Marie-Hélène

Une Histoire Vraie, À Méditer

56 posts in this topic

"La beauté née du regard de l'homme et le regard de l'homme né de la nature"

J'ai oublié quel grand homme ( ou femme !) à dit cela, mais ça m'inspire au sujet de la beauté dont je me nourrit à chaque pas en extérieur et surtout en forêt... encore une foi, les choses les plus simples comme un souffle :closedeyes:

Amitiés à vous tous!

MH

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pour sûr je n'écris pas aussi bien que vous autres ! je viens de lire de belles choses et je suis d'accord avec le fait qu'on peut toujours saisir la beauté, enfin celle qui nous parle à nous et qui ne parle pas forcément aux autres.

ce n'est pas une question de temps mais d'état d'esprit.

plus on voit les choses positivement et plus on positive encore et encore !

plus on voit ou entend la beauté et plus on voit ou entend de belles choses !

plus on aime et plus on attire l'amour !

peace and love mes soeurs et mes frères !!!

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J'avais déjà reçue cette histoire par mail il y a longtemps, alors voilà ce que je pense, très personnellement.

L'important pour moi, n'est pas que je sois toujours consciente des beautés qui sont à portée de main, de vue....ou d'ouï...

L'important, c'est que parfois, soudainement, j'en prenne conscience et en profite à fond. Peu m'importe que cela dure quelques secondes, quelques minutes, et que cela soit inconstant.

La capacité de retrouver cette perception de la beauté, de la joie qui constitue un peu l'essence de la Vie, est une bénédiction!

Surtout quand elle se produit lorsque je traverse des situations que je juge difficiles.

Je dis souvent que la Vie est belle, et souvent on s'empresse de me pointer toutes les histoires d'horreur qui en font partie...

Maintenant, j'aime bien dire que la Vie n'est peut-être pas toujours belle, mais elle comporte toujours en elle, quelque chose de joli...

:flowers:

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Pour ma part, ce qui me fait réagir dans cette histoire, c'est le fait qu'on puisse vendre un instrument de musique aussi cher! 3,5 millions de dollards ! je trouve ça crétin car rien ne justifie ce prix, même si l'instrument frôle la perfection en matière accoustique etc.. Quoi qu'il ait entre les mains, un très bon musicien est en mesure de faire vibrer les coeurs avec un instrument "de base". Ce n'est pas le prix qui justifie le niveau du musicien.

J'ajouterai que cette étude était à mon sens inutile car il y existe de nombreux bons musiciens inconnus dans les couloirs de métro à qui l'on accorde pas plus d'attention qu'à ce violoniste réputé.

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Excusez moi, je suis peut être hors sujet !

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alors là Rosa, je ne sais pas si tu es ou non hors sujet (comme moi-même d'ailleurs) mais je suis entièrement d'accord avec toi

pas besoin de millions pour essayer de faire partager ce que l'on trouve beau !

une simple gimbarde ou autre instrument rudimentaire utilisé avec coeur et talent peut faire autant vibrer (surtout le non-mélomane à la base)qu'un instrument hors de prix (je trouve ça parfaitement absurde de mettre autant d'argent dans un violon alors que son prix servirait à nourrir dans de personnes !!!)

et que dire du prix qu'a du coûter cette enquête !

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Je crois que la Vie est un mouvement qui se ré-équilibre constemment.

Que l'équilibre parfait, harmonieux, équitable et stable tel que nous, idéalistes le concevons, l'espérons, ne sera jamais atteint définitivement sur Terre.

Tout est en constant mouvement, constante adaptation, comme si la recherche d'équilibre de la Vie était son équilibre en soi!

Qui sait combien le joueur de violon de renommée a-t-il donné de $ à telle ou telle fondation pour venir en aide aux plus démunis ou aux malades?

Peut-être des milliers de dollars....peut-être rien du tout, peut-etre 3 millions?

L'important est d'etre en santé et heureux et ne pas saboter ces états par du ressentiment sur des choses sur lesquelles nous n'avons aucune emprise, enfin, je crois.

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perso, ça n'entamme pas ma joie de vivre de penser à toutes ces absurdité (je veux dire cet argent qui ne va pas là où il devrait) mais ça me fait grincer fortement des dents (mon côté rebelle !)

