mayavinic

Elevage De Poules Avec Les Communautés Indigènes De La Montagne Du Chiapas, Mexique

8 posts in this topic

Bonjour à tous,

Je suis étudiante au Mexique et fais actuellement mon stage avec une coopérative de café et de miel dans la région du Chiapas, au Mexique. Nous travaillons actuellement pour permettre aux membres de la coopérative d'avoir de nouvelles sources d'alimentation et de revenus en appuyant un travail de formation dans les villages et en organisant une forme de micro crédit entre la coopérative et les membres bénéficiaires du projet. Ces poulaillers comprendraient au départ entre 25 et 100 animaux (dont un cinquième de coqs), selon le nombre de familles coopérant ensemble, et l'idée est que le poulailler leur permet de générer des revenus et de rembourser, petit à petit, l'investissement assez important qu'il représente pour les familles et pour la coopérative. Pour cela, j'essaie aujourd'hui de réaliser un petit "plan de retour sur investissement" qui consiste, en gros, à savoir quels rendements peut on espérer de tels poulaillers (qui sont totalement bios, et entretenus au maximum avec ce que l'on trouve directement dans les communautés) et en déduire ensuite en combien de temps les familles peuvent espérer avoir remboursé leur poulailler. :tete-cogne:

Je sais qu'une poule pond -grosso modo- un petit oeuf par jour, et qu'elle met 21 jours pour couver de futurs poussins qui, au bout de 5 semaines, deviendront des poulets. Mais j'aimerais pouvoir avoir une idée plus précise de ce que ça représente... j'espère donc que les plus calés d'entre vous seront intéressés par la démarche du projet et pourront m'éclairer un peu : à quelle vitesse, à quel rythme, se reproduisent les poules? Quels résultats peut on espérer au bout de 3 mois? 6 mois? Merci de votre aide, j'attends avec impacience vos réponses et... vos conseils!

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Lorsque j'ai eu des poules (pendant plusieurs années), j'ai pu constater que les poules NE PONDENT PAS un oeuf par jour.

Tout d'abord, elles pondent plus la première année que les suivantes. C'est pour cela que les éleveurs renouvellent leur stock de poules pondeuses chaque année. (Soit ils proposent les pondeuses à la vente -ce sont les poules réformées-, soit ils les vendent prêtes à être cuisinées).

Ensuite, c'est très variable suivant les saisons : lorsqu'il fait froid ou humide, lorsque les jours sont moins longs, les poules pondent beaucoup moins. Si on a une dizaine de poules, on arrivera toujours à récupérer un ou deux oeufs par jour, alors qu'en saison, on aura dix oeufs par jour.

Pour la reproduction, c'est très alléatoire si on compte uniquement sur les poules. (pas de couveuse).

Il y a des poules qui veulent absolument couver, tout, n'importe quoi. Les naines sont très douées pour ça. Mais il faut savoir que tous les oeufs ne font pas des poussins (on peut mettre une douzaine d'oeufs sous une poule). Certains ne sont pas fécondés (même quand on l'impression que le coq fait super bien son boulot), certains n'arrivent pas à terme.

Et puis il y a des poules qui ne couvent pas (???).

J'ai remarqué que parmi mes poules, les bonnes pondeuses n'étaient pas de bonnes couveuses, et inversement.

Faire attention aussi si on mélange "les races". Les poules peuvent vraiment être méchantes entre elles, jusqu'à s'entre-tuer. (et pas par manque d'espace ou carence alimentaire). Je me souviens d'une poule naine achevée par les autres.

Enfin, la protection de l'élevage n'est pas facile, même lorsque l'on ferme tous les soirs.

Les renards, bien sûr, qui contrairement à ce qu'on croit peuvent venir même en plein jour chercher des poules s'ils ont vraiment faim, mais aussi et surtout les fouines. Elles s'introduisent partout, même dans un poulailler fermé, et saignent les poules au cou (grosse marque rouge), ou bien leur arrachent la tête. J'ai le souvenir d'un terrible matin, où j'ai découvert 15 poules et coqs morts, encore tout chaud, après le passage d'une fouine (qui, apparemment, avait profité de cette sortie pour exliquer à ses enfants comment procéder).

Mais les fouines ne sont pas présentes partout : peut-être qu'il n'y en a pas au Mexique ?

Voilà, j'espère que je ne t'ai pas découragé, mais donné des éléments à prendre en considération pour le montage du projet.

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je ne sais pas si les gens du chiappas ont l'électricité,mais il faut savoir que les poules ont besoin d'une alimentation "chiadée"pour faire une bonne production,les protéïnes et l'équilibre entre les acides aminés est important,les vitamines,aussi.

et les poules pondent surtout en période de jours croissants,c'est pourquoi les élevages industriels ont des programmateurs qui mettent 1 ou 2mn de lumière de plus chaque jour,c'est artificiel mais trés efficace,il faut changer les poulettes au bout d'un an et demi environ

donc surtout ne pas donner que du maïs comme font certains,un mélange de plusieurs céréales et de légumineuses (pois...etc) les céréales germées aussi,c'est bien,ça amène des vitamines

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à moins d'être poussé au maximum je ne suis pas sûr que le poulet soit tellement intéressant : tenir compte de l'amortissement assez long, les chiffres que tu cites sont ceux du haut de la fourchette, mais il y a aussi ceux du bas qui sont à mon avis plus probables, tenir compte ensuite de la dépendance que cela va engendrer (production de l'alimentation des poules en quantité suffisante,éventuelles interventions vétérinaires, dépendance aussi vis à vis de la demande : un poulet s'il revient plus cher doit aussi trouver preneur sous peine de perdre rapidement de l'argent.

peut-être voir s'il n'y a pas d'autres "créneaux" plus rentables avec moins de risques, voire moins de travail ?

