon avis les exemples que tu donnes ne montre pas ce problème mais celui de l'interdiction sans justification à part des choses comme "c'est pas de ton âge".

Il n'y a pas de frustrations à mon avis quand les choses sont comprises.

J'ai été "privée" (je le met entre guillemets car pour moi il n'y a pas eu de manque) de bcp de chose mais je savais pourquoi : ma mère n'avait pas un rond (pour Mark je précise qu'elle travaillait). très jeune j'ai su que si elle m'achetait un paquet de bonbon il n'y aurait pas de paquet de riz, que si je demandais tel truc inutile ce serait non, que la seule chose que je pouvais gagner dans l'histoire c'est faire de la peine à ma mère. J'ai vite appris aussi que je pouvais parfaitement avoir ce que je voulais si ce que je voulais était quelquechose de bien réfléchi, dont j'avais vraiment envie, de durable, etc. Je l'avais à Noël ou pour mon anniversaire, le reste de la famille se cotisant aussi etc. ET comme je le disais je jouais et mangeais ce que je voulais chez mes amis etc. c'est pas pour autant que j'ai de problèmes maintenant.

Alors bien sûr le problème du manque d'argent est légèrement différent de celui des principes qui nous occupent mais pour moi c'est pareil : si tu expliques clairement le fond des choses (s'il y a questions) il n'y a pas de raison que l'enfant ne comprennent pas.

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Je n'ai pas encore d'enfants mais j'ai cru comprendre que certains intervenants militeraient contre les jouets venus de Chine etc... Est-ce vrai?

perso, je ne milite contre rien du tout, mais simplement, j'ai envie que:

- d'une part les jouets que j'achète pour mes enfants ne soient pas fabriqués par des enfants de leur age ( :wacko: ) ou par des travailleurs exploités

- d'autre part, les jouets ne viennent pas de trop loin pour ne pas polluer la planète avec tout cette consommation d'essence pour les faire venir à moi

- pour finir, qu'ils soient "sains" pour mes enfants.

et effectivement, dans ces 3 domaines, les jouets venant de Chine sont plutôt mal positionnés (de manière générale).

Si oui, comment expliquez-vous ça à vos enfants? "non ma chérie pas de barbie pour noël"? Parce que c'est le genre de domaine où l'acheteur n'est pas l'utilisateur et j'ai du mal à imaginer qu'on ait vraiment le choix quand on achète des jouets pour un enfant... Il me semble qu'on peut toujours acheter quelques trucs "écolos" mais que globalement, il est inévitable d'acheter les essentiels que tous les enfants possèdent...

Il y a pleins de solutions: déjà, comme l'ont expliqués d'autres, ne pas avoir les mêmes jouets que les autres n'est pas obligatoirement vécu comme un "traumatisme", surtout si l'on explique à l'enfant les raisons. Je me souviens de ma petite soeur qui, à 7 ans, voulait porter une jupe de "mauvais genre" parce que plusieurs de ses copines la portaient: ma mère a refusé de lui acheter cette mini-jupe provocante et lui a expliqué pourquoi. On ne peut pas tout céder à nos enfant sous prétexte que "les autres enfants le font"! :rolleyes:

Ensuite, il y a les cadeaux que tu fais à tes enfants, mais il y a aussi les cadeaux que les autres font, famille proche et moins proche. Dans beaucoup de familles, les enfants recevront quand même une barbie par la grand-tante machine qu'ils voient une fois l'an, c'est dur à éviter, et c'est pas simple non plus de refuser le jouet de la grand-tante (qui est offert avec les meilleurs intentions du monde d'ailleurs).

Pour finir, il existe les vide-greniers: pour ma part, j'achète pleins de trucs dedans. Tu peux y trouver des barbies à donner à tes enfants, et l'argent va directement à la personne qui te vend l'objet, sans que mattel touche un seul centime, et en plus, cela réduit la consomation globale puisque les objets ne sont pas neufs.

Bon déjà en tant qu'amie des animaux, mes cheveux se dressent sur ma tête quand j'entends quelqu'un se vanter d'acheter des peaux de moutons à ses enfants et se réjouir qu'ils en redemandent... Ca me choque vraiment qu'on apprenne à un enfant qu'avoir une peau d'animal mort est une bonne chose...

