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linaigrette

Macérations Solaires De Plantes Fraîches Dans L'huile

22 posts in this topic

J'ai réalisé cet été des macérations de millepertuis et calendula à base de plantes fraîches, dans de l'huile d'olive et de tournesol. Ce sont des macérats que j'utilise assez fréquemment et mes proches aussi, donc jusque là j'étais bien contente de cette expérience, sauf que depuis 5 mn je suis assaillie de doutes :

Les bouteilles de verre sont restées au soleil depuis début juillet (août pour le souci), l'huile a bien rougi, et je m'apprêtais à filtrer les plantes afin de terminer la chose.

Parallèlement, en tressant de l'ail, je réfléchissais aux méthodes de conservation de l'ail dans l'huile ou le vinaigre et une rapide recherche internet m'a conduit assez vite vers des sites mettant en garde contre le botulisme, chose à laquelle je n'avais pas du tout songé, et la lecture de ces sites m'a carrément calmée, c'est réussi ...

Je me suis donc dit que je ferais l'ail au vinaigre ou en sirop mais pas à l'huile, puisqu'a priori il n'y a pas de souci dans des conditions acides.

Sauf que ça m'a illico ramené à mes macérats, qui n'ont subi aucune stérilisation ou chauffage intense, puisque j'ai volontairement choisi de les faire macérer au soleil, pas sur le gaz !

Sont-ce des liquides potentiellement dangereux ? :( Tout ça pour rien ?

Est-ce que ça vaudrait le coup de les faire bouillir avant de filtrer ?

Et pour la prochaine fois (car je compte bien récidiver tous les ans) : quand on part de plantes fraîches, est-ce qu'il faut faire comme pour l'ail (ou autre) : tremper les parties fraîches dans du vinaigre ou de l'alcool, ou bien les faire tristement bouillir ? Je ne vois plus trop l'intérêt, et partir de plantes sèches idem, on perd tout ce qui fait l'intérêt de la plante fraîche ...

Les macérats achetés tout faits, ils sont stérilisés ?

Merci de vos avis éclairés sur la question ...

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je n'ai pas de réponse mais ça m'intéresse aussi. j'ai également réalisé une macération solaire de millepertuis, je ne l'ai laissée que quatre semaines car les feuilles de millepertuis présentaient de petites tâches noires (ces tâches sont apparues lors de la macération), et l'huile n'a pas tant rougi que je l'aurais espéré (je n'ai peut être pas mis assez de plantes, j'avais des scrupules à trop cueillir dans la nature).

petite question intermédiaire: tu as trouvé du souci sauvage ou tu l'as cultivé?

pour les macérations solaires, j'avais seulement entendu qu'on pouvait mettre trois gouttes d'HE lavande pour améliorer la conservation.

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bonjour linaigrette l'alchimiste !

j'ai moi aussi des macérats en préparation ... mais pas de soleil !

ceci dit, tes huiles sont pour les soins externes ? en application sur la peau ou sur des plaies légères, le seul problème selon moi serait qu'elles se dénaturent, perdant toute leur vitamine E, donc sensibilisées à l'oxygène et deviennent rances.

Je vais retourner à mes grimoires faire une recherche un peu plus poussée de tout ça... et invoquer l'esprit d'Hildegarde !

à +

lou

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en faisant une recherche, je suis tombée sur le blog de notre amie venezia, qui a traité ce sujet:

http://princesseaupetitpois.over-blog.com/article-18021584.html

par ailleurs, dans les commentaires, bluetansy dit qu'elle doit jeter ses macérations dans lesquelles la plante a moisi... est-ce que ça a un rapport avec le botulisme? (je me pose la question car j'ai déjà employé une fois mon macérât légèrement moisi)

il serait intéressant de savoir comment procèdent les entreprises qui commercialisent des macérâts solaires (le gattilier par exemple).

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je trampouille beaucoup aussi !

et voici mon hypothèse par rapport à l'ail dans l'huile, par exemple, et au risque de botulisme :

Catherine Kousmine conseillait dans ses recettes de préparations culinaires l'épuration à la vapeur pendant deux minutes pour les gousses d'ail

ce n'est pas une cuisson

qu'en pensez-vous ?