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Un petit élevage destiné à améliorer le régime alimentaire de la communauté, peut-être, mais moi aussi, j'ai quelques doutes sur la rentabilité quelconque de ce type d'élevage, à moins d'avoir des accords avec une chaine hôtelière de luxe ou des éco-gites qui apprécieraient la qualité organique et gustative des animaux ou de leurs oeufs.

Parceque partout dans le monde, où que l'on soit, on se trouve en concurrence avec des élevages industriels!

Je pense qu'un élevage de pigeons serait peut-être à analyser : en commençant par analyser le potentiel de consommateurs, vu l'originalité et l'innovation du projet. Il y aurait certainement moins d'investissement (on peut partir d'un simple couple et bâtir soi-même le pigeonnier) moins de coût pour les alimenter (ils récupère une grosse partie dans la nature), moins de risque de prédateurs (sauf les rapaces). De plus, la récupération des fientes est un engrais exceptionnel pour les amendements de cultures ....).

Voir aussi, les lapins, très prolifiques .....

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je crois que c'est plutôt une production "vivrière" qu'une production commerciale dont nous parlait le premier créateur de ce sujet,non?

dans ce cadre là,pas de problème,surtout si ils produisent eux mêmes les céréales nécessaires et il faudrait les informer sur le semis direct pour l'amélioration des sols,en particulier les résultats du chilien Carlos Crovetto qui m'a impressionné (même si il n'est pas en bio,il y a quand même de trés bonnes choses à tirer de ses livres)

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Bonjour à tous,

Je suis étudiante au Mexique et fais actuellement mon stage avec une coopérative de café et de miel dans la région du Chiapas, au Mexique. Nous travaillons actuellement pour permettre aux membres de la coopérative d'avoir de nouvelles sources d'alimentation et de revenus en appuyant un travail de formation dans les villages et en organisant une forme de micro crédit entre la coopérative et les membres bénéficiaires du projet. Ces poulaillers comprendraient au départ entre 25 et 100 animaux (dont un cinquième de coqs), selon le nombre de familles coopérant ensemble, et l'idée est que le poulailler leur permet de générer des revenus et de rembourser, petit à petit, l'investissement assez important qu'il représente pour les familles et pour la coopérative. Pour cela, j'essaie aujourd'hui de réaliser un petit "plan de retour sur investissement" qui consiste, en gros, à savoir quels rendements peut on espérer de tels poulaillers (qui sont totalement bios, et entretenus au maximum avec ce que l'on trouve directement dans les communautés) et en déduire ensuite en combien de temps les familles peuvent espérer avoir remboursé leur poulailler. :tete-cogne:

Je sais qu'une poule pond -grosso modo- un petit oeuf par jour, et qu'elle met 21 jours pour couver de futurs poussins qui, au bout de 5 semaines, deviendront des poulets. Mais j'aimerais pouvoir avoir une idée plus précise de ce que ça représente... j'espère donc que les plus calés d'entre vous seront intéressés par la démarche du projet et pourront m'éclairer un peu : à quelle vitesse, à quel rythme, se reproduisent les poules? Quels résultats peut on espérer au bout de 3 mois? 6 mois? Merci de votre aide, j'attends avec impacience vos réponses et... vos conseils!

Bonjour Mayavinic,

Nos témoignages ne te seront pas très utiles: Il y a une grande différence entre la vieille Europe et le Mexique!

Ceci dit voici quelques conseils.

Tout d'abord pour ton plan de production il te faut voir des élevages locaux sur lesquels tu pourra te baser pour tes prévisions. Il te faut impérativement choisir une race locale, bien mieux adapté. Par la suite lorsque l'élevage tournera bien, vous pourrez apporter du sang neuf avec une variété sélectionné (pour la chaire ou la ponte, sa gentillesse, sa rapidité de croissance...).

Si vous le souhaitez vous pouvez vous orienter vers d'autres volailles. Si il y a une mare, les canards sont plus intéressant. Moins fragiles, ils grandissent plus vite et sont adulte dès trois mois: œufs et chaire! Les Pintades sont bruyantes mais rarement malades, résistantes à la chaleur et les plus rapides avec les canards à venir à maturité. La contre partie est qu'il faut des enclos grillagés qui coutent cher. Mais il me semble que pour l'Amérique du nord, la dinde est tout indiquée. Il existe encore des races résistantes (pas les blanches!). Si il y a des personnes qui peuvent s'en occuper à la journée, on peut comme autrefois en Europe les mener en troupeau ce qui permet de moins les nourrir de céréales. Elles donnent beaucoup de viande par rapport aux autres volailles. Il en va de même avec les oies qui bien que donnant moins d'œufs que les poules en produisent autant en terme de poids.. Par ailleurs, si l'herbe est abondante, les oies se nourrissent toutes seules (je ne donne jamais rien aux miennes, mais mon climat s'y prête).

cordialement

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