Et si ton enfant te demande une veste en cuir, une peau de mouton ou autre, tu feras quoi? Oseras-tu le "priver" de cet objet par conviction personnelle? N'est-ce pas lui qui en aura l'usage? Ne vas-tu pas le traumatiser en lui refusant cet objet? L'interdiction n'engedrera-t-elle pas le désir plus tard de possèder des milliers de vestes en cuir? ;) Je te charrie bien sûr, mais la question est sérieuse etle problème est le même, en fait. :P Alors quel est ton sentiment à ce propos?

Pour anecdote, je connais quelqu'un qui...

J'ai d'autres exemples en tête ...

Je pense à un autre adulte qui...

Oui, on connait tous des gens qui font qqch et d'autres qui font le contraire. je dirais que le chemin le plus courant, à mon avis, c'est de s'opposer au modèle familial depuis l'adolescence jusqu'au moment où on choisit nous-même d'avoir des enfants.

En tous cas, j'ai suivi plus ou moins ce chemin: pour schématiser, de 0 à 18 ans, j'ai eu un acès très limité à la télé et aux sucreries, de 18 à 25 ans, j'ai beaucoup regardé la télé et je mangeais parfois uniquement des bonbons pendant plusieurs jours, et à 25 ans, je suis revenue au "modèle parental" (avec mes propres variantes :P ), je ne regarde presque plus la télé et je ne mange plus de sucreries. Il m'a fallu passer par cette longue phase d'expérimentation personnelle, mais j'ai eu la chance de passer par cette phase suffisemment tard pour le faire sans trop de dégats: je pense que si mes parenst m'avaient laissé passer par cette phase dans ma jeunesse, j'aurais eu plus de mal à en sortir et peut-être avec plus de dégats.

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en fait je pense qu'il faut surtout parler aux enfants de nos démarches (et suivant leur âge aussi), et surtout se laisser (leur laisser) un marge de manoeuvre suffisante. Entre le tout permissif et le tout interdit, il y a un juste milieu à trouver, non? Tout enfant est élevé selon les principes éducatifs et les valeurs qu'ont ses parents.

Sans vouloir faire de la psychologie de comptoir, les effets "boulimie" concernant les choses interdites dans l'enfance, cela vient peut être du fait que l'enfant à vraiment ressenti une frustration car il n'a pas compris le pourquoi c'était interdit. Mais enfin bon, on élève nos enfants selon nos convictions personnelles, mais ces enfants, au fur et à mesure qu'ils grandissent, ont besoin de faire leurs expériences personnelles. Comme le disait Raffa, on ne peut pas interdire à un ado d'aller au mac Do . J'ai eu cet expérience pendant ces vacances avec mon enfant pré ado qui m'a demandé la permission d'y aller avec une copine, j'ai dit oui, et tout de suite elle a regardé son porte monnaie pour voir si elle avait assez de sous (elle savait pertinemment que j'allais pas lui donner un rond pour bouffer cette m.....hi hi!!). alors certes, c'est moi qui lui donne son argent de poche, mais symboliquement, c'est elle qui s'est offert ça.

concernant les jouets, sa grand mère a eu l'exellente idée il y a 2 ans environ de lui offrir un jeu de société super, qui s'appelle "le travail des enfants", sous forme de jeu de l'oie avec des questions réponses, et fait par l'unesco. Elle a bcp apprécié, et petit à petit s'est fait sa propre opinion. A priori, le chemin qu'elle prends, cette petite pré ado me plait assez (elle customise ses trousses, vêtements..., elle regarde les compos des cosmétique, bon, elle n'a retenu que le "paraben" mais c'est déjà ça) mais nos enfants ne nous appartiennet pas, ils ferons leurs propres choix de vie. A nous, juste, de les aider...

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ohlala, il y a trop de choses à répondre à tout ce que vous dites!

bon, je ne répondrai que sur deux points:

1-le végétarisme/cuir/etc: je n'ai pas d'idée précise là-dessus, de même que je n'en ai pas vraiment sur les jouets (même si j'ai pu le laisser croire pour les besoins de l'argumentation :-) ). j'y pense souvent et je pense que si mes enfants me demandent du cuir et que ça semble important pour eux, je le ferai. idem pour manger de la viande même si c'est vrai que je me vois mal cuisiner des steacks régulièrement. cela dit, je pense effectivement que l'explication: "ce sont des animaux qui ont souffert pour qu'on les mange" suffira à les en dissuader (c'est d'ailleurs la réaction de beaucoup d'enfants quand ils apprennent ce qu'est la viande et qu'ils font le lien avec les gentilles vaches de leurs livres, dessins animés et reportages). mais je suis sûre aussi qu'ils voudront goûter et je ne veux pas les traumatiser...