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L'année dernière, j'ai acheté un déshydrateur Excalibur pour sécher tomates et fruits. Tout content de mes tomates séchées, je les mets dans un bocal avec de l'huile. Quelques semaines plus tard, je tombe sur un site qui parle des risques de botulisme. Depuis, je suis les conseils de ce site: je fais une stérilisation de 10 mns.

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Ah génial, déjà toutes ces réponses, merci !

(clap clap ! mais zuuuut les smileys ont disparu)

Muguet, j'ai vu ces petites tâches dès la cueillette (stigmates de la plante non ?), ça ne m'inquiète pas outre mesure ... Mais si ton huile n'est pas rouge c'est le signe qu'elle n'a pas infusé assez je dirais.

Le souci : pas trouvé sauvage, non, mais dans le jardin il se plaît beaucoup. Si tu veux des graines pour la saison suivante tu peux demander ! ;)

Pour l'HE, oui certains fabricants en rajoutent (j'avais vu ça sur un flacon issu d'une abbaye ...) mais ça ne règle pas la question du botulisme car la botuline pourrait être là avant, et à mon avis c'est pas quelques gouttes de lavande qui l'arrêteront l

Merci pour le lien de Venezia ! Alors Venezia si tu es là, combien de temps fais-tu macérer dans le vinaigre les plantes ?

Concernant le moisi et le botulisme : la prolifération de la toxine botulique est invisible, c'est là le souci (sans mauvais jeu de mots) ...

Dragonne, coucou ! Pas encore alchimiste mais euh ... ça vient !

Soins externes, oui, encore qu'étant une adepte du bain de bouche à l'huile de tournesol je ne comptais pas m'arrêter là ...

Bonne idée d'invoquer l'esprit d'Hildegarde, tiens !

J'ai essayé mais elle n'était pas dans le coin, en revanche Marie-Antoinette Mulot a répondu présente ...

"recette de l'"oli rouge" ou huile rouge des provençaux :

Nous faisons macérer pendant 7 jours 500 g de plantes (ah ? donc eux ils mettent aussi les feuilles ?) et de fleurs de millepertuis dans 1 l d'huile d'olive et 1/2 l de vin blanc." ( bigre !!!)

"Le 8ème jour, nous mettons le bocal au bain-marie et doucettement nous faisons bouillir, récipient ouvert, jusqu'à l'évaporation totale du vin." (euh ... ça prend pas un peu des plombes ça ? et ça pue pas un max après ?)

" Quand le liquide qui reste est refroidi, on exprime, on filtre et nous conservons cette huile dans des flacons bien bouchés".

Elle indique aussi la recette simplifiée que j'ai plus ou moins suivie : 500 g de fleurs pour 1 litre d'huile, macérées 7 semaines.

Michel Pierre et Michel Lis disent, eux, qu'il faut digérer ( = faire chauffer) au bain-marie pendant 3 heures en agitant, puis filtrer.

Ce que confirme aussi Henriette -> http://www.henriette...00/sjw-oil.html , en ajoutant qu'il faut ensuite conserver toute huile macérée au frigo.

Cet article-ci -> http://www.henriette...-botulinum.html mentionne également que le bain-marie n'atteindra pas les températures permettant la destruction d'éventuelles spores/toxines/bactéries.

Mirtali, tiens, comment va ton vinaigre ? tu nous en reparleras sur le fil ? ;)

Qu'est-ce que ça veut dire épuration à la vapeur, ça veut dire blanchir ?

Pour l'ail à l'huile après avoir lu divers sites je ne suis même pas certaine que faire bouillir les gousses au préalable dans du vinaigre règle la question ... du coup je ne suis plus très motivée, et les histoires de stérilisation pendant 30 minutes, boooof ...

HS : en revanche le sirop d'ail, même si c'est bourré de sucre, c'est très bon (enfin je trouve) et très sympa l'hiver quand on a un petit coup de mou !

Tiens, d'ailleurs, tant qu'on y est, si on veut conserver de l'ail dans du miel, quelles sont les précautions à prendre ? Blanchiment au vinaigre aussi ? Ou bien les super propriétés antibactériennes du miel veillent à tout, à la différence de la conservation dans l'huile ?

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L'épuration à la vapeur, blanchir, qui a été mentionné se fait à l'eau je dirais, pas aux vapeurs de vinaigre, non ?

