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talane

[AAD] Naissance de Nathan

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Récit de l’accouchement de Nathan (par une nullipare comme on dit), né à la maison, le samedi 18 novembre 2006.

Cette semaine (38°SA), la Sf est venue voir faire la visite à domicile pour voir l’appartement et me dire où je pourrai m’appuyer lors des contractions.

Le jeudi, je vais faire des courses dans le quartier et le peu que je ramène est très très lourd pour moi, je décide que sera la dernière sortie avec achats.

Le vendredi, je repense à la visite de la sage-femme à domicile (le mardi et où JL voyait bien l’accouchement pour le week-end ; moi j’étais perplexe, je ne me sentais pas prête à accoucher, trop de petits détails pratiques pour l’accouchement à régler (pas encore de protège-matelas imperméable, assez d’alèzes jetables ?).

En début d’après-midi, je me décide à mettre les dernières affaires nécessaires dans la chambre avec ce que j’ai déjà préparé (liste de la sage-femme). Mais impossible de mettre les habits de bébé avec, ils resteront dans le tiroir de la commode. Je vais à la toilette et j’aperçois du sang en urinant. Là, je pense à appeler JL à son travail mais je n’arrive pas à le joindre. J’attends un peu, je ne sais pas si je peux déjà appeler la Sf à 15h, qui était de garde la nuit en maternité. Puis, ne pouvant joindre JL, je lui envoie un mail (« c'est le bordel ici, et je vais peut-être accouchée...... »). Je continue de ranger un peu l’appartement, mais je suis très vite fatiguée et ne peut rien faire avec un mal de dos. J’envoie un deuxième mail de suite à JL, pour lui demander de rentrer plus tôt ce soir.

Moins d’une heure après, j’appelle la deuxième Sf. Celle-ci me dit que je peux appeler R., qu’elle est réveillée, qu’elle l’a eu au téléphone il y a une heure et me dit que les choses avancent. J’appelle R. et elle me dit que mon col est en train de travailler, c’est cela en moins pour la suite….

Un peu avant 20h, je retente d’appeler JL au travail et il me répond. Du coup, il est encore à son travail (grrr…) et doit acheter une alèze avant 21h, fermeture de la GMS qu’il doit aussi trouver. Là, je lui dit que je viens d’avoir une contraction (la première) très très légère et donc je ne suis pas sûr que cela en soi une. J’ai envie qu’il se presse un peu. Je l’attends impatiemment dans le fauteuil en essayant de trouver un truc à regarder à la télé, mais je n’arrive pas à me focaliser sur un truc. Vers 22h, il rentre enfin, je lui dit qu’il faut laver l’alèze, que je n’en aurai pas besoin cette nuit mais peut-être demain. J’ai d’autres légères contractions qui arrivent en soirée. A 23h, j’appelle la Sf pour lui en faire part et elle me dit d’aller me coucher. Je m’y décide enfin. Les légères contractions s’arrêtent de suite mais j’ai toujours très mal au bas du dos. Je me réveille à quelques reprises dans la nuit pour aller à la toilette et une contraction arrive à ce moment ou alors une contraction m’a-t-elle réveillée ? Et je me rendors très vite.

Le samedi matin, je me réveille à 7h avec de nouveau des contractions qui reprennent, là je suis sûr que la veille c’étaient bien des contractions et que le travail se met en route doucement. Je déjeune des fruits et je veux prendre un bain pour me laver (un peu comme pour se préparer avant une fête) mais je suis fatiguée et retourne me coucher. Je ne sais pas trop comment me mettre dans le lit. Pendant ce temps-là, JL lave la salle de bain à fond toute la matinée. Je me lève vers 11h30-45 et décide de rappeler la Sf pour lui dire qu’effectivement, j’ai bien des contractions. A peine assise sur le ballon, le combiné en main, je sens que je perds quelque chose : c’est le bouchon muqueux. Je téléphone à la Sf qui me dit de profiter des contractions et même que je peux me balader cette après-midi, profiter du soleil et du temps doux…

Je fais cuire du riz (au cas où je vomis, cela passera mieux ;) ;) et mange en ne pouvant pas rester assise, à moitié debout lorsqu’une contraction arrive, avec toujours des allers-retours fréquents à la toilette depuis la matinée. Je dis à JL que le bébé sera là pour ce week-end mais quand ? Cette nuit, dimanche au matin, le soir ou lundi au petit matin ? Après, le repas, je vais prendre un bain et là, je ne sens plus les contractions, je profite du bain, d’être au chaud, au calme.

