Marie-Hélène

Une Histoire Vraie, À Méditer

56 posts in this topic

Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station « Enfant

Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était

un matin froid, en janvier dernier.

Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la

2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du

Massenet et à nouveau, du Bach.

A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont

traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail.

Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait.

Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en

accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en

continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot.

Peu après, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais

il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en

retard.

Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait

avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour

regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement

afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa

tête tournée vers le musicien.

Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les

parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes

se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui

a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32

dollars.

Personne ne l'a remarqué quand il a eu fini de jouer. Personne n'a

applaudi.

Sur plus de mille passants, seule une personne l'a reconnu.

Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens

de la planète. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles

jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars.

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation future au théâtre

de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la

place.

C'est une histoire vraie. L'expérience a été organisée par le « Washington

Post » dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les

priorités d'action des gens.

Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure

inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour

l'apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous

n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs

musiciens au monde, jouant pour nous gratuitement quelques-unes des plus

belles partitions jamais composées, avec un violon Stradivarius valant 3,5

millions de dollars, ...

à côté de combien d'autres choses passons-nous ?

A méditer ... :innocent:

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oui merci d'attirer l'attention... puisse t-elle devenir un éveil jamais éteint dès maintenant

édifiant...instructif...typique

Je souhaite que le plus grand nombre d'humains bienveillants sache adapter la leçon à en tirer aux choses de la Nature, aux êtres qu'ils rencontrent dans leur journées,celles et ceux qui les accompagnent dans la vie, et autant pour les petites fleurs des champs, un papillon, une feuille qui tremble au vent, une bourrasque, les vagues d'une tempête qui se jettent sur la plage, le lever du soleil, le coucher du soleil, un nuage, un cri de corbeau ...

Arrêtez de jouer ce jeu... restez près les uns des autres, prenez soin, cultiver un jardin, cessez de consommmer, VIVEZ !

''...Nous avons imaginé tant de guerres de frayeurs

Nous avons inventé des milliers de malheurs

Nous avons oublié

De regarder La Beauté''

Été 1981

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Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous

n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs

musiciens au monde, jouant pour nous gratuitement quelques-unes des plus

belles partitions jamais composées, avec un violon Stradivarius valant 3,5

millions de dollars, ...

Faudrait définir meilleur....

Parce que personnellement je n'aime pas la musique, sauf à des endroits extrêmement précis et dans des circonstances particulières. En gros quand je suis chez moi et que je ne fais rien d'autre que d'écouter.

En plus pour moi le violon est l'un des pires instruments, quand j'en écoute j'ai l'impression de ne plus pouvoir réfléchir, que mon cerveau entre en résonance. Il se crée une "cage" immatérielle de laquelle je ne peux sortir qu'en coupant la musique.

Ca me fait la même impression quand j'entends des chants religieux(quelque soit la religion d'ailleurs) ,on m'emmène là où je ne veux pas aller, en m'empêchant de réfléchir donc d'être

Sinon pour la petite histoire les stradivarius serait des bons violon mais pas le meilleurs, il s'agirait d'un effet psychologique, d'après mes souvenirs dehttp://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=962559,day=4,week=49,year=2008.html

Je suis beaucoup plus sensible à la beauté telle que l'exprime La dragonne.

Enfin tout ça pour dire que je ne me serai pas arrêté.

Et que à mon avis en ne peut pas conclure grand chose de cette étude

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allons plus loin ...

Je suis prête à parier que si il y avait eu un écriteau donnant le nom de l'artiste, et indiquant qu'il jouait sur un instrument de valeur avec le prix les gens se seraient arrêté !

et encore plus loin ...

ce qui est libre et gratuit, simple et naturel, donné de bon coeur avec amour sans condition semble louche à la plupart des gens.

Je parle en connaissance de cause, j'ai joué et chanté sur la rue à plusieurs reprises dans une de mes vies antérieures, et tout au long de ma vie j'ai donné, mon temps, des meubles, des vêtements, un objet, j'ai prêté ma maison, partagé mon feu et mon lieu. Ce matin même j'ai donné des céramiques d'un artiste québécois de qui je les ai hérités.

Derrière la tête de plusieurs, malheureusement, il existe toujours une espèce de ''soupçon'' ou de réserve, gêne mal placée, ou pire, une présomptioon de mauvaise intention derrière un geste gratuit.