Ce blanchiment est suffisant pour conserver en bon état les légumes congelés ou séchés par la suite, je crois que la toxine du botulisme est tuée, surtout que l,aïl est certainement peu propice à cette bactérie qui habite le sol et se développe pendant la conservation si cette dernière n'est pas faite selon les règles, et si les aliments ont mal été préparés avant... le botulisme est sans goût, et sans odeur, sans apparence...le p'tit bonjour ! mais si il est toxique il est tout de même rare si on est soigneuse. Je conserve des aliments depuis mathusalem et je ne l'ai jamais rencontré en personne ?

Sa présence est plus grande sur les légumes qui poussent près du sol ( évidemment ) et les aliments basique, non-acides comme les patates, carottes, ou maïs, petits pois, les farineux aussi.

à suivre

j'adore ce topic ! merci pour vos trucs et recettes

lou

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Linaigrette:merci pour ta proposition de graines, j'accepte! je t'envoie un message privé. pour les tâches dont je parle, il s'agit de tâches noires qui se sont développées seulement pendant la macération, elles n'étaient pas là avant. j'en ai conclu que c'était de la moisissure, mais je ne pensais pas que c'était particulièrement toxique, c'est pour ça que j'ai relevé la phrase de bluetansy qui avait préféré tout jeter du coup. ma macération a quand même rougi mais ce n'était pas un beau rouge franc comme on voit parfois dans le commerce!

mirtali : est-ce que tu te souviens où tu as lu ou entendu ce procédé d'épuration à la vapeur? cela m'intéresserait de rechercher le texte.

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Loulie, oui oui, blanchir c'est pas forcément au vinaigre.

C'est juste que j'étais tombée sur plusieurs sites qui disaient qu'avec du vinaigre il y aurait moins de risque étant donné que la botuline ne se développe pas en milieu acide.

Concernant le botulisme, je ne m'en suis jamais souciée non plus et je ne suis pas fan des trucs alarmistes, mais là il semblerait quand même que les huiles infusées soient un mode de conservation assez particulier qui requiert bien plus de précautions (à côté la lacto-fermentation ça a l'air tellement plus pratique !), étant donné qu'il n'y a aucune forme de stérilisation, qu'il y a malgré tout de l'air dans la bouteille, de l'eau dans les parties de plantes fraîches, et qu'on conserve le produit à température ambiante (voire au frigo mais certains disent que les températures atteintes dans un frigo ne sont pas assez basses de toute manière pour causer du tort au germe).

Par ailleurs il y a tout un topo sur certains sites canadiens à propos d'huiles à l'ail contaminées, au final c'est pas tant l'ail qui poserait problème mais le mode de préparation de l'huile infusée.

Je retrouve un ou deux liens pour compléter dans 2 secondes ...

edit : (désolée je ne peux toujours ni citer, ni cacher les liens, m'énerve grmbl)

- huile à l'ail / dangers -> http://www.hc-sc.gc....lic-ail-fra.php

- les conserves dans l'huile -> http://conserves.blo...ans-lhuile.html (dont commentaires)

- le botulisme -> http://conserves.blo...ulisme-faq.html

- wikipédia : " Prévention du botulisme :

Le botulisme alimentaire a été souvent provoqué par des conserves faites à la maison et à faible teneur en acide, comme les asperges, les haricots verts, les betteraves et le maïs. (...) D'autres origines de l'infection sont l'ail coupé mélangé à l’huile, les piments, les tomates, les pommes de terre cuites au four manipulées sans précaution et enveloppées de papier d'aluminium, le poisson en conserve préparé à la maison et le poisson fermenté. La fabrication de conserves domestiques devrait donc obéir à des précautions hygiéniques strictes pour éviter la contamination. L'ail ou les condiments mélangés à l’huile sont à garder au réfrigérateur. Les pommes de terre cuites au four et enveloppées de papier d'aluminium doivent être gardées chaudes jusqu'au moment de les servir ou conservées au réfrigérateur.

Comme la toxine botulinique est détruite à haute température, il est plus sûr de faire bouillir pendant dix minutes les conserves préparées à la maison avant de les consommer. Les conserves peuvent révéler la présence de C. botulinum par un bombement extérieur caractéristique qui résulte d’une pression exercée à l’intérieur par les gaz que les bactéries rejettent comme déchets, le mieux est de jeter purement et simplement de telles conserves.