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Mais....quel était donc l'essentiel de cette histoire en premier lieu? <_<

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salut salut !

l,essentiel de cette histoire était à l'origine de remplir une page de journal !

:rolleyes:

... ça nous fait jaser, mais peut-être, Asa-Liha pas vraiment de l'essentiel en effet...

Moi, (musicienne auto-didacte), qui ai joué du violon (acheté à un clochard à Paris en 74 pour 350 francs) dans les rues et les corridors entre les bâtiments du gouvernement (pour des fonctionnaires et cadres supérieurs entre 2 inactivités) sur la colline parlementaire à québec, j'aurais pu vous écrire une tartine et ça n'aurait rien coûté ... à part l'espace de ce forum, et le tps pour le gérer, mis à notre disposition.

Trouvez-moi des histoires publiées et des actualités où l'argent n'est jamais mentionné !

où on n'a pas besoin de référer à un nom célèbre pour faire remarquer son article ?

On pourrait tout aussi bien raconter l'histoire d'une agression sur la rue, ou d'un accident routier et vous aurez exactement le même phénomène, celui de l'indifférence, qui rejoint la peur de faire face à l'Inconnu.

Je me suis faite ''ramassée'' un peu plus haut dans ce forum soit disant parce que j'ai jugé les gens qui ne ''s'arrêtent pas pour écouter le violon''... mais je ne juge toujours pas, simplement, je suis bien obligée de faire des constats qui sont des expériences vécues ! J'ai vu un groupe de 30 personnes les bras ballants devant une collision frontale grave et nous n'étions que 2 personnes à réagir et courir dans tous les sens pour porter secours... mais ça ne fera pas la une des journaux et ça ne fera jaser personne sauf que, ça me permet de dire que cette sorte d'indifférence, je l'ai souvent rencontrée, dans les bons et dans les mauvais moments c'est exactement la même... avec par contre un petit côté ''voyeur'' dans les évènements de détresse.

Porter secours et porter attention sont issus de la même faculté, développée ou non, consciente ou non, celle de sortir de soi pour aller vers les au7tres... et peu importe le prix du violon !!!!

Oser remettre en question les comportements fondamentaux humains nous fait avancer.

calispera...j'ai lu ton commentaire suite au mien. Pour aller plus loin dans nos échanges, il vient un temps où je me dis que les écrans informatiques ne suffisent pas. mes salutations amicales à toi !

Bonne et lumineuse journée

loulie dragonne et gardienne de rivière

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Question "sous" (non pas "sous", mais "sous" - Lol - "caillasse", "lové", la "tune" quoi !) et bien 32 € pour 3/4 d'heure de "manche", c'est pas trop mal !

Il m'est également arrivé de me préter à ce genre d"exercice" (avec des instruments à "3 francs six sous" en général, et j'avais rarement un aussi bon "salaire", et aujourd'hui où je "gagne ma croûte" de façon plus "conventionnelle", je suis loin d'un tel taux-horaire !!!

Alors, plus que le prix du violon, ce qui me marque c'est le prix mentionné pour les places de concert; 100 € !!! Cela met définitivement hors de portée du plus grand nombre l'accés à ces beautés culturelles.

Il est certain que pour l"artiste" habitué à toucher des cachets en conséquence, 32 € ne représentent pas grand chose, mais pour certains, cela peut représenter le budget alimentaire pour la semaine (ou plus)...

Tout ça pour dire qu'au vu du résultat "financier" de l'opération, il n'est pas si évident que la foule a été totalement indifférente à sa prestation... ("Tout est relatif...").

Ha oui, c'est vrai, les gens ne se sont pas arrêtés pour écouter béatement... cela ne veut pas non plus forcément signifier qu'ils n'ont pas apprécié ...

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Voilà....L'essentiel je pense, dans l'histoire, était de se poser la question à savoir si l'on était capable de s'arrêter et apprécier la beauté en toutes choses.

Mais pour s'arrêter, il faut de 1, avoir le temps, de 2, en avoir envie, et de 3, dans ce cas-ci, aimer le violon!

Je me suis très souvent arrêtée de longs moments pour écouter les musiciens du métro, mais chaque fois j'avais le temps. C'est évident que si j'avais été en route vers le boulot, je ne me serais pas arrêtée. Au mieux j'aurais souris au musicien et laissé quelques pièces de monnaie mais j'aurais continué mon chemin, sans doute avec regret.