2- je crois que même avec des explications, il y a des souffrances. les enfants auxquels on dit non parce que pas d'argent peuvent aussi en souffrir beaucoup. mais une fois encore, il sera plus facile d'accepter de ne pas avoir souvent des jouets mais d'en avoir qd même à noël, que de vivre dans la pénurie totale (y compris à noël... désolée, je connais aussi un enfant qui... et il ne le vit pas bien, même s'il a bien compris que c'est parce qu'il n'y a pas d'argent à la maison...). au fond, le problème de l'argent est le même que celui des choix éthiques, sauf que les choix éthiques, il ne tient qu'à nous de les assouplir pour ne pas marquer trop nos enfants...

bref, je ne dis pas que les enfants doivent avoir tout ce qu'ils veulent mais je pense aussi que même avec des explications, ils ne prennent pas nécessairement les choses si bien et qu'il faut savoir faire preuve de souplesse sans nécessairement compter sur la grand tante machin qui ne saura peut-être pas que ce que veut ma fille c'est une boite de polly pockets comme sa copine Justine et pas une barbie qu'elle n'a pas désirée.

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je crois que même avec des explications, il y a des souffrances.

oui, c'est vrai, mais l'éducation, c'est aussi ça, je pense: savoir poser des limites, faire comprendre à l'enfant que tout n'est pas permis, et qu'effectivement, certains choix sont renoncement et donc souffrance. Pour ma part, je n'aurai pas peur de fruster mon enfant, avec des explications et dans des proportions raisonnables, bien entendu. Oui, effectivement, même si l'enfant comprend et approuve nos raisons, il lui reste le regret de ne pas pouvoir avoir une barbie/polly-pocket/autre.

désolée, je connais aussi un enfant qui... et il ne le vit pas bien, même s'il a bien compris que c'est parce qu'il n'y a pas d'argent à la maison

Bien sûr qu'il en souffre! C'est humain. Mais cette souffrance n'est-elle pas quelque part salutaire? Je connais une famille avec 4 enfants qui n'ont pas d'argent, mais qui tiennent quand même à acheter des tonnes de jouets à leurs enfants. Résultat, les parents s'endettent, ils sont parfois obligé de mendier de l'aide auprès de la famille ce qui fait des histoires et en plus, les mets dans une position inconfortable, et pour couronner le tout, ils n'ont pas toujours les moyens de s'acheter l'essentiel (bouffe, vêtements). Bref quel exemple, quelle vie est offerte à ces enfants, tout ça pour qu'ils ne soient pas frustrés de jouets dernier cri! <_<

Tout ça pour dire que la souffrance et la frustration resteront peut-être, mais que ce n'est pas forcément un mal. L'absence de frustration est parfois plus mauvaise (voir les enfants à qui on permet tout et n'importe quoi et qui n'ont plus de repères et finissent en prison pour avoir voulu se frotter, enfin, à des barrières). Mais au delà des exemples extrèmes, je crois qu'il est complètement salutaire et bon d'imposer à ses enfants des frustrations et de vivre notre vie en fonction de nos convictions: ensuite, tout est une question de mesure, et là, c'est à chacun de voir jusqu'où il veut aller, entre l'interdiction totale et la permission totale, il y a des tas de nuances, à nous de savoir poser la barrière.

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je crois qu'il est complètement salutaire et bon d'imposer à ses enfants des frustrations

Oui je le pense aussi, car la vie d'adulte c'est beacuoup de frustrations, on a pas le boulot qu'on voulait, la femme qu'on aime en aime un autre, on gagne pas assez d'argent etc. etc.

Si on a pas appris la frustration enfant il est très difficile de gérer ces problèmes là une fois adulte.

Et le respect des opinions et des principes de vie des autres, sans jugement, aussi est important à l'âge adulte (combien ne l'ont pas :rolleyes: ) Autant commencer par apprendre à respecter ceux de ses parents.

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oui, c'est vrai, mais j'irais plus loin "qu'apprendre à gérer la frustration": je pense qu'il est bon d'apprendre à nos enfants qu'il existe des frustrations qui en valent la peine, et pour moi "se frustrer d'un objet s'il a été produit dans des conditions de souffrance pour d'autres êtres humain" en est une.