Je ne dis pas que tous les gestes, de prime abord gratuit sont forcément bons, mais je dis que, a contrario, ce qui rassure, ce sur quoi les gens portent réellement attention et même adopte sans condition est ce qui a reçu l'aval des institutions, d'un média, d'une entié dite officielle, qui porte un nom ou une marque...

Un pauvre bougre ou une bougresse qui tend à partager de bon coeur sa vie, ses biens, le peu ou le beaucoup qu'il a est plus souvent qu'autremwent mal venu parmi la société anonyme... la tendance forte est à la méfiance par définition du monde moderne

Pareil pour la vie sauvage, la tendance est à la méfiance ... j'ai entendu les coyotes glapir ce matin à l'Aube, ça m'a rassuré du fait qu'ils ont encore leur place au sein des montagnes, ils sont même venus dans ma cour, Miss titchien a flairé leur piste en sortant ce matin... pour la plupart des gens, c'est un évènement inquiètant et ils pensent aussitôt au danger qu'ils courrent !! pas à la Beauté et la Protection des coyotes... j'ai rencontrée une coyote un jour, à 20 pas, regardé droit dans ses yeux magnifiques, échangé quelques mots et pensées... elle est simplement retournée dans la forêt en me jetant un dernier regard avant de disparaître.

Pensez-y

dragonne loulie

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Si tu ne vises pas l'impossible, tu n'atteindras jamais le maximum...

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D'une certaine manière je suis d'accord avec toi Loulie, quand on donne gratuitement, ça ne passe pas forcément bien, mais je ne suis pas tout à fait d'accord non plus pour certaines raisons que voici. Disons que ça ne te contredit pas, juste ça se cumule à ce que tu dis.

Tout d'abord, je passe très souvent (quasi quotidiennement) dans le centre touristique de Bruxelles où pas mal de gens chantent ou font de la musique en rue. Et quand les gens sont vraiment bons (je dirais presque : universellement bon), et bien il y a un grand attroupement et des applaudissement sincères.

Mais il y a aussi de pas très bons chanteurs ou musiciens qui sont plutôt là pour gagner leur croûte vaille que vaille et devant lesquels les gens ne s'arrêtent en général pas. Et puis il y a des gens, assez atypiques, qui semblent vraiment bons, mais pour lesquels les gens ne s'arrêtent pas, car l'acoustique n'y est pas, ou parce que ce n'est pas le style de musique que les passants ont envie d'entendre, ou parce qu'ils n'ont pas une certaine aura qui créerait l'attention sur eux, ou d'autres choses encore.

En plus de cela, je pense qu'il y a l'état d'esprit des gens qui vont prendre le métro ou le train avant le boulot, quand ils ne sont peut-être pas encore tout à fait éveillé, ou plutôt morose à l'idée de devoir aller travailler, ou préoccupé et stressés par mille et une choses; qui font qu'il me paraît normal qu'ils ne soient pas ouverts à ce moment là à la beauté. C'est bien dans ce monde-là que nous vivons, et je suis d'accord avec toi, mieux vaut essayer de vivre autrement;

Et puis encore (ce qui rejoint tout à fait le commentaire de aerialcastor), il y a l'idée que ce musicien, si je l'avais vu et entendu dans le métro, je ne me serais peut-être pas plus arrêtée, car tout simplement je n'ai pas été éduquée à cette musique d'élite (j'ai carrément refusé cette éducation car à vouloir m'y éduquer on m'en a dégoûtée (on m'a forcée à suivre des cours de piano et solfège enfant)) . Je pense que pouvoir reconnaître la qualité musicale de gens qui font de la musique classique, et de pouvoir juger de la qualité de leur instrument, cela exige réellement une éducation (voire un sacré conditionnement), que la plupart des gens n'ont tout simplement pas. J'en connais peu moi des gens qui vont au concert de musique classique. Et parmi ceux qui y vont, il est probable que peu d'entre eux soient réellement capables de juger de la qualité réelle d'un musicien et/ou de son instrument.

Et enfin, je pense que tous les goûts sont dans la nature. Même si des études « scientifiques » ont décrété que Mozart est une musique que tout le monde aime, je reste dubitative, personnellement je n'aime que très peu de ses morceaux.