La suite semble répondre en partie à ma question sur le miel : la botuline adoooore le miel !!!

Comme le miel, et les autres produits sucrés constituent un milieu idéal pour le développement du botulisme, il ne faut pas en donner aux nourrissons jusqu'à leur sevrage, c’est-à-dire jusqu’au moment où leurs sucs digestifs seront devenus trop acides pour permettre aux bactéries de se développer.

Un dernier petit bout de l'article :

"La toxine botulique est aussi employée en cosmétique, par exemple pour réduire les rides faciales ou la transpiration excessive."

Finalement ne vaudrait-il mieux pas tout faire pour inviter la toxine dans nos huiles infusées pour rivaliser avec le Botox, mmmhhh ?!! :sick:

Bon ... A part ça, là je suis en train de me dire que la meilleure chose pourrait être de filtrer demain dans des bouteilles stérilisées, de mettre dans le compartiment congel du frigo une nuit, puis de conserver au frigo, au pire. Voire de remettre de temps en temps au congel, si y a pas d'autre solution, car là je ne peux plus rajouter d'alcool ou de vinaigre, trop tard ... En attendant des meilleures suggestions ! :)

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le soleil est sorti, macération aussi !

Je ne me suis pas beaucoup cassé la tête pour ma préparation, le but recherché est une huile pour les massages toniques pendant l'hiver... d'instinct une petite voix m'a dit c'est aujourd'hui...il y a 10 jours, je suis sorti au jardin et dans tout le parcc nature autour de chez moi et je cueillais seulement les plantes qui me ''parlaient'' ...si je me souviens bien; mélisse, sauge, menthe sauvage, marjolaine, boutons d'églantier, fleurs de violettes, recouvert d'huile d'olive et alccol ( j'ai utilisé du brandy, 35% environ 3c soupe pour 1/4 litre d'huile.

Les plantes sont dans un environnement propre, exempt de poussière, alors je ne les lave jamais mais je les secoue fortement au vent avant de les utiliser.

J'ai enlevé les parties qui étaient en moins bon état, rouillée, tachées, sèches et mis les plantes entières, hachées à la main, sans couteau, sans métal et mis dans un croc en terre cuite émaillée depuis ce temps ! à la nopirceur et au frais et aujourd'hui, je les ai sorti au soleil... et je pense leur faire prendre le soleil encore quelques temps, si il nous fait l'Honneur de sa Présence !

Je fabrique aussi une sorte de désinfectant-antiseptique à base de plante fraîche macérées dans alccol+eau+miel qui est très efficace et instantané en cas de piqûres, petites plaies et aussi en gargarisme de bouche en cas de tout ce qui peut aller de travers dans la cavité buccale , gingivite, abcès, mal de dents, ulcères, etc...

Autre préparation, aïl macéré dans l'huile d'olive contre les otites. Aïl bio que je ne lave ni ne soumet à la vapeur. Pour éviter que l'odeur ne soit incommodante, j'ajoute quelques gouttes HE de lavande vraie ou lavandin qui est aussi antiseptique.

Jamais eu besoin de voir un médecin ni pour moi ni pour bébé ou qui que ce soit que j'ai soigné à bse de ce mélange dont l'action commence aussitôt administré et qui peut rÉsorber en quelques heures les pires otites ou infection de l'oreile.`

Avec les bébés le mieux est de l'utiliser en prévention lorsque nécessaire, il suffit de nettoyer en badigeonnant le tour interne de l'oreille sans aller dans le creux.

En cas d'infection, on imbibe une ouate avec le mélange et on peut mettre uine petite goutte directement dans le conduit.

( je me souviens d'un autre forum où on avait largement questionné cette méthode de mettre de l'huile d'olive dans une oreille... les Anciennes utilisent cette médecine depuis des siècles.)

Pour le rouge franc du commerce, est-il possible qu'il y ait ajout d'un colorant végétal pour que la préparation ait toujours la même couleur ?

je m'égare !!?