Tout est relatif en effet....

Légèrement hors sujet, tout ceci m'amène à penser que lorsqu'on veut faire de sa passion son gagne-pain, on doit avoir du talent, une haute estime de soi, de la confiance en soi, et fixer le prix qui le reflète.

Artistiquement, que ce soit côté musique, danse, peinture, photo ou autre mode de création et expression, on met des années à se perfectionner, apprendre, pratiquer, chercher des techniques qui toujours amélioreront notre performance, et cela nous coûte incroyablement cher en bout de ligne!

Picaso disait aux gens qui trouvaient ses oeuvres trop dispendieuses, que ce n'était pas que l'oeuvre qu'il vendait, mais bien le travail de toute une vie!

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Manquerait plus que le Washington Post soit compétent en matière d'esthétique, et que la question se règle par un sondage ... A quand les articles de la Sofres au programme en philo ?! :rolleyes:

L'essentiel de cette histoire Asa-Liha ...

Euh ...

1/ Faire parler. Vu cette discussion, c'est réussi ! :lol:

2/ Abrutir les gens par des sondages idiots en donnant l'impression de les éduquer

3/ Les prendre pour des niais en nimbant le tout de la magie mystérieuse d'un conte de Noël

4/ Les ramener à des préoccupations bassement matérielles liées à l'avoir (en faisant semblant que ça concerne l'être)

Ce qui passe par acheter le journal dans lequel figurera un article parlant lui-même de compter, décompter, recompter et compter aussi ce qu'on manque ("A côté de combien de merveilles passons-nous ?" Eh oui, vous avez raté ça, dommage hein !) ou ce qu'on a payé trop cher (ouah l'arnaque, y en a qui ont pu profiter du même concert mais gratuitement, c'est vraiment dégueulaaaasse !) ...

Si on commence à compter tout ce qu'on rate au lieu de tout ce que la vie nous donne, on n'est pas rendus ...

Apparemment on a l'air tous d'accord là dessus ! ^_^

PS : :P Non mais en fait c'est pas une dissert de philo, c'est un problème de maths.

Si l'on considère qu'un violoniste célèbre joue quatre soirs dans la semaine et récolte 50 dollars par personne chaque soir dans une salle comble dont la capacité est de 3000 spectateurs, à partir de quel nombre d'heures passées à faire la manche le violoniste gagnera-t-il plus d'argent dans la rue que dehors, sachant que 20 passants sur 1000 donnent environ 1,6 dollars tous les 3/4 d'heure ?

Question subsidiaire (pour les plus forts) : en faisant toutes les conversions de devises nécessaires, évaluez le manque à gagner par l'artiste s'il troque son Stradivarius contre le violon de loulie acheté 350 francs en 1974.

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... ha ha ha !

Ca me rappelle ce que disais Desproges (Pierre de son ptit nom) à propos de son revenu:

"C'est vrai ! Il est scandaleux que je gagne en une soirée deux mois de salaire d'un ouvrier ... alors qu'à deux pas d'ici Guy Bedos gagne le salaire d'un cadre en un an !!! Lollll

(Ce n'est pas "texto", mais en gros, je crois ne pas avoir trop trahi sa "pensée")

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Pour moi, l'art, c'est comme le savoir, l'eau et l'air : c'est un bien commun. Je trouve en fait anormal de devoir le payer. Que l'on donne de l'argent de manière symbolique pour remercier l'artiste, pour exprimer notre admiration ok ( mais il existe d'autres moyens de reconnaissance aussi), qu'on lui donne de l'argent pour qu'il puisse avoir de quoi vivre, ok. Qu'on paie en fonction de son succès (tout à fait relatif), j'avoue ne plus adhérer.

Mais bon, je me rends aussi compte que même si ce que je dis devait être dicté par le bon sens, il faudrait encore définir ce qui fait partie de l'art et ce qui n'en fait pas partie.... ;) Et pour ça personne ne sera jamais d'accord.

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Ah bon....Je suppose que tout dépend de ce que nous interpretons personnellement.