Pour moi la musique, et l'art en général sont de qualité s'ils sont capables de nous émouvoir, de préférence positivement (l'art provocateur, je dis bof). Mais les émotions cela peut s'éduquer (ça peut être positif comme négatif), les goûts aussi.

Que peut-on conclure de cette expérience, sinon des choses de base : les gens n'ont pas été éduqués à apprécier ce type de musique (il n'était pas nécessaire de faire l'expérience pour le savoir), ils ne sont pas dans les conditions mentales optimum pour l'apprécier non plus (idem), et on ne les a pas préconditionnés à faire bon accueil à cette situation (ce qui rejoint ce que tu disais finalement).

Donc, ceux qui ont fait l'étude ont, sans le vouloir, cherché à être déçu, car à mon sens, tout concordait pour que peu de gens s'intéressent à ce musicien et cet instrument hors pair.

C'est un peu comme si on avait décidé de faire cette expérience pour dire « oh, shocking, les gens ne savent plus apprécier la beauté ». yaurait pas un peu de la manip là derrière quelque part? ;)

C'est drôle car j'ai déjà parlé de cet article dans un autre forum, et mon commentaire était tout différent, mais je ne sais même plus ce que j'en disais.

Euh, j'ai été rechercher pour être sûre :

http://simplicitevolontaire.bbfr.net/sites-internet-f6/breves-de-l-actualite-en-rapport-avec-la-sv-t389-90.htm?sid=ca1ad0b3590e8e1f5123b746429d69cd#11484

Ok, ça va, je suis rassurée, je me sens encore fidèle à moi-même ;) même si aujourd'hui, je dois bien l'avouer je suis un peu plus négative dans le propos, sorry, mon humeur sans doute.

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Je rejoins l'avis de calispera. Aux heures de pointe, on n'a pas le temps, ni forcément l'envie, de s'arrêter pour écouter... Je ne pense pas que "je me suis arrêté(e) entre deux correspondances pour écouter un musicien, c'était magnifique" soit une excuse valable de retard. Surtout que certains ont une telle charge de travail que le temps perdu doit être rattrapé en terminant + tard...

Je connais une gare dans laquelle joue souvent un groupe de musiciens, et tant de gens s'arrêtent pour les écouter, que ça gêne le passage (surtout qu'il doit y avoir presque 1 km de couloir pour certaines correspondances): Châtelet-les-Halles. Pourtant je ne crois pas que ce soit un groupe connu... Mais il y a + de gens qui ont le temps, car Châtelet voit passer des étudiants, des travailleurs... Et c'est un quartier "qui bouge"

Dans une station de la ligne 9, vers les champs-élysées, il y a toujours des musiciens qui jouent très très bien. Mais peu de gens s'arrêtent. Peut-être aussi parce qu'on aimerait un cadre + joli que des couloirs de métro :s

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Je rejoins aussi Calispera...

C'est dommage de penser que les gens, dans une société qui est ce qu'elle est, ne savent plus apprécier la beauté. C'est vraiment "méchant" à mon avis, dans le sens où quand la priorité est d'aller au travail, pour nourir une famille, PARDON pour eux de ne pas savoir apprécier "la beauté"...

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Moi pas saisir ! Méchant ?

Si c'est en réaction à mon commentaire, je le disais en général, pas seulement en regard de la musique dans le métro...

C'est d'ailleurs le sens de l'étude qui a été faite

Il ne s'agit pas seulement d'évaluer la réaction des gens dans un métro, ou de les accuser, il s'agit de poser un regard HONNÊTE, OBJECTIF sur soi et sur la direction que prend la société...

!!!!!!!!!!!!!Si ça continue, même les sites alternatifs vont devenir ''straight'' et sectaires b..de m.. !!!

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dragonne : Il ne s'agit pas seulement d'évaluer la réaction des gens dans un métro, ou de les accuser, il s'agit de poser un regard HONNÊTE, OBJECTIF sur soi et sur la direction que prend la société...

oui, je rejoins la réflexion de Dragonne.

La question n'est pas ici de savoir si le musicien est bon ou non. Ni même d'un jugement esthétique sur la valeur réelle ou supposée de la musique classique. Même pas de savoir si le lieu (ici le métro) s'y prete.

La question que nous devrions tous nous poser, personnellement, individuellement, au coeur de notre être, c'est avec cette anecdote, quand nous arrêtons nous ne serait-ce que dix secondes, même en pleine course, en plein taff, en plein rush, pour se laisser prendre, saisir par de la beauté, quelle qu'elle soit !?