à plus de vous lire

loulie dragonne et amie des plantes :fleurs:

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à mon tour, pour une toute petite contribution,

je me suis replongée dans les conseils de Catherine Kousmine

dans chacune de ses recettes crues, sans donner la cause, elle conseille de passer les gousses d'ail 1 à 2 minutes à la vapeur d'eau (elle donne le même conseil pour les oeufs et pour les raisins secs, avant de les utiliser), ça, c'est pour une consommation immédiate

pour la conservation, elle ne mentionne que la dessication au soleil "n'altère pas la structure des aliments", "En atmosphère sèche, le développement microbien est stoppé." Pour les plantes aromatiques séchées : "Leur teneur vitaminique sera moindre. Mais leur parfum et leurs autres vertus n'auront guère changé"

donc bredouille sur l'huile ...

en revanche, je me rappelle avoir réalisé des élixirs floraux avec la méthode de la solarisation du docteur Bach,

il m'a fallu ajouter un minimum de cognac pour conserver

les extraits de plantes fraiches que l'on trouve dans le commerce sont obtenus avec de l'alcool 60° sauf erreur

... les plantes sont nos maîtres je crois bien

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Merci loulie pour ton retour de balade, je serais curieuse de sentir cette petite potion ! Super la violette, jamais pensé ! Ça pourrait être intéressant aussi d'utiliser les feuilles de cassis ... encore bien des choses à découvrir !

Donc toi tu mets alcool et huile en même temps, c'est ça ?

Oui, rincer les plantes, ça n'a pas trop d'intérêt ...

Ton désinfectant antiseptique, le conserves-tu tel quel ou ajoutes-tu ton alcoolature déjà faite au mélange, au dernier moment ?

Intéressant l'ail et l'otite, je ne connaissais pas !

Pour la couleur, à mon avis le macérat du commerce étant toujours chauffé, l'hypéricine de la plante est forcément libérée sous l'action de la chaleur, donc pas besoin de colorant ... reste à savoir à quelle température ça se passe, et là on n'en sait rien !

Mirtali, quelle est la raison invoquée par C.Kousmine concernant l'ail et les raisins secs passés à la vapeur ? Etrange ...

A propos de la distinction plante fraîche / plante sèche, c'est très discutable mais il est vrai que C.Kousmine se focalise davantage sur les vitamines, les acides gras, les protéines etc, rarement sur ce qui intéresse la phytothérapie, qui prend en compte tous les composants des plantes, or certains disparaissent avec la dessiccation. C'est d'ailleurs la même chose pour les teintures végétales ... ne pas négliger les plantes fraîches ! ;)

Pour la teneur des extraits alcoolisés de plantes, ça dépend du type de recette (teinture mère etc), du type de plante, et de son état (sec/frais). Voir par exemple ici pour plus d'infos : http://les-herboristes.forumactif.com/aromatherapie-infusion-decoction-baumes-huiles-macerees-sirops-pommades-f28/teinture-officinale-et-teinture-mere-t714.htm :flowers:

Je poste des photos colorées du millepertuis en dessous, pour montrer la couleur à loulie et les parties noires à muguet. ;)

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1. Millepertuis en fleurs : on voit bien les stigmates, qui se colorent ensuite en noir. Les 3 bouteilles = 3 macérations à quelques jours d'intervalle : peu à peu les fleurs descendent au fond et la couleur fonce.

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2. Couleur orange assortie à l'entonnoir ... La passoire a laissé passer les fines particules.

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3. Avant / après 2ème filtration avec un bas : enfin limpide ! (pour l'huile j'ai choisi de faire 2/3 olive et 1/3 tournesol afin qu'elle soit polyvalente -> olive pour les couches superficielles de la peau en cas de brûlures, et tournesol pour une pénétration des actifs plus profonde, en cas d'inflammations des muscles ou articulations par ex.) :)

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une photo vaut mille mots ! merci

assorti à l'entonnoir ! ca fait très ''concept'' n'est-ce pas ? et quelle classe !!

... mes cassis sont en très bon état et encore très parfumés, avant l'automne et au prochain soleil je fais trempouiller ( comme disait...)

j'ai dû ajouter l'alcool pour désinfecter parce que mon jeune apprentis-sorcier Élias ( ami de 18 mois que je garde à l'occasion) s'est mêlé de ma mixture et a mis une cueiller de bois souillée dans le mélange et que le lendemain il y avait des tendances à de légères moisissures en surface. Et je lis par la suite dans une recette ici-même que du vin blanc est utilisé par une autre ''alchimiste'' .