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Je comprends parfaitement vos arguments. Je me demande cependant si ce n'est pas trop en attendre d'un enfant que de sacrifier une partie de sa vie sociale car il est certain qu'en vivant dans un milieu "normal" -par exemple l'école publique- un enfant souffrira de ces choix parentaux. Je n'ai jamais milité pour l'abolition des contraintes dans l'éducation des enfants mais je crois aussi qu'une vie écolo (et plus généralement une vie en accord avec ses pensées, écolos ou pas) est très difficile. Je pense que je poserai des contraintes à mes enfants, contraintes que leurs camarades de classe n'auront peut-être pas (sur la nourriture, les produits d'hygiène et je ne sais quoi encore), ce qui ne les dispensera pas des contraintes habituelles (politesse, travail etc). La première chose à interdire fermement me semble être tout ce qui est néfaste pour l'enfant lui-même.

Pour le reste, je ne sais pas jusqu'où on peut aller sans traumatiser son enfant. Car je ne vois pas très bien ce qu'il y a de salutaire dans le fait de ne pas pouvoir avoir des jouets comme les autres à l'âge des premières socialisations... cet enfant qui n'a pas d'argent et pas de jouets comme les autres, croyez-vous vraiment qu'il sera plus intelligent dans la gestion de son porte monnaie plus tard? Croyez vous qu'il va devenir beaucoup plus intelligent que les autres et être distant des valeurs matérielles? Je n'y crois pas. Il est exclu et a honte de ne pas être comme les autres, même s'il sait bien que c'est parce que ses parents n'ont pas d'argent. Les jouets d'Emmaüs qu'on lui offre à Noël n'ont pas la même valeur à ses yeux que ceux de ses copains qui ne se privent pas de se vanter de ce qu'ils ont et que lui n'a pas. Je pense que le schéma peut sensiblement être le même pour un enfant qui n'a pas la console dernier cri ou ne regarde pas la télé: il en retire le sentiment d'une fragilité (à moins qu'il ne développe un ego vaniteux comme s'il était bien plus altruiste et conscient que les autres, ce qui ne me semble vraiment pas plus souhaitable). Vous savez bien que les enfants (et pas seulement les adolescents) sont impitoyables entre eux et ne feront pas semblant devant vos enfants de ne pas avoir vu le dernier épisode de Dora sous prétexte que tout le monde ne l'a pas vu. Pour s'intégrer, il faut quand même avoir des référents communs, et ne pas posséder tous ces référents peut être plus ou moins bien vécu en fonction de tout un tas de facteurs imprévisibles (personnalité de l'enfant, personnalité de ses copains, référents de jouets...). Ainsi, si vous refusez d'acheter des cartes pokémon à vos enfants en raison de la violence qu'elles véhiculent, des conditions de leur fabrication, de leur prix qui en fait un attrappe-nigauds, certes vous aurez raison en théorie... mais à quoi jouera votre enfant quand les autres échangeront leurs cartes? Sera-t-il obligé de les acheter avec son argent de poche, comme si vous ne vouliez pas le soutenir dans son désir légitime de jouer comme et avec les autres?

Je répète qu'il ne s'agit pas d'offrir tous les jouets qu'il veut à un enfant en le préservant de la connaissance des malheurs de notre monde. Cependant, l'obliger à acheter ce dont il rêve dans une sorte de clandestinité via l'argent de poche, me semble un peu excessif, ce serait dire que les parents représentent une espèce de loi inflexible et incapable d'humanité. Personne n'est parfait, nous-mêmes nous faisons des écarts avec la morale chaque jour, alors je ne vois pas pourquoi on n'autoriserait pas nos enfants à se faire plaisir. Les meilleures contraintes sont celles qu'on se donne en connaissance de cause et nous faisons chacun des compromis pour pouvoir équilibrer nos plaisirs et nos frustrations. Imposer une balance toute faite à un enfant me semble dangereux pour son équilibre et pour la confiance qu'il peut nous porter car c'est lui le meilleur juge du poids des contraintes qu'il peut porter. Et l'intégration sociale à l'école (toujours dans le seul cas où l'enfant évolue parmi des enfants "normaux") est probablement un des piliers fondamentaux de sa confiance en lui.