Prenons nous, encore, le temps de vivre ?

Prenons nous encore le temps de nous laisser charmer, par une feuille qui tombe, une accordéon dans un angle de rue, un sourire de vieille femme, un rayon de soleil ?

La question n'est pas aux excuse que chacun d'entre nous se donne pour ne pas le faire...mais plutot, le faisons nous encore, d'avoir une etre intérieur vivant et ouvert malgré la rapidité de la vie quotidienne ?

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La question n'est pas aux excuse que chacun d'entre nous se donne pour ne pas le faire...mais plutot, le faisons nous encore, d'avoir une etre intérieur vivant et ouvert malgré la rapidité de la vie quotidienne ?

Pour ma part oui. Mais je n'ai pas de famille à qui je dois préparer le dîner à heure décente et je n'ai pas un boulot stressant et des horaires souples (et en fait... je n'ai pas grand chose à faire dans mon boulot puisque mon rôle est de moins en moins clair :s).

Je souris souvent pour plein de choses qui peuvent sembler anodines, comme une petite fille. Des oiseaux qui chantent, une feuille qui tourbillonne, les nuages dans le ciel, voire une araignée qui attend patiemment que sa proie soit trop fatiguée et empêtrée pour se débattre...

Mais le métro ne me fait pas rêver... Les gens pressés, le flux passant incessant, peut-être aussi le fait d'être "entre-deux" (entre le domicile et le boulot, entre le boulot et un point de rendez-vous, etc.), alors qu'à pied, à l'air libre, je prends + le temps. Je suis plus à l'aise sur terre que dessous :)

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Ce qui me marque dans cette histoire, c'est que désormais il faille apporter de "la beauté" aux gens...Certains n'en ont plus sous les yeux, ou ne la remarquent plus...Et en pleine ville elle doit être plus timide qu'un écureuil... J'espère pour ces pauvres bougres qu'ils en trouvent ailleurs que dans le métro.

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LA dragonne, ce n'est pas du tout vis à vis de ton commentaire, mais bel et bien du sujet premier et de sa conclusion.

Je suis d'accord pour dire qu'on vit dans une société de tarés qui va droit à la catastrophe (écologique, mentale, sociologique...)

Mais je pense, SURTOUT dans le metro, qu'il y a des gens qui n'ont pas le choix, ils ont un travail où ils ne peuvent pas se permettre d'être en retard, des enfants à aller chercher etc.

Et je ne trouve pas cela très correct de juger ces personnes là, à ce moment là de leur journée.

C'est tout...

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On a toujours le choix de voir le beau à chaque instant, même en courant et même dans une situation qui a priori ne s'y prete pas, Boucledor. Voir le beau prend le temps d'un clin d'oeil et ne met pas en retard. Par contre oublier ça, et ne jamais y preter attention, ça fini avec une belle dépression au bout de quelques années. Oublier de vivre, même le temps fugitif d'un dixieme de seconde par jour, c'est le plus sur moyen de se retrouver un jour la tete dans le mur...avec plein d'amertume dans le coeur et dans l'âme.

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çà fait un peu dissonnant de jouer avec un stradivarius à 3,5 millions de dollars dans la rue devant des gens qui cavalent pour gagner le sandwich quotidien de leur famille... et d'en attendre de l'attention et de la reconnaissance... en plus les morceaux de musiques les plus "difficiles" ne sont souvent pas les plus "jolis"...

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Voir le beau prend le temps d'un clin d'oeil et ne met pas en retard.

Pas sûr que la caméra soit assez précise pour voir qui s'est laissé emporter quelques secondes par la musique, dans sa tête :)

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nomade, je ne dis pas que je ne suis pas d'accord avec toi, mais tout le monde n'est pas à ce stade de conscience...

En plus qui sommes nous pour dire qu'ils n'en ont pas profité un dixième de seconde comme tu le dis ? C'est assez difficile à remarquer non ?

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Ah, ça, Méosine et Boucledor, nous sommes d'accord ! Mais en fait je prenais juste ça comme un rappel pour chacun d'entre nous, moi y compris ! plus que comme un jugement sur ce que ressentent les gens dans cette vidéo. (Je sais d'expérience par mes ateliers de danse qu'il est très difficile de percevoir comment une personne autre vis intérieurement ses découvertes !)