On fait de cette histoire ce que l'on veut, c'est légitime, et au fond c'est très bien ainsi ;-)

Bonne fin de journée à tous :flowers:

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Mille-feuilles merci pour Desproges ! ;)

Calispera, je ne suis pas sûre d'avoir compris :

quand tu dis qu'un artiste ne devrait pas être payé, ce n'est pas parce que c'est un artiste, mais parce que l'art fait partie des services indispensables qui selon toi ne devraient pas être monnayés en argent, c'est bien ça ?

Tu veux dire que l'argent n'est jamais à même de refléter un service rendu ou bien tu fais une distinction concernant la rémunération de l'artiste dans la société par rapport aux autres métiers ?

Pour moi on ne paye pas un artiste pour lui témoigner de l'admiration et lui permettre de vivre, ça c'est la conséquence pour lui, pas la raison principale. On le fait parce qu'il nous rend un service, celui de nous donner des moments de bonheur (plaisir de la beauté, du rire, de l'énergie), moments dont on a conscience qu'ils sont précieux pour nous.

Payer en fonction du succès, oui, bof ... le succès n'a pas toujours de rapport avec le mérite, on est d'accord !

Mais poser un prix qui tienne compte de l'expérience, du chemin accompli, du temps passé à la création semble plus que normal et même complètement indispensable : un artiste a l'obligation de produire, et cette production lui prend du temps.

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Coucou Linaigrette,

Calispera, je ne suis pas sûre d'avoir compris :

quand tu dis qu'un artiste ne devrait pas être payé, ce n'est pas parce que c'est un artiste, mais parce que l'art fait partie des services indispensables qui selon toi ne devraient pas être monnayés en argent, c'est bien ça ?

En fait mon opinion est sans doute très nuançable. Il y a quelque chose d'intuitif qui fait que je m'offusque sur la commercialisation de l'art, et le fait qu'il faille monnayer en argent ce que produit un artiste, ce qui me paraît intrinsèquement absurde.

De plus, pour moi l'art n'est certainement pas un « service indispensable ». C'est quelque chose qui est, tout simplement, comme la nature, comme l'amour, comme le sexe, comme la tristesse. Et comme c'est quelque chose qui peut être distribué, échangé, partagé, etc. je le mets dans les biens communs, comme l'inrormation, la connaissance, l'eau, l'air, etc.

Le fait de monnayer l'art l'artificialise justement. Dans le sens qu'on fait de l'art alors pour l'argent, et aussi qu'on fait de l'art pour l'art, plutôt que de créer les choses naturellement.

Tout le côté « forcer la culture » qui fait partie de notre société m'irrite assez fort. C'est totalement à l'image de la société de consommation. Pour moi, l'art ça ne se « consomme » pas.

Déjà l'idée de décréter des personnes comme artistes, en tant que métier, me paraît tout aussi absurde. Nous avons tous un potentiel artistique, mais certains y ont plus facilement accès, ils le développent, et y consacrent beaucoup de temps et d'énergie. Mais de là à se définir artiste comme profession, je trouve qu'il y a abus.

La nuance est sans doute à mettre dans ce qu'on définit comme exercer un art. Je pense pour ma part beaucoup plus à la « création artistique ». Car quand on entre dans le cadre de l'interprétation, on est déjà plus proche d'une technique, et nettement moins proche de la création. Donc les musiciens interprètes, les acteurs, etc. ne sont pas concernés par ce que je dis plus haut sur le côté métier. Tout comme d'ailleurs les métiers de l'artisanat, qui touche lui aussi à l'art, mais nettement moins à la pure création.

Cependant je reste d'avis que pour voir un concert, voir un spectacle, il faudrait que ce soit gratuit (ou en tout cas peu cher) car de l'ordre du bien commun. Le prix devrait plutôt refléter le coût de la salle et de l'organisation administrative, sans dépasser un certain niveau, de manière à rester démocratique.

De plus, tant que l'art sera monnayé, il ne profitera, en grande partie, qu'à une élite : ceux qui peuvent se permettre de le payer.