Concrètement, je ne crois pas qu'il y ait un modèle à suivre, comme vous le disiez vous-mêmes, tout est une question de mesure. C'est juste que partir d'un principe fixe du genre "rien de mon argent ne partira pour des firmes chinoises" est probablement de mauvais augure pour une politique du compromis et de l'équilibre...

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cet enfant qui n'a pas d'argent et pas de jouets comme les autres, croyez-vous vraiment qu'il sera plus intelligent dans la gestion de son porte monnaie plus tard? Croyez vous qu'il va devenir beaucoup plus intelligent que les autres et être distant des valeurs matérielles? Je n'y crois pas.

Ce n'est certes pas une question d'intelligence ou de savoir ou non gérer son propre argent. C'est plutôt une question de croire ou non en certaines choses et de se donner ou non les moyens que le monde change ou pas.

Un enfant dont les parents disent en regardant les infos à la télé: "ah lala, c'est terrible de voir ces pauvres enfants exploités" et qui, ensuite, vont acheter sans réfléchir un jouet fabriqué par ces enfants, donnent à mon avis une bien piètre éducation à leurs enfants. Inconsciemment, ils disent: "on ne peut rien changer à la façon dont marche le monde, donc profitons égoistement de ce que nous avons et qui est le résultat de la sueur des autres".

Pour ma part, je ne veux certes pas donner ce modèle à mes enfants. Je suis persuadée que chacun peut agir pour rendre le monde meilleur (à son échelle, bien entendu) et je compte bien inculquer cela à mes enfants. Je pense même que c'est une des valeurs principales que je voudrais leur inculquer.

Il est exclu et a honte de ne pas être comme les autres, même s'il sait bien que c'est parce que ses parents n'ont pas d'argent. Les jouets d'Emmaüs qu'on lui offre à Noël n'ont pas la même valeur à ses yeux que ceux de ses copains qui ne se privent pas de se vanter de ce qu'ils ont et que lui n'a pas.

Là, tu interprètes à ta façon! J'en connais des tas, de personnes pauvres durant leur enfance, qui n'en ont pas honte du tout. Au contraire même: beaucoup disent: "c'était dur, on n'avait rien, mais ça m'a donné envie de faire changer cet état de fait et de me battre". Je connais beaucoup de personnes qui considèrent que leur pauvreté leur a beaucoup apporté: l'envie de réussir, la conscience qu'on n'est pas ce que l'on possède, la possibilité d'apprécier un objet qu'ils ont mis du temps et de l'énergie à acquérir...Etc...

Quant aux jouets d'Emmaüs qui n'auraient pas la même valeur que ceux des copains, ce que tu dis là me fait frémir: :huh: même très jeune, un enfant sait que ce nest pas la valeur marchande d'un jouet qui compte! je connais des enfants comblés de jouets derniers cris par leurs parents qui disent dans quel vide affectif ils ont vécu.

Concrètement, je ne crois pas qu'il y ait un modèle à suivre, comme vous le disiez vous-mêmes, tout est une question de mesure. C'est juste que partir d'un principe fixe du genre "rien de mon argent ne partira pour des firmes chinoises" est probablement de mauvais augure pour une politique du compromis et de l'équilibre...

Non, je ne suis pas du tout d'accord: ça dépend de ta personalité et de la façon dont tu gouvernes toi-même ta vie. Si tu interdis à tes enfants les jouets mattel, mais que tu t'achètes des fringues à la mode fabriquées en chine, tes enfants auront des raisons de t'en vouloir! Si tu es entière pour tout et que, ce que tu imposes à tes enfants, tu te l'imposes d'abord à toi-même, je pense que tes enfants comprendront. Bien entendu, rien ne dit qu'il ne passeront pas par certaines phases où ils t'en voudront, mais quels sont les enfants qui ne passent pas par ce genre de phase?

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Je ne suis pas convaincue car en ce qui concerne l'enfant dont je te parle, je sais que ce n'est pas sur-interprétation de ma part que de dire qu'il vit mal le fait de ne pas pouvoir être comme les autres... Et les gens qui disent que la pauvreté leur a donné l'envie de se battre, c'est bien qu'ils ont souffert de ce manque et vont passer leur vie à essayer de le combler (eh oui, on en connaît des ex-pauvres enfants qui sont devenus des adultes obsédés par le travail et la reconnaissance...).