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On a toujours le choix de voir le beau à chaque instant, même en courant et même dans une situation qui a priori ne s'y prete pas, Boucledor. Voir le beau prend le temps d'un clin d'oeil et ne met pas en retard.

Je voudrais ajouter à ceci que je commence à comprendre que nous n'avons pas toujours ce choix, ou, dit autrement, nous ne sommes pas toujours en mesure de voir que nous avons ce choix.

Je pense que plus on est conscient, plus la liberté augmente (dans le sens que plus on est conscient, mieux on réalise qu'on a des choix possibles), et en même temps, plus cette liberté diminue. Car si on est plus conscient, c'est toujours plus dans la même direction que nous effectuons nos choix (direction du respect, de la générosité, de l'indulgence, de l'empathie, de la solidarité, etc.).

Or on peut guider vers la conscience, la stimuler, la motiver, mais on ne peut la dicter aux autres.

De plus, notre niveau de conscience est très fluctuant. Il est plus élevé dans des temps de méditation, dans l'apaisement, etc. mais l'est beaucoup moins lorsque nous sommes stressés, préoccupés, et pire encore : bouffés par nos émotions.

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LA dragonne, ce n'est pas du tout vis à vis de ton commentaire, mais bel et bien du sujet premier et de sa conclusion.

Je suis d'accord pour dire qu'on vit dans une société de tarés qui va droit à la catastrophe (écologique, mentale, sociologique...)

Mais je pense, SURTOUT dans le metro, qu'il y a des gens qui n'ont pas le choix, ils ont un travail où ils ne peuvent pas se permettre d'être en retard, des enfants à aller chercher etc.

Et je ne trouve pas cela très correct de juger ces personnes là, à ce moment là de leur journée.

C'est tout...

Ce qui n'est pas correct c'est que tu crois que je juge des ''gens'' alors que je pose un regard sur la société. F..de m.. de c !!!! J'en ai marre de passer pour la méchante de service !!

De plus tu parles comme si ''ces gens qui n'ont pas le choix'', étaient des victimes obligées de tout ça...! c'est une attitude sociale, un ''A PRIORI'' ( victime-employé vs bourreau-système ) qui fait que perdure le système qui fait courir ces mêmes personnes ... Si je juge quoi que ce soit c'est le système !

Calispera, copncernant le niveau de conscience, je ne suis pas d'accord qu'il est plus élevé à certains moments ou non, le niveau de conscience est un état qui ne fluctue pas. Il évolue, il s'épanouit, ou non.

Peut-être veux-tu plutôt parler du niveau d'attention ? Alors dans ta liste des influences tu peux ajouter sans te tromper l'emprise et l'influence de tous les médias et tous les dogmes institutionnels qui drainent et dirigent l'attention, et par ricochet, maintiennent le niveau de conscience au ras du béton ... oui ? non ?

Et concernant le violon qui a coûté très cher et qui résonne dans le métro, ça veut pas dire grand chose en soi, mais ça révèle tout de même une réalité de l'Être humain moderne qui sacrifie sa vie et son temps et son énergie à faire rouler l'économie, et ne sait plus comment il vit.

Bouckledor, ces personnes qui courent, je vopudrais pouvoir les arrêter, les inviter chez moi, qu'elles reposent leur corps et leur esprit et s'abandonnent au silence et à la Beauté des Montagnes le temps d'Ouvrir leur conscience pour toujours... mais... en réalité, elles sont peu nombreuses à pouvoir ''supporter'' de vivre autrement, car une vie trop sinple et trop sobre les rend insécures... foi de loulie

Je ne les juge pas... ça me fait pleurer ( les émotions ont aussi du bon calispera) de voir à quel point les humains sont dupes et crédules de ce ''monde'' organisé et de moins en moins organique.

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Peut-être aussi parce qu'on aimerait un cadre + joli que des couloirs de métro :s

La vie moderne aurait-elle honte de ses moyens ? Ca me donne quelque espérance. Mais pourquoi elle ne cesse pas, alors. Le métro c'est un des pires endroits de l'oekoumène. Pourtant on continue à s'y engouffrer, comme si c'était normal pour les êtres humains de vivre là où vivent les vers et les taupes. Et la priorité, au vu de certains messages, reste de faire maintenir cette vie de fous. Pas étonnant que cela aille si mal.

