zazoun

effets psychologiques du désencombrement...

39 posts in this topic

A ce moment il serait peut-être intéressant que je vous parle de ma découverte de l'aïkido .. il y a un peu plus d'un an.

Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un art martial basé 'sur la défense' (il n'y a pas de coups d'attaque comme au karaté par exemple)

C'est assez efficace, et on peut étendre ça à la gestion des conflits ...

En gros en aïkido, on fait comprendre à l'autre qu'il n'a aucune prise sur nous car nous ne sommes pas dans une logique de conflit, et l'agressivité tombe d'elle-même

En cas d'aggression physique, cela fonctionne également (avec une certaines expérience biensûr).

Grâce à une 'attitude' on peut très bien désamorcer l'agressivité.

Dans le cadre de ce sujet, on pourrait imaginer l'appliquer au négativisme ...

Si on fait comprendre à l'autre que le 'négatif' n'a pas de prise sur nous, cela va tout changer

Le négativisme n'aura plus lieu d'être et la relation pourrait changer...

J'essaie ce genre de chose avec quelques personnes qui sont proches, .., c'est en cours

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C'est un peu le principe de la non-violence et de la communication non-violence. Si j'ai bien compris, tout cela se rejoint. Et en fait, c'est tant mieux, car cela fait sens. Chaque discipline ou orientation regarde la réalité avec des lunettes légèrement différentes, mais si ça rejoint bien, il s'agit donc bien de la même réalité ;)

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tu as raison calispera, peut être juste qu'écouter et essayer de comprendre l'autre est suffisant!

les choses sont parfois plus simples qu'on ne croit!

merci pour ta réponse!

bises

:flowers:

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Il y a deux ans je suis restée six mois à la maison. Petit à petit j'avais commencé à me libérer d'un tas de choses.

En habitant à la campagne, je n'avais besoin que de l'essentiel: peu de fringues, peu d'objets, pas besoin

de connaître tous les derniers sujets de conversation pour les pauses café avec les collègues...

J'avais découvert le plaisir de materner mon petit, m'occuper de mon jardin, cueillir des herbes pour me soigner

produire des objets moi même. Cette libération matérielle avait entrainé un profond renouvellement spirituel.

J'avais connu des personnes qui étaient proches de ma façon d'être.

Je vivais une sorte d'euphorie, plus j'arrivais à me détacher plus j'avais envie de progresser.

Et puis j'ai dû reprendre mon travail. Et les effets ont commencé à disparaitre. J'ai dû reprendre mes relations avec les collègues,

m'habiller d'une certaine façon. Le manque de temps m'a obligée à recommencer à acheter des choses que je ne pouvais plus fabriquer

moi même. Et au niveau spirituel cette lumière qui brillait quelques moi plus tôt, s'éteignait petit à petit.

Le côté matériel avait repris le dessus.

Et puis il y a trois mois j'ai à nouveau arrêté le travail pour mon congé maternité.

Et là j'ai compris tout ce que j'avais perdu. Je suis en train de retrouver la simplicité qui m'avais donné tant de joie il y a deux ans.

La recherche de l'essentiel libère mon coeur du superflue et le rend plus capable d'aimer.

Je suis beaucoup plus à l'écoute de mes enfants, de ma famille.

Être avec eux, leur préparer des repas simple et sain, produire à nouveau plein de choses moi même

me remplissent de joie, beaucoup plus qu'une journée de shopping, que j'appréciais tant avant.

Au point que je réfléchis sur la reprise du travail... Je me demande si cela est vraiment nécessaire...

J'aime mon travail, mais je trouve que tout ce que comporte le fait de travailler pour moi est peu compatible avec

ce désencombrement matériel et spirituel.

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Je n'ai jamais regretté jusque maintenant d'avoir arrêté de travailler, et ce pour les raisons que tu cites!

Cependant, si tu aimes ton travail, est-ce qu'il n'y aurait pas une solution médiane? Prendre un temps partiel par exemple?

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Je suis déjà au 4/5. C'est vrai que ça me laisse une journée pour m'occuper de mes enfants,

mais ça n'a pas le même effet libératoire que d'être complètement en dehors d'un certain monde.

Je ressens le besoin de me détacher de tout, de nettoyer en profondeur!

D'en sortir assez forte pour ne pas retomber dans le piège une fois que j'aurais repris une activité.

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Comme je te comprends, Serezeta.

Je ressens aussi cette impression que d'aller au travail m'empêche de me concentrer sur l'essentiel, et sur ma progression spirituelle. Comme si j'étais parasitée, mangée.

J'ai longtemps culpabilisé, en pensant à ceux qui n'ont pas de travail, et qui seraient désespérés d'avoir n'importe quel emploi.

Et puis cette semaine, j'ai pris ma décision.

Soit j'obtiens une mutation, comme j'en ai fait la demande (dans les montagnes), soit j'arrête. J'ai longtemps longtemps hésité, car je suis seule avec mes enfants (3), et évidemment, en tant que chef de famille, je porte de grosses responsabilités.

Eh bien ... si tu savais comme je me sens mieux depuis que j'ai pris cette décision !!! LI-BE-REE

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Alter, c'est courageux ce que tu es en train de faire! :clap_1:

bon courage et bonne libération!