Cette discussion nous emmène assez loin et j'ai peur qu'on soit un peu hors-sujet. Je ne voudrais pas polluer le forum avec tous ces débats. Je voudrais juste dire que je ne crois pas que faire quelques écarts soit une honte car jusqu'ici je n'ai jamais rencontré qui que ce soit qui me semble vraiment "moral" dans le détail de tous ses actes. Il faudrait carrément renoncer à l'électricité d'edf si on voulait être parfaitement cohérent... Les écarts faits pour les enfants sont certainement les moins condamnables car je pense que c'est leur en demander trop que de les astreindre à une vie irréprochable au point de les priver de partager avec leurs camarades les jeux qui animent le groupe (toujours dans l'optique où les enfants ne sont pas élevés dans le cadre strict d'un éco village etc). Ca fait quand même beaucoup dans ce cas là pour un enfant et dans le monde tel qu'il est, je pense que sacrifier le développement d'un enfant à ce point là n'en vaut pas la peine (car sérieusement, je ne crois pas que l'avenir du monde se joue sur le marché du jouet: si on progresse sur les autres plans, celui-ci suivra également).

Cela dit, je te remercie mamykro pour tes réponses argumentées qui me donnent à penser (notamment sur le rôle symbolique de l'argent de poche comme prise de distance vis-à-vis de l'autorité parentale)!

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Cependant, l'obliger à acheter ce dont il rêve dans une sorte de clandestinité via l'argent de poche, me semble un peu excessif, ce serait dire que les parents représentent une espèce de loi inflexible et incapable d'humanité.

Heu je suis désolée mais pour moi les cadeaux aux enfants ce n'est pas quelque chose à faire toutes les 30 secondes, de même que leur faire plaisir en faisant les courses etc. (d'ailleurs si j'en ai la possibilité bouh pas de gosses avec moi quand je fais les courses). Il y a les occasions bien réglementées de notre société à savoir Noël et les anniversaires (+ St Nicolas chez nous bon). Ca c'est le moment des cadeaux.

Il y a aussi les petites surprises dans l'année mais qui par définition sont des surprises.

Je ne vois pas où est la clandestinité par rapport à l'argent de poche. Ni le rapport à l'humanité.

J'en connais des tas, de personnes pauvres durant leur enfance, qui n'en ont pas honte du tout. Au contraire même: beaucoup disent: "c'était dur, on n'avait rien, mais ça m'a donné envie de faire changer cet état de fait et de me battre". Je connais beaucoup de personnes qui considèrent que leur pauvreté leur a beaucoup apporté: l'envie de réussir, la conscience qu'on n'est pas ce que l'on possède, la possibilité d'apprécier un objet qu'ils ont mis du temps et de l'énergie à acquérir...Etc...

Tout a fait et pour ma part c'est parceque je sais qu'on peut vivre de rien que je n'ai pas peur de perdre ce que j'ai. (ce qui m'a permis de claquer la porte de mon boulot). Le fait de ne pas avoir d'argent (jamais eu d'argent de poche par exemple), ainsi que le fait d'avoir été raillée à l'adolescence a été très difficile, mais m'a endurcie d'un côté (et m'a permi de traverser seule des moments très difficile à 20-25 ans) tout en me donnant de l'autre une vision différente. Jamais je n'ai fait de la peine à qqn en le raillant (sur son poids, ses lunettes, sa pauvreté ou que sais-je) parceque j'en ai souffert. Ce qui m'a permis d'avoir rapidement la confiance des gens. J'ai aussi assez rapidement vu ce qu'était un ami vs un copain et ne me suis plus laissée avoir dans la vie (enfin presque ;) ). Je suis très selective en amitié comme en amour à cause de mon enfance et mes histoires d'amitié et d'amour ont toutes été d'une richesse incroyable.

Bref ce dont j'ai souffert enfant est aussi ce qui m'a permis d'être ce que je suis maintenant et je le regrette absolument pas

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La clandestinité c'était pour dire, ainsi que le soulignait mamykro, que l'argent de poche donné aux enfants est une liberté qu'on leur donne de choisir un objet, même contre l'avis opposé des parents. Je parlais de clandestinité car cela pouvait être interprété comme un acte honteux: acheter un objet non-éthique avec de l'argent de poche c'est agir loin du regard de l'autorité, de la loi normative et punissante.

L'idée d'humanité y était donc liée au sens où la loi parentale apparaissait alors comme celle qui refuse d'accepter la "faiblesse" de l'enfant qui, malgré les avertissements éthiques, juge que, décidément, c'est trop dur de faire sans ce jouet...