Pour le désinfectant, trempage de plantes fraîches dans l'alcool 40% plusieurs semaines à la noirceur, ensuite filtrage et ajout équivalent en eau tièdie dans laquelle a fondu le miel pur ( qlq c. à thé / 1/4 ltre).

Je le garde à la température ambiante, en bouteille de verre.

à suivre

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assorti à l'entonnoir ! ca fait très ''concept'' n'est-ce pas ? et quelle classe !!

Oui n'essssspas ! J'en ai un pour chaque couleur de macérat bien sûr ... :siffle:

Mirtali là tu devrais commencer à envisager des droits d'auteur pour les trempouilles. ;)

Merci dragonne pour tes précisions. Il doit y avoir bien des Elias au cours des siècles qui ont contribué par hasard à améliorer des préparations !

Une autre question en passant : quelles trempouilles de feuilles d'ortie intéressantes avez-vous déjà testées ?

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pour la botuline:

les plantes ont des agents actifs, des molleculles qui agissent quand meme..non?

la qualité et le type d'huile

si tu bouille, tu perd les agents actifs...pareils au soleil...

tout depend de ce que tu veut faire

en resumé: parties hautes: infusion (court) énergetissant , fleurs

partie basse : décoction (long) calmant , racines

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Pour éviter l'oxydation et les moisissures, je fais souvent mes macérats au bain -marie (à Paris, le soleil est souvent capricieux). Ou alors, j'expose un ou deux jours pour capter un peu d'énergie solaire puis je poursuis au bain marie en ajoutant un peu de vitamine E (anti oxydante). Surtout quand il s'agit de plantes fraiches gorgées d'eau.

L'hiver, -pour des épices ou des plantes sèches- je peux laisser sur le radiateur (mais en enveloppant dans du papier kraft pour éviter l'oxydation due à la lumière).

Steftroll, la chaleur est souvent nécessaire pour extraire les molécules actives. Mais, effectivement, il faut une chaleur douce, donc c'est bain marie très doux (sans bouillir) pendant deux ou trois heures au moins.

Pour les épices (vanille par ex), j'utilise de l'huile de coco

-pour la rose, de l'huile de tournesol (bio) oléique qui supporte la chaleur et capte bien le parfum (… sans sentir l'olive).

Au bout de quelques années de pratique, je me rends compte que j'ai restreint le nombre des macérats que je fabrique. je fais surtout:

-rose (parfum délicieux)

-laurier (particulièrement anti inflammatoire)

-matricaire (très adoucissant pour la peau)

-vanille (pour le parfum)

-thym (anti creve)

-souci (anti bobo)

et des mélanges: rose+matricaire, rose+laurier, matricaire+souci, rose+vanille

j'avoue ne faire ni millepertuis ni lavande car à Paris je n'arrive à trouver ni lavande sauvage ni millepertuis frais.

Je garde tous les macérats au froid.

et je prépare aussi beaucoup de plantes et de résines en teinture alcoolique.

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Bonjour, tu fais pleins de choses étonnantes pour quelqu'un qui vit en ville!

Où te procures-tu la vitamine E que tu mets dans tes macérations solaires? Le bain-marie n'enlève-t-il pas toutes les vertus des plantes?

Je commence à faire des macérations solaires, le problème du botulisme m'interpelle beaucoup et surtout, nous sommes en plein hiver, la macération se fait-elle aussi bien quand il fait froid et que l'huile se fige?

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J'achète de la vitamine E naturelle en flacon sur des sites d'ingrédients cosmétiques, sinon, on en trouve aussi en pharmacie en gélules; il suffit de percer une gelule.

La macération de plantes se pratique depuis des siècles. On laissait traditionnellement les plantes à macérer en plein soleil ce qui fait bien monter la température!

j'ai fait recemment des macérations en utilisant une yaourtière (donc pendant 12h à 42°), la plupart du temps, ça n'a pas exrtrait assez. j'ai fini au bain-marie

le grand interet du bain marie c'est de pouvoir utiliser des plantes fraiches, (donc riches en eau si on utilise des fleurs ou des feuilles) en réduisant le risque de moisissures.

quand les plantes sont sèches, le risque est moindre.

effectivement, si l'huile fige, tu risques de ne pas obtenir grand chose!!

un macérat se juge au nez. Il doit sentir nettement la plante, sans oxydation.

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