J'aurais d'ailleurs envie de dire : « quel est le comble de l'art (de son rôle dans la société)? : vendre ou acheter une oeuvre pour des centaines de milliers ou des millions d'euros. »

Tu veux dire que l'argent n'est jamais à même de refléter un service rendu ou bien tu fais une distinction concernant la rémunération de l'artiste dans la société par rapport aux autres métiers ? :huh:

Pour moi l'argent peut être un moyen de reconnaissance, mais il peut y en avoir bien d'autres. Et dans le cadre des productions artistiques (j'aime pas trop le terme, car inconsciemment il ramène à la notion de consommation), je ne pense pas que ce soit un bon moyen. Et j'ajouterais que pour l'art, le moyen de reconnaissance demandé, quand il est exigé avant d'avoir eu à entendre ou voir l'oeuvre, est aussi assez inapproprié (on paye un concert ou un spectacle avant de le voir). L'expression d'une reconnaissance ne peut avoir lieu qu'après la formation de cette reconnaissance.

Et dans l'exemple de l'article de Marie-Hélène, la reconnaissance monnayée est justement exprimée après. Et, bien que tout le monde soit d'accord je pense pour dire que le moment et le lieu n'étaient pas forcément bien choisis, l'expérience montre que le décalage entre ce que les gens veulent donner (la reconnaissance bien réelle), et ce qui est exigé avant un concert, est tout à fait surfaite.

Un autre comble pour l'art, c'est le fait que les oeuvres continuent à se monnayer hyper cher après la mort de l'artiste qui les a réalisées. La soi-disant reconnaissance monnayée va alors plutôt chez les spéculateurs ;)

Pour moi on ne paye pas un artiste pour lui témoigner de l'admiration et lui permettre de vivre, ça c'est la conséquence pour lui, pas la raison principale. On le fait parce qu'il nous rend un service, celui de nous donner des moments de bonheur (plaisir de la beauté, du rire, de l'énergie), moments dont on a conscience qu'ils sont précieux pour nous.

Je pense que les vrais artistes trouvent plutôt leur reconnaissance dans : les applaudissements, le fait que les gens leur parlent, qu'on leur dit tout le bien qu'on trouve à leur oeuvre, qu'on se déplace, parfois plusieurs fois, pour pouvoir voir ou entendre leur oeuvre, et ces choses-là. Le fait d'y lier l'argent est malsain à mes yeux. Quand quelqu'un t'aime, ou quand tu aimes quelqu'un, t'attends-tu à ce qu'il te paie? Pour moi c'est exactement le même registre. Quand on aime ou qu'on est aimé, la reconnaissance ne passe en aucun cas par l'argent. Je pense que l'art fonctionne dans le même genre de registre. Je ne songerais d'ailleurs jamais non plus à devoir payer pour entendre le chant d'un oiseau, ou pour observer un coucher de soleil. Ce serait un comble.

Si nous acceptons de payer des sommes folles pour l'art, c'est parce que nous y sommes conditionnés.

Payer en fonction du succès, oui, bof ... le succès n'a pas toujours de rapport avec le mérite, on est d'accord !

Mais poser un prix qui tienne compte de l'expérience, du chemin accompli, du temps passé à la création semble plus que normal et même complètement indispensable

L'argent, à mes yeux, ne devrait avoir pour fonction que de nous permettre de vivre, de préférence confortablement. Et dans ce cadre, il ne devrait pas être « gagné ». Si j'accepte l'idée de gagner de l'argent en échange d'un service rendu (base sur laquelle fonctionne notre société); dans le cadre de l'art, j'avoue que pour moi ça ne fait pas sens.

D'ailleurs, la grande majorité des artistes ne gagnent absolument rien pour ce qu'ils créent, au contraire, ça leur coûte en général plutôt très cher.

Le fait d'ailleurs de différencier les professionnels des autres, et de monnayer les oeuvres des professionnels créent dualisation du monde de l'art. Les oeuvres non monnayées restent pour la plupart inconnues du grand public, non reconnues, etc. Et finalement, ce qui est reconnu (monnayé) n'est pas forcément la crème de l'art. C'est assez flagrant pour la musique populaire commercialisée. De pures merdes se vendent très bien ;)

Et cela me choque également qu'on en arrive à faire la différence entre un artiste professionnel et un artiste amateur. Que je puisse comprendre que certains créent des choses de plus grande qualité, car ils ont appris une technique et ont plus d'expérience, ok, mais dans les faits, il existe pas mal de professionnels qui n'arrivent pas à la cheville de pas mal d'amateurs.

Et pour être tout à fait honnête, si une personne me dit : je suis artiste, elle va éveiller toute ma méfiance, et cela me fait le même effet qu'une personne qui se dit philosophe. Seuls les pairs peuvent à mon avis reconnaître tant l'artiste que le philosophe.