Après le bain, je me repose le temps de faire sécher les cheveux et commence à me préparer pour aller faire les dernières photos avec mon gros ventre dans le parc à 5 minutes de l’appartement, surtout qu’il y a du soleil. Je n’arrive pas à m’habiller (en peignoir depuis le matin), les contractions se rapprochent et je fais toujours d’incessants allers et retours pour vider ma vessie entre les contractions légères. A 15h, JL me redemande pour la énième fois, si je suis vraiment sûr de vouloir sortir et là, j’abdique en lui disant que ce n’est vraiment pas possible de sortir, de descendre les escaliers et faire les 200m jusqu’au parc.

Lui, part faire les dernières courses (je crains de manquer d’alèzes jetables et un abat-jour). Là, je passe une heure debout en m’appuyant sur la commode haute de la chambre à chaque contraction (tout marchant dans l’appartement) et le réveil (un hasard qu’il soit à cette place) face à mon visage : les contractions s’allongent de 10 à 30 secondes et je suis incapable de savoir combien de temps s’écoule entre 2 contractions. Je commence à m’énerver du bazar que JL a laissé dans le couloir (serviettes, savon…) et je sens du stress monter : JL est parti en vélo dans le quartier et n’est pas encore rentré. Je l’appelle et là, il me dit qu’il n’a encore rien acheté, mais attend pour retirer de l’argent (3/4 d’heure depuis son départ).

Puis, je vomis dans le lavabo, le WC situé un mètre plus loin est vraiment trop loin. J’essaye d’évacuer tout cela dans la canalisation et retourne m’appuyer sur la commode. Fatiguant de plus en plus en étant debout au bout d’une heure, je vais m’asseoir sur le ballon, et là les contractions sont plus espacées, plus intenses mais plus courtes à mes yeux. Et je fais des sons O pendant les contractions qui m’aident beaucoup. Je ferme les yeux pendant et entre les contractions, je dors presque et profite de cet état particulier où je me sens bien sur le ballon malgré les contractions. Je ne me promène plus et je n’essayerai même pas d’aller chercher le réveil pour me chronométrer ;).

Cela va faire bientôt 2 heures que je suis seule et j’attends avec impatience le retour de JL pour aller prendre un bain afin que les contractions soient atténuées. Je l’entends enfin qui rentre (un peu avant 17 heures) tout content de remonter le vélo dans l’appartement (c’est bien la première fois qu’il n’attend pas une semaine ou quinze jours pour le remonter) et moi qui contracte de plus en plus fort. Sitôt JL rentré, les trois dernières contractions sont de plus en plus fortes, je téléphone illico à la Sf et lui dit que je vais prendre un bain et elle me dit à tout à l’heure. (J’ai oublié de lui dire que j’avais vomis et que je faisais des sons sur le ballon).

Dans le bain, les contractions sont là et encore plus fortes que sur le ballon, j’ai envie de ressortir aussitôt du bain et de retourner sur le ballon, mais cela va être un peu le binz (pour m’essuyer entre 2 contractions, ne pas mettre de l’eau partout et arriver jusqu’au ballon). Je patiente un peu et là je dit à JL que c’est parti pour de bon. Qui a dit que les contractions sont moins fortes en prenant un bain ? Soit j’y suis allée juste avant le début des très fortes soit…

Je prends la même position que les derniers bains, une jambe sur le rebord de la baignoire et l’autre à côté de la robinetterie. J’enverrai valdinguer par terre les 2 bouteilles de shampooing pour la deuxième fois mais consciemment cette fois de sorte que JL ne les remette pas à la même place ;) ;). Et je crie à chaque contraction. Je ne suis pas super bien installée.

JL me demande si la Sf va venir, je lui dit qu’elle m’a dit à tout à l’heure mais je ne sais pas si elle vient ou pas. Puis à la fin d’une contraction, cela pousse tout seul et là, je sens que cela tire sur le périnée, que c’est trop tôt pour qu’il sorte, tout va se déchirer, alors je mets ma main pour empêcher que cela s’ouvre et serre les fesses. Je m’imagine bien l’accueillir maintenant, je n’éprouve pas de peur sinon celle que le périnée n’est pas prêt et qu’il se déchirerait en beauté.