Il y a trois ans en plein malheur je regardais tout ça (la vie dans le métro) déjà avec circonspection et dans le métro j'ai eu ce que je crois qu'on peut appeler une vision. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'on s'est bien marrés ma vision et moi.

Je n'aime pas (ça me désole) qu'on ne prenne que le métro quand on prend le métro (vous pouvez remplacer par "bus" "voiture personnelle" "vélo" "pouss-pouss" etc)

Regardez Les Ailes du désir de Wenders, on y traverse des murs, or nous en avons encore de biens larges à défoncer ici et là, les anges rêvent de notre vie et les enfants sont les seuls à les voir (ce détail vous rappellera un autre similaire de l'expérience du violoniste) .

Lisez Consuelo de Georges Sand, roman magnifique sur la musique, la pauvreté choisie, la beauté toujours servie.

Mais surtout, comme le conseille Lou, retournez à la vie.

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sur la honte des moyens de la vie moderne, je ne sais pas.

De mon côté je m'imagine bien vivre dans un village écolo, comme au Vévy Wéron (Belgique), lieu que j'ai eu l'occasion de visiter au hasard d'une rencontre dans un train...

Mais changer complètement de vie demande une organisation, une motivation pour entreprendre les démarches, et je n'ai pas encore tout ça.

Alors en attendant, eh bien je prends le RER puis le métro. Quelquefois je m'étonne et souris de ce que je vois dans les métros et les couloirs, mais globalement, j'ai envie d'être à l'air libre le + vite possible. Pas pour les voitures qui vrombissent... Plutôt pour le ciel, et parfois quelques arbres.

Mais habitant dans un appartement en ville, il faut au minimum que je paie le loyer, l'internet, les charges diverses, et de quoi me nourrir. Quelques sorties aussi, mais si je vivais en pleine nature, avec de l'espace et du calme, je crois que je ressentirais moins le besoin de sortir m'amuser... (j'aime bien le calme, mais parfois l'agitation aussi). J'inviterais des gens chez moi, on danserait comme des fous, on papoterait si ça nous chante, on mangerait, on ferait ce qui nous plait sans ennuyer les voisins... Tout ça est peut-être pour + tard, mais à l'heure actuelle c'est métro-boulot-sortie-dodo (et tâches ménagères au pire tous les 10 jours, quand j'ai le temps)

Mais il y a plein de gens à qui ça convient, de prendre le métro pour gagner un salaire plus ou moins haut, payer leurs logement et charges avec, et pouvoir ensuite consommer (ou hyperconsommer).

Si les gens disent aux banquiers ou agences immobilières qu'ils ne veulent plus payer car ils ne veulent plus prendre le métro ni courir comme ils le font, ça leur créera des problèmes...

(désolée pour le blabla sur ma vie, mais je crois que c'est une attitude qu'ont aussi d'autres)

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Le message de Marie-Hélène me fait penser qu'il faut profiter de l'instant présent

J'arrive de plus en plus à prendre du temps pour moi (respirer, me détendre les muscles...)

Et c'est fort agréable. :)

En ces moments, j'arrive à percevoir le monde extérieur de manière objective

J'arrive à me "détendre" au boulot, à la maison, au métro...

je peux profiter du moment présent où que je sois et c'est incroyable

Cela est du travail : avant je ne me détendais qu'à la campagne

Maintenant j'y arrive même en ville

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La Dragonne, (et Monoar, en fin de message)

Calispera, copncernant le niveau de conscience, je ne suis pas d'accord qu'il est plus élevé à certains moments ou non, le niveau de conscience est un état qui ne fluctue pas. Il évolue, il s'épanouit, ou non.

Peut-être veux-tu plutôt parler du niveau d'attention ? Alors dans ta liste des influences tu peux ajouter sans te tromper l'emprise et l'influence de tous les médias et tous les dogmes institutionnels qui drainent et dirigent l'attention, et par ricochet, maintiennent le niveau de conscience au ras du béton ... oui ? non ?

Je vis sans doute les choses autrement que toi, mais en même temps je ne pense pas que ce soit en contradiction. Pour moi il n'y a pas de réelle séparation entre la conscience et l'attention : ces choses jouent ensemble. L'absence d'attention jouerait sur la conscience un peu comme l'alcool sur la lucidité.