: un artiste a l'obligation de produire, et cette production lui prend du temps.

Ca aussi cela me choque. L'art sur commande est à mes yeux un total non sens. C'est à nouveau pareil que aimer sur commande. (« tiens, je t'informe qu'au mois d'août, je prends congé, je ne t'aimerai plus, ça reprendra en septembre »). Je reprécise que je parle toujours de création, et non d'interprétation, et que, comme la frontière entre les deux n'est pas toujours claire, il y a en effet à nuancer. Mais mon opinion est plus à attribuer aux concepts qu'aux personnes bien concrètes.

Pour moi il est choquant qu'on exige d'un musicien de produire une partition, une chanson; ou d'un écrivain, qu'on exige de produire un livre; ou d'un peintre ou sculpteur, de produire un tableau ou une sculpture : dans tel délais et selon telles conditions.

Cela doit plutôt fonctionner selon l'inspiration. Un artiste peut produire 20 oeuvres en un mois, puis plus rien pendant 10 ans, selon son vécu, son état mental ou psychologique, ses circonstances de vie etc.

Je me méfie en général assez bien des milieux « artistes ». Beaucoup de gens y sont d'une prétention démesurée, accompagnée bien souvent d'un sacré mépris envers les non-artistes; alors que ceux que je considère comme de réels artistes, sont justement d'une humilité très grande et ne sont pas dans le jugement. (Enfin, je caricature probablement, mais c'est mon ressenti.)

Marie-Hélène, si tu nous lis encore ; t'étais-tu rendu compte, en lançant l'échange, que cela nous lancerait sur tant de sujets différents? ;)

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... tant qu'à faire... je vais mettre mon grainde sel ( ou de poivre de cayenne ?)

calispera salut !

si c'est pas glop des gens qui font de l'art pour gagner des sous, que dire des gens qui soigent les autres pour gagner des sous, qui gardent les enfants pour gagner des sous, qui cuisinent pour gagner des sous, qui construisent des maisons pour gagner des sous, qui écrivent des livres pour gagner des sous, qui font des films pour gagner des sous ...

ça commence à toucher à l'aspect essentiel occulté de ce ''violon'' et du ''joueur de violon'' soit la spécialisation, la commercialisation de la spécialisation, la hierarchie de la spécialisation, et l'ultra-consommation de cette spécialisation qui forment la trame de la société de consommation..

On parle de la beaquté dans l'Art alors que la beauté réside d'Abord dans le talent et l'émotion qui se manifestent... chaque être possède des talents que la société ne l'autorise pas à exercer, la société exige la spécialsiation, l'enfermement dans un domaine de prédilection, et ensuite élabore des valeurs de plus chers ou moins chers, très bon moins bon en fonction de la ''production''...

Un exemple de mon point de vue. Dans la ville de Québec tout le monde crie au génie de Ro**rt Lep*g* quiutilise les anciens silos du port de Québec comme un écran géant...moi perso, je trouve ça laid, bruyant, déplcé et j'appelle ça de la sur-excploitation de la crédulité ET des finances collectives because le monsieur génie est subventionné... selon moi c'est de mauvais goût, au même titre que le ',clown de l,espace'' qui s'est payé SON voyage à partir des sous que les gens lui ont cédé ...

JE SUIS UNE ARTISTE mais j'exerce mon talent d'abord dans le quotidien, une artiste du potager, une artiste de la construction matériaux recyclés, de la confiture de gadelles et du bricolage de boîte de cartons avec les enfants !!!

je vous sors une de mes citations préférées d'un américain dont j'ai malheureusement oublié le nom pour l'instant

''la spécialisation c'est bon pour les insectes... un humain doit savoir tout faire et tout exercer de manière équilibrée au cours de son existence''

Et cet autre aussi ...un de mes amis a écrit sur une grande toile barbouillée de couleur son cri du coeur ''créer oui produire non''( Irénée Lemieux)

salutations amicales à toutes

lou

Edited by la dragonne

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Coucou Calispera ;)

Je mets tes propos en italique car toutes les citations ne passent pas.

En fait mon opinion est sans doute très nuançable. Il y a quelque chose d'intuitif qui fait que je m'offusque sur la commercialisation de l'art, et le fait qu'il faille monnayer en argent ce que produit un artiste, ce qui me paraît intrinsèquement absurde.