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c'est agir loin du regard de l'autorité, de la loi normative et  punissante.

Ben personnellement je ne vois pas du tout les parents de cette manière (plus comme un guide "éclairé"et un soutien) donc forcément ça ne me parles pas. Le système des punitions par exemple est quelque chose qui ne fait pas partie de mes principes de vie et je me retiens toujours quand j'assiste au "punissage" d'un enfant mais cela me choque profondément.

Si l'enfant fait un choix commercial en toute connaissances de cause ce choix doit être respecté, il n'y a pas à le juger.

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Si les parents ne sont qu'un guide éclairé, je vois mal comment tu peux imaginer qu'en tant que parent, tu imposes une loi, une contrainte c'est-à-dire des frustrations dont tu faisais l'éloge un peu plus haut...

Pour moi les parents sont un guide certes mais sont également les représentants de l'autorité... ce qui explique qu'ils puissent interdire à l'enfant de se blesser ou même qu'ils choisissent d'acheter ou non ce qu'un enfant demande...

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Et je ne comprends pas non plus comment tu peux dire qu'il faut respecter le choix de l'enfant, car le choix n'est pas seulement constitué par l'usage de l'argent de poche mais aussi par le choix d'une liste de noël ou d'une demande ("tu veux bien m'acheter des cartes pokémon?" est aussi une forme de choix: choix d'orienter son désir sur un objet plutôt qu'un autre).

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Oui mais là il doit comprendre que le respect des principes de vie des parents entre en jeu. Le respect c'est dans les 2 sens.

Par ailleurs moi quand je faisais mes listes de Noël y'avait un tas de truc dedans, ma mère en choisissait un le reste de la famille des autres. Il y aura forcément des trucs compatibles avec notre éthique dans la liste de notre éventuel enfant surtout s'il a été élevé par nous :D

Ceci dit il y a UNE chose sur laquelle je partage relativement ton point de vue, c'est le GSM (le portable). Car étant donné l'usage qu'en font les enfants et adolescent, si y'en a un qui n'a pas de gsm il risque fort d'être écarté de pas mal de choses. Or le gsm c'est vraiment qq chose dont je ne veux pas entendre parler pour un enfant. :wacko:

tu imposes une loi, une contrainte

je vois pas en quoi, si c'est quelque chose qui est expliqué et discuté avec l'enfant il ne s'agit pas d'une loi ni d'une contrainte.

Je ne faisais pas l'apologie de la frustration plus haut, je décrivais mon cas vécu et expliquait qu'une frustration pouvait apporter un plus et il n'y a vait pas de rapport avec ce que je disais avant juste une réaction à un commentaire précédent.

("tu veux bien m'acheter des cartes pokémon?"

heu ça c'est typiquement le genre de trucs que je considères que si l'enfant le veut il l'achète avec son argent.

C'est quand même fou, les mentalités ont changé à ce point que les enfants doivent avoir non seulement de l'argent de poche très jeune mais en plus demander et obtenir sans cesses des broutilles en plus ? EN tout cas c'est pas parceque les gens élèvent leur enfant de cette manière que je dois le faire aussi sous pretexte que l'enfant doit être "comme les autres" (ce qui est de tout manière impossible).

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Cette discussion nous emmène assez loin et j'ai peur qu'on soit un peu hors-sujet. Je ne voudrais pas polluer le forum avec tous ces débats.

Oh, tu sais, je ne crois pas qu'on soit tant que ça hors sujet! :) Et puis, le débat est intéressant, donc à ce titre, à mon avis, il a tout à fait sa place sur le forum (c'est aux modo de juger, de toues façons). En tous cas, je trouve cette discussion très constructive.

Je voudrais juste dire que je ne crois pas que faire quelques écarts soit une honte car jusqu'ici je n'ai jamais rencontré qui que ce soit qui me semble vraiment "moral" dans le détail de tous ses actes. Il faudrait carrément renoncer à l'électricité d'edf si on voulait être parfaitement cohérent...