Je dirais que mon niveau de conscience maximal ne fluctue pas, et s'élève au fur et à mesure que j'évolue. Mais je ne suis pas en continu dans cet état de conscience-là. Si je me fais bouffer par un problème, une émotion, il y a une chute brutale de conscience. Un éclair de lucidité dans ces moments-là me permet de me rendre compte qu'alors je « traverse » quelque chose de non désirable, et je sais alors que mon niveau de conscience (optimal) reviendra bien, mais je ne suis pas en mesure de le rétablir sur un claquement de doigt. Si des hormones ont nourri mon sang à cause d'un choc, d'une colère etc. il ya présence d'autre chose en moi qui ne me permet pas la sérénité, la lucidité, la générosité et ces choses-là. Et la difficulté est justement de ne pas se laisser piéger par ces états, car ils sont passagers, correspondent plus à un état impulsif qui peut mener à des actes impulsifs, mais qui ne correspondent pas à une situation normale ou désirable. Je parle là de deux extrêmes, mais il y a beaucoup d'états intermédiaires, qui ressemblent aussi à un manque d'attention comme tu le dis, ou comme les méditants parlent : de vigilance.

J'ai lu, ou on m'a dit récemment, qu'au niveau physiologique, lorsqu'on est traversé par une émotion importante, mettons une grosse frayeur/angoisse, ce qui cause la frayeur peut être très court, mais les hormones qui ont été produites lors de cette frayeurs continuent à faire des effets sur nous pendant plusieurs heures, un peu comme ingurgiter de l'alcool ou du café qui maintiennent leurs effets plusieurs heures.

Ce que je remarque aussi, c'est que plus j'évolue, moins je « tombe bas », lorsque je me fais « bouffer » par un problème. Mon niveau le plus bas de conscience aurait tendance lui aussi à s'élever (si on peut schématiser ça comme ça ;) )

Eckart Tolle parle aussi du « corps de souffrance ». Un ensemble de réactions qui remontent à la surface, se réveillent lors d'un événement. Parfois même l'événement est anodin, mais comme il ya un historique douloureux voire traumatique dans le domaine que vient titiller l'événement, une souffrance bien plus grande se réveille (pas en proportion avec l'événement du moment), et on est pris alors dans quelque chose qui nous « bouffe » on va dire. On ne se rend pas compte d'ailleurs de la disproportion de la réaction par rapport au fait qui se présente à nous. On n'est pas en pleine conscience dans ces moments-là. Je parle de ce que je vis, mais dont témoignent beaucoup de gens. Pour moi cela touche à la conscience générale.

Quand on circule en zombie dans le métro parce qu'encore à moitié endormi (par exemple), c'est un autre aspect de la question, mais on n'est pas non plus dans une conscience optimale. Le stress fait pareil. Souvent même lorsque l'on stresse trop, on ne songe même pas à prendre le temps de faire un petit exercice pour nous relâcher, car le stress ferme vraiment l'esprit.

Le stress, l'endormissement, les émotions, le corps de souffrance, sont des choses qui font que je retombe dans un état de conscience antérieur et moins élevé que celui que je suis capable d'atteindre actuellement.

Et je te rejoins, les médias et consorts nous anesthésient vachement, la manipulation en général aussi. Je considère réellement que lorsque je me suis sevrée de la télévision j'ai fait un grand saut de conscience. De plus en plus de gens vivent cela actuellement.

Et au-delà, toutes les croyances (au sens large du terme) que nous nettoyons, nous aident à élever notre conscience, et autant dire qu'en ce qui me concerne, ya un sacré boulot.

Monoar,

Je fonctionne un peu comme tu l'expliques. Dans le tram ou le métro même parfois, j'ai soudain comme une distance (distance par rapport au train-train), un bien-être, je me sens reliée à tous ces gens. Je peux même observer d'une fois à l'autre des ambiances très différentes, comme si une énergie positive ou négative était présente. Style : les gens se parlent beaucoup dans la rame, même entre inconnus, ou les gens sont tous fourrés dans leur livre, musique, gsm etc., soit encore ya un petit événement qui éveillent des sourires, des interrogations, ou encore la présence d'un groupe un peu malsain qui fait qu'on a tous envie de s'enfoncer sous terre. C'est plaisant d'observer cela et de se sentir partie prenante avec des inconnus.

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