->Pour moi ça l'est aussi mais pas plus que les exemples que tu cites ensuite parmi les "biens communs".

C'est quelque chose qui est, tout simplement, comme la nature, comme l'amour, comme le sexe, comme la tristesse. Et comme c'est quelque chose qui peut être distribué, échangé, partagé, etc. je le mets dans les biens communs, comme l'inrormation, la connaissance, l'eau, l'air, etc.

-> La beauté peut exister sans que l'homme y soit pour quelque chose (d'ailleurs en général elle existe même mieux sans lui ! :rolleyes: ). Mais que l'art soit, comme ça, sans quelqu'un à son origine, non je ne trouve pas.

Tout le côté « forcer la culture » qui fait partie de notre société m'irrite assez fort. C'est totalement à l'image de la société de consommation. Pour moi, l'art ça ne se « consomme » pas.

-> Oui on est d'accord, mais on est dans une société où il est rare d'être remercié dans son travail par autre chose que de l'argent ... (ce qui ne veut pas dire que je trouve ça bien hein, et chaque fois que c'est possible je troque ;))

Et pourquoi exiger uniquement des artistes ce qu'on serait en droit d'exiger dans bien d'autres domaines ?

Déjà l'idée de décréter des personnes comme artistes, en tant que métier, me paraît tout aussi absurde. Nous avons tous un potentiel artistique, mais certains y ont plus facilement accès, ils le développent, et y consacrent beaucoup de temps et d'énergie. Mais de là à se définir artiste comme profession, je trouve qu'il y a abus.

-> Ah bon. Pour ma part je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à parler d'un sculpteur, d'un peintre, d'un photographe comme d'un artiste, qui a pour activité de créer et vivre de son art ... Pour le potentiel artistique que chacun a en soi, je te rejoins.

Mais justement, ce potentiel, c'est à nous de décider de le mettre en veilleuse ou pas, de choisir de développer tel ou tel talent ou don dans sa vie, artistique ou pas, peu importe ! Et quand on y consacre tout son temps, ça devient une activité à part entière ...

La nuance est sans doute à mettre dans ce qu'on définit comme exercer un art. Je pense pour ma part beaucoup plus à la « création artistique ». Car quand on entre dans le cadre de l'interprétation, on est déjà plus proche d'une technique, et nettement moins proche de la création. Donc les musiciens interprètes, les acteurs, etc. ne sont pas concernés par ce que je dis plus haut sur le côté métier. Tout comme d'ailleurs les métiers de l'artisanat, qui touche lui aussi à l'art, mais nettement moins à la pure création.

La pure création ? A part celle qui fait qu'une fleur devient fruit, j'ai du mal à cerner ...

Il y a des frontières entre art et technique, rien n'est tout noir ou tout blanc, et l'art et la technique ne s'opposent pas. L'expression artisanat d'art a même été créée, preuve que c'est flou !

Ce qui n'est pas flou en revanche, l'important, c'est ce qu'on vise, quel but on cherche à atteindre.

Un musicien interprète ou un acteur a toute sa place dans une démarche de création, je ne vois pas bien pourquoi ils en seraient a priori privés.

Concernant le fait que les prix devraient rester démocratiques, oui.

Pour moi l'argent peut être un moyen de reconnaissance, mais il peut y en avoir bien d'autres. Et dans le cadre des productions artistiques (j'aime pas trop le terme, car inconsciemment il ramène à la notion de consommation), je ne pense pas que ce soit un bon moyen.

->Le souci c'est que c'est typiquement ce genre d'affirmation qui conduit par exemple très vite les tenants de bistrots à ne pas payer les groupes de musiciens qui sont gentiment "invités" à jouer dans le bar en échange de consos gratuites ...

Et dans l'exemple de l'article de Marie-Hélène, la reconnaissance monnayée est justement exprimée après. Et, bien que tout le monde soit d'accord je pense pour dire que le moment et le lieu n'étaient pas forcément bien choisis, l'expérience montre que le décalage entre ce que les gens veulent donner (la reconnaissance bien réelle), et ce qui est exigé avant un concert, est tout à fait surfaite.

->D'accord, mais dans ce cas c'est tout notre système d'échange qui doit être changé ... ;) Vas-