Et je demande à JL de rappeler la Sf pour lui dire que j’ai toujours des contractions dans le bain. J’entends JL lui parler et je lui crie que j’ai envie de pousser pour qu’il transmette le message. Il revient et me dit « elle se met tranquillement en route », je sursaute : « quoi ? tranquillement », lui :« j’aurai peut-être pas du te dire texto » ;). JL s’affaire au rangement de l’appartement et à la préparation de la chambre. Je lui demande de rester assis à côté de la baignoire quand les contractions arrivent et qu’il peut vaquer à son ménage entre 2 contractions. Puis, je lui dit qu’on n’aura qu’un seul enfant tellement les contractions sont fortes. A un moment, je ne me suis pas suffisamment reposée qu’une autre contraction arrive déjà. A chaque contraction, je crie depuis que je suis dans le bain. Ensuite, je ne supporte plus ses allers et venues dans l’appartement et lui demande de rester avec moi, même s’il ne fait « rien », assis sur le tabouret (il me donne les gouttes de la préparation homéopathique- gouttes qu’il voudra restreindre en me disant qu’il n’en reste plus beaucoup, il reste toujours la moitié du flacon ;)- ainsi que le complexe d’huiles essentielles accouchement). Je lui demande depuis combien de temps je suis dans le bain et je suis stupéfaite, déjà presque une heure, je n’ai pas vu le temps passé.

Ensuite, j’entends avec soulagement la sonnette, je lui dit « c’est R, va ouvrir ». (Il hésitait d’y aller car je lui avais dit quelques minutes auparavant de rester en permanence pendant et entre les contractions ;) et c’était le cas ;).

Je l’entends déposer ces affaires et elle arrive quand une contraction démarre, elle me dit que c’est bien. Je lui demande ce que je dois faire maintenant, bébé ne peut pas venir ici dans la baignoire. Elle me dit de ne pas me poser de questions Je viens juste de trouver quelques minutes avant son arrivée comment respirer sur les contractions au lieu de crier. J’ai essayé de faire des sons comme sur le ballon, mais impossible.

R. chronomètre et prend des notes. Ensuite, elle me demande si je veux bien qu’elle m’examine, je lui réponds non (je n’ai pas envie d’entendre 3, 5, 8). Puis, elle revient quelques minutes après insistant pour examiner le col en me disant qu’elle a besoin de vérifier quelque chose. J’accepte et j’ai droit à mon seul et unique toucher vaginal de toute ma grossesse, et elle m’annonce que je suis à dilatation complète, je suis toute heureuse avec un large sourire. Je pense que ça y est le bébé va arriver. Elle m’annonce que je vais sortir de la baignoire, je lui d’accord si tout est prêt ;). Et là oh surprise, je n’ai plus de douleurs en me levant, « oui tu es passée à autre chose ». Je me retrouve à quatre pattes sur le lit en me disant que bébé est bientôt là, mais je ne vois pas trop ce qui va se passer, c’est un peu l’inconnu pour moi. Et là, je découvre qu’il y aussi des pauses avant que l’envie de pousser arrive. Et que le fait de pousser me fait devenir très active, contrairement aux contractions que l’on doit laisser passer et accompagner. (novembre 2006)

Après des poussées où cela n’avance pas selon moi, et même si la tête est déjà visible, la SF me propose de prendre une autre position : couchée ou assise. Je choisis d’être assise. Et R. m’invite à m’asseoir sur les genoux de JL, lui-même assis sur une chaise placée au bord du lit (matelas à terre). Et là, je découvre qu’il m’est plus facile de pousser dans cette position. Mais après quelques poussées, je ne suis pas à l’aise, je ne m’assieds pas véritablement sur ses genoux, je ne le sens pas à l’aise et je n’ose pas mettre tout mon poids sur lui. Alors je décide de retourner à quatre pattes sur le lit. Là, je reprends mes poussées en m’appuyant sur le ballon, ensuite en me tenant aux pieds d’une chaise. Mais cela n’avance pas, je sens que mes efforts ne font pas descendre le bébé dont la tête est apparue. Je n’entends plus la SF me parler. Et là, je me sens dans une impasse, je n’ai pas envie de rester bloquer encore des heures et de me fatiguer pour rien. Je pose ma tête sur le ballon pour respirer et marquer une pause et je lui dis que j’ai peur que le périnée se déchire. C’est ensuite que la chaise sera utilisé à la place du ballon (je ne me souviens plus de l’ordre). C’est dans cette position (à quatre pattes) que la poche des eaux va enfin se rompre, enfin un peu de liquide sortira. J’ai senti juste, avant, que R. me massait très délicatement avec de l’huile (et j’ai pensé à ce moment là qu’elle avait rompu la poche des eaux, mais non elle s’est rompu toute seule mais très tardivement).