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J'applique la méthode à Eric : je ressens profondément que c'est ce que je dois faire, alors je le fais.

Bizarrement, pour l'instant, je ne suis pas vraiment inquiète. Mon entourage est bien plus inquiet que moi, et comme tu t'en doutes, n'approuve pas franchement cette décision. J'ai l'impression que les solutions vont venir (j'ai quand-même quelques idées pour gagner ma vie, mais plutôt des choses chez moi).

Je ne dis pas que c'est gagné : c'est vraiment un territoire nouveau pour moi, et j'essaye de faire confiance à ce que je pense être mon intuition.

Je ressens ce besoin d'aller à l'essentiel, de tracer mon chemin, d'aller vers le vrai et l'authentique : me désencombrer des activités qui m'éparpillent, en gros. Je me sens de plus en plus détachée des valeurs portées par cette société, et je vois de plus en plus qu'il y a de multiples échelles de valeurs. Or, au travail, on est obligé au moins de faire semblant d'adhérer aux valeurs de la société, et ça me pèse vraiment trop. Je me sens trop écartelée entre ce que je me sens être, le mode de vie qui va avec, et ce qu'il me faut être en continuant à travailler, au moins dans le mode de vie que ça implique.

Voilà, j'ai l'impression d'entamer un grand voyage, qu'une grande aventure commence ...

J'espère, Serezeta, que ta nouvelle maternité t'aidera à trouver ton chemin à toi aussi. :flowers:

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C'est très beau ce que tu dis!

Ca a l'air tellement simple quand tu l'écris, "je ressens profondément que c'est ce que je dois faire, alors je le fais",

mais en réalité c'est tout un chemin difficile à parcourir. Un grand voyage comme tu dis.

Etre tellement libre d'esprit pour se détacher du confort matériel, avoir tellement confiance en la vie

au point de ne pas s'inquiéter aujourd'hui des nécessités de demain...

Je suis avec toi avec tout mon coeur, je te souhaite plein de joie et de sérénité.

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Côté communication, je vous mets ici un lien vers un sité développé notamment par mon prof d'aïkido

AIKICOM

bonne lecture

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Bonjour !

Oui, je sais bien, plus d'un an de temps de réactivité, ça fait beaucoup. :zero:

Mon déménagement, installation, décoration de la nouvelle maison m'a pris beaucoup de temps. Je refais à peine surface.

L'action non agissante

Voici ce que j'ai trouvé sur le net qui définira bien mieux que je ne saurais le faire ce que j'évoquais l'an dernier : « Toute intention implique un acte de la volonté. Le mot wu wei du Taoïsme n’implique pas l’inaction (phénoménale) mais l’absence d’action volontaire. L’absence d’action volontaire implique la présence d’action du nouménal, ce qui est le ‘Te’ du Taoïsme, l’aspect dynamique du Tao…

L’action nouménale est la ‘non-action’ (non volontaire, non égoïste) du Sage. »

Vivre la ‘non-action’ est vivre ‘présent dans le présent’ en tout temps. La présence dans l’instant.

Les Anciens parlaient du Kaïros.

Ainsi, en adhérant totalement à l'instant présent (et quel que soit ce qui est réclamé de nous), quelque chose agit, en dehors de toute intentionnalité consciente. J'ai moi-même pu observer ce curieux phénomène sur moi.

Il me semble que dans le YiKing, peut-être dans l'introduction faite par Etienne Perrot, il est fait mention de cette action non agissante.

Amicalement,

Shelly.

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Merci Shelly pour ta réponse,

Ton explication me dit quelque chose.

Il y a une citation un peu parallèle (bien que différente) qui dit ceci :

“Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends. Respire profondément, avec confiance, comme le jour où tu es venue au monde, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore. Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton coeur. Puis, quand il te parlera, lève-toi et va où il te porte.”

C'est tiré du livre : “Va où ton coeur te porte” de Susanna Tamaro.

Je ne sais pas si c'est exactement la même chose, mais il m'est arrivé souvent de vouloir réaliser un projet ou quelque chose du genre. Et je commençais à m'activer pour trouver ce qui me convenait pour en créer les bases. Et plus je m'activais, plus je trouvais cela difficile, je devais me forcer. J'étais bien obligée de constater que des occasions intéressantes me passaient sous le nez, ou que plus je cherchais de l'information, plus les portes se fermaient. Je rencontrais des gens qui me mettaient des bâtons dans les roues, je ratais des rendez-vous pour toutes sortes de raisons. Bref, j'avais beau être motivée, c'était comme si la vie faisait tout pour empêcher au projet de voir le jour.

Et puis, parfois, pour certains de ces projets, je les mettais en attente, et d'un coup, quelques mois plus tard, tout se mettait en place, sans que je n'aie à faire d'effort particulier. Car les choses, alors, coulaient tellement de source, que le travail, la préoccupation, le temps et l'énergie que cela demandait, ne me coûtaient plus aucun effort.

Et j'ai compris (mais je tente encore de le vérifier), que lorsqu'on veut atteindre quelque chose, il est parfois bon de faire le vide et attendre, attendre que la vie nous donne son feu vert, d'une certaine manière, pour bouger et réaliser ce qui nous tient à coeur. Et accepter que parfois mieux vaut totalement abandonner un projet.

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