Oui, c'est totalement vrai: pour ma part, je suis loin d'avoir un mode de vie "irréprochable". D'ailleurs, il y a quelques mois, je ne mangeais même pas bio, c'est dire! :rolleyes: Aussi, pour ma part et dans l'état actuel des choses, je ne me vois pas imposer strictement à mes enfants de n'acheter aucun jouet fabriqué en Chine, car je ne m'estime pas moi-même complètement irréprochable sur le sujet. J'essayerais sans doute de trouver l'objet en question en vide grenier, sinon, on négociera, on verra si on peut faire une exception...etc... Mais ce n'est que mon point de vue.

je connais d'autres personnes qui sont allées bien plus loin que moi dans le refus de la pollution et de la vie "moderne" dans ce qu'elle a de moins reluisant. J'ai meêm entendu parler d'un couple qui a renoncé à EDF et qui vit en autarcie. Pour un tel couple, je trouve que l'idée dêtre plus exigeant que moi vis à vis des jouets des enfants n'est pas une hérésie, parce qu'en premier lieu, ils appliquent leurs idées à eux-même. C'est pour ça que je disais que le degré de ce qu'on peut imposer aux enfants dépend beacoup de ce qu'on s'impose à nous-même.

Les écarts faits pour les enfants sont certainement les moins condamnables car je pense que c'est leur en demander trop que de les astreindre à une vie irréprochable au point de les priver de partager avec leurs camarades les jeux qui animent le groupe (toujours dans l'optique où les enfants ne sont pas élevés dans le cadre strict d'un éco village etc). Ca fait quand même beaucoup dans ce cas là pour un enfant et dans le monde tel qu'il est, je pense que sacrifier le développement d'un enfant à ce point là n'en vaut pas la peine

je pense que tu exagère en parlant de "sacrifice". Dans notre société, il est souvent admis qu'un enfant est équilibré si il a plein d'amis. D'ailleurs, c'est ce que pensaient mes parents, et ils m'ont toujours encouragée à me faire des tas de copains. j'ai passé une bonne parite de ma vie à essayer d'oublier que j'étais timide et complexée pour trouver la meilleure façon de me faire plein de potes. A force de persévérance, de mettre au point de stratégies, de réfléchir, j'ai enfin réussi: durant mes deux dernières années de fac (oui, j'y ai mis du temps :P ), j'étais une "reine du campus", tout le monde me connaissait, me téléphonait, venait discuter, bavarder avec moi...etc... Et puis, je me suis enfin rendue compte que finalement, j'en avais rien à battre que tel type (que je trouvais grossier et prétentieux) me trouve super. <_< je pense désormais qu'il vaut mieux avoir qq amis bien choisis.

Pour les enfants, c'est pareil: j'ai du mal à croire que tous les enfants d'une même classe d'age tomberont dans le piège des "dernières cartes pokémon": il y a ceux dont les parents refusent d'acheter les cartes, ceux qui n'aiment pas ça, ceux qui sont de toutes façons exclus du groupe...etc... Donc un enfant qui n'a pas les dernières cartes pokémon trouvera toujours des amis, même dans un milieu "normal". Pourquoi vouloir à tous prix que son enfant soit l'ami de machin dont les parents lui offrent tout ce qu'il veut? Et puis, les enfants sont pleins de ressources: mes parents ont toujours refusé de m'acheter des images, et bien je me souviens que j'ai eu à une époque un paquet de plus de 100 images: je ne sais plus trop comment je m'étais débrouillée, j'en avais récupéré par ci, par là, par divers moyens.

Je ne suis pas convaincue car en ce qui concerne l'enfant dont je te parle, je sais que ce n'est pas sur-interprétation de ma part que de dire qu'il vit mal le fait de ne pas pouvoir être comme les autres... Et les gens qui disent que la pauvreté leur a donné l'envie de se battre, c'est bien qu'ils ont souffert de ce manque et vont passer leur vie à essayer de le combler

je comprends ce que tu dis quand tu dis que certains vivent mal leur différence: c'est vrai. D'un autre côté, n'est-ce pas aussi pour eux une chance d'avoir l'occasion de dépasser cela et d'accepter que finalement, nous sommes tous différents? Je ne dis pas que c'est facile, je ne dis pas que c'est agréable, je ne dis pas que tout le monde y arrive. :huh: Mais pour moi, le fait que l'enfant puisse éventuellement mal le vivre n'est pas une raison valable. Si mon enfant le vit mal, je chercherais à l'écouter, à trouver des solutions acceptable pour lui comme pour moi, mais je ne céderais pas forcément sur mes convictions profondes. Peut-être que ce sera désagréable, mais je crois que c'est aussi mon rôle de parent.

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