Et voyant que je n’avance pas, je demande à être de nouveau assise. JL installe la chaise sur le lit dos au mur et je m’assieds de nouveau sur ses genoux et là je retrouve cette force qui m’aide à pousser très fort, je sens que c’est efficace, que le bébé arrive. De plus, la Sf déposera 2 boîtes au bord du lit, puis entres les poussées, elle les déplacera sur le matelas, ensuite les ouvrira, et là je me dis que cela avance et que bébé va sortir bientôt. La Sf me demande de le retenir là où il est, de ne pas le laisser remonter. Ensuite, avec les poussées efficaces, je sens sa tête mais je suis un peu perdue en ayant mis ma main sur la vulve sur l’invitation de la Sf, certes il y avait la tête du bébé mais je ne reconnais plus mon sexe. Je peux me reposer entre les poussées en calant ma tête contre JL.

Ensuite, je sens la tête du bébé qui appuie sur le périnée, j’ai mal et je repense à la préparation d’un atelier sur la douleur de l’accouchement. Il va falloir que je pousse et avoir encore plus mal pour qu’il puisse sortir. Cruel dilemme. La SF me laisse le temps de bien préparer le périnée à l’ouverture à chaque poussée où il s’agrandit de plus en plus. Puis je crie en accompagnant une poussée qui je sais va me faire mal. Il y a eu quelques poussées où je ne tiens plus les mains de la SF car elle s’apprête à recevoir le bébé. Et puis je sens la tête qui sort, et je suis soulagée, la douleur m’a traversée (sans être une brûlure) et quelques instants après, j’entends bébé qui signale sa présence par des petits bruits qui ne sont pas des cris. J’en suis toute émue. Reste encore à pousser pour que le corps de bébé sorte. Je n’en reviens pas, la SF attends la prochaine poussée, je ne suis pas bousculée et le bébé sort accompagné du bruit du liquide amniotique. Cela va vite accompagné d’une moindre douleur du périnée . Je vois la Sf qui essuye la tête en premier, ensuite son corps puis elle me le tend presque aussitôt pour le mettre sur moi. Il est tout propre, il mettra sa main fermée en poing contre sa joue droite et R. me dit qu’il est né comme cela. Je ne sais plus quand elle m’a dit qu’il y avait une « belle » déchirure.

Ca y est bébé est né, je n’en reviens pas, je demande l’heure à laquelle il est né : presque 20h. Là, je dis seulement huit heures, je pensais qu’il était 22 heures.

J’essaye de capter son regard et demande à son papa plusieurs minutes après s’il a vu si c’était un garçon ou une fille. Il regarde et me dit que c’est un garçon (mais il avait déjà vu son sexe quand la Sf. me l’a posé sur moi). Puis, il tétera au sein un peu. Et le placenta sortira rapidement et toujours en me faisant un peu mal.

La Sf nous laissera ensuite nous trois et qu’elle m’examinera quand j’en ferais la demande.

J’ai aussi demandé où était la deuxième SF prévu. En fait, elle n’a pas entendue son téléphone et sera prévenue après la naissance.

D’ailleurs, elle est venue pour aider R. dans l’examen de mon périnée et de sa belle déchirure avec hématome interne, vraisemblablement par le poing de Nathan et après un long examen avec la lampe sans abat-jour (super pratique) me recoudra pendant une demi-heure. Ce fut long même si mon bout de chou était sur moi.

Né quelques minutes avant 20h un samedi (39°-1 SA), il sera pesé le lendemain à 14h (3,730 kg), mesuré un mercredi (50cm), un bain une semaine après et emmailloté durant une semaine et demi avant d’être habillé. (janvier 2007)

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Comme promis, la suite

Mon cheminement vers un AAD

L’accouchement à domicile était pour moi quelque chose que j’ai appréhendé grâce aux témoignages lus sur les forums. Cela pouvait être possible. Ensuite, c’est en lisant des témoignages de récit d’accouchement s’étant mal passés au milieu hospitalier que j’ai compris ce qui pouvait se passer lors d’un accouchement physiologique à domicile. Sans stress, le déroulement de l’accouchement n’est pas perturbé et bébé est mis au monde sans la nécessité d’interventions médicales en cascades.

Donc cela faisait un an lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, qu’un AAD pouvait être réalisable avec un suivi. Je me rappelle d’une discussion lors d’un repas de famille où dans un village une femme avait accouché de son deuxième enfant et qu’il n’y avait pas eu de naissance depuis longtemps d’où l’article dans le journal. Et de la réflexion, oui elle est infirmière donc pour elle couper le cordon, elle a l’habitude. Et moi en train de penser que si un jour j’accouche, cela sera éventuellement à la maison et je n’ai aucune formation médicale.

Dès le test de grossesse positif, j’ai tout de suite cherché des renseignements pour choisir qui allait suivre cette grossesse. J’avais déjà écarté un suivi par un gynécologue.

C’est à ce moment que j’ai eu la bonne surprise d’apprendre qu’il existait des maisons de naissance en Belgique. Alors, se sera une maison de naissance, un AAD pour un premier, c’est l’inconnu. Sauf que 5 minutes plus tard, je m’aperçois qu’il n’existe pas de maisons de naissance à Bruxelles. C’est à ce moment là, que ce qui me paraissait simple comme choix, m’amena dans une réflexion dans ce que je voulais vivre et je devais trouver une SF assez rapidement, étant proche de la fin du 3° mois.

Je me suis imaginé la naissance dans une maison de naissance puis la différence avec un AAD, et au fil des jours je me suis qu’il n’y avait pas de grandes différences alors pourquoi pas un AAD. J’ai continué à lire quelques récits d’accouchement à la maison. J’ai choisi un AAD et à partir de ce moment, je n’ai plus eu de doutes sur mon choix, et je me suis dit que si je ne le tentais pas pour cette naissance, je regretterai toujours de n’avoir pas au moins mis tous les atouts de mon côté pour tenter cette aventure.

Puis un jour, j’ai voulu faire lire un témoignage à mon compagnon, il n’a pas voulu le lire. C’est alors je lui ai montré les photos qui acompagnait ce récit. C’est à ce moment là qu’il me sort : « Mais tu ne vas pas accoucher là au milieu ». Là je me suis tue, et je me suis dit que cela n’était pas gagné et où allais-je donc accoucher ? Je n’avais vraiment pas envie d’accoucher en structure hospitalière.

Ensuite, nous sommes allés à une réunion organisée par Alternatives et là, en présentation, j’ai simplement dit que je voulais un AAD. J’en ai profité pour avoir des informations sur les SF pratiquant les AAD. Le lendemain matin, j’ai eu la bonne surprise d’entendre mon compagnon me dire « je suis d’accord pour que tu accouches à la maison » et là j’étais stupéfaite, de lui-même sans que j’aborde le sujet, j’avais une réponse en accord avec mon ressenti.

A partir de là, j’ai cherché la SF (pas facile de faire un choix au téléphone) et nous nous sommes vu régulièrement à trois. Et ponctuellement, nous sommes allés à des ateliers de préparation autour de l’accouchement et de la naissance.

Je n’avais pas de but précis par rapport à un AAD, contrairement à l’allaitement (et qui a été très difficile à mettre en route) que je souhaitais depuis le début de la grossesse.

J’avais lu des remarques de femmes ayant accouchés à la maison pour leur second ou 3° enfant qu’elles ne conseillaient pas un AAD pour un premier car on ne savait pas ce que nous allions vivre.

Je n’ai pas eu de doutes, de peurs par rapport à l’accouchement, et je trouve que pour un premier cela est plus simple. Il n’y a pas d’a priori, de craintes dues à l’accouchement précédent.

De plus, ne sachant pas comment les différentes phases se déroulaient, je ne stressais pas du tout au vu des signes qui se succédaient. Et je n’ai jamais pu bien discerner les phases décrites dans le livre d’I. Brabant (une naissance heureuse) que j’avais lu en tout début de grossesse, trop de choses pour moi en une seule lecture.

C’est ainsi que je ne me suis pas mise la pression ni sur le papa en disant que le bébé allait être là le samedi. J’ai pris les bouleversements au fur et à mesure et je suis assez stupéfaite d’avoir eu la pensée de pouvoir le mettre au monde même si la Sf n’était pas encore arrivée.

Les contractions m’ont empêché de marcher et de parler plus de temps au téléphone à la Sf à 17h sinon elle « aurait fait du 160 sur l’autoroute » en sachant que j’avais vomis et que je faisais des sons sur le ballon. J’ai eu des contractions courtes (40 secondes) mais hyper efficaces et les derniers centimètres du col se sont effacés rapidement (où normalement c’est le plus difficile à partir de 8 cm d’ouverture).

(janvier 2007)

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:wub: Quel beau récit, rempli de force et d'amour.

Félicitation talane et JL!

:)

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Ouah... Je n'avais encore trop parcouru ces pages mais... ça coupe le souffle! et le récit est très complet... merci beaucoup pour ce témoignage! :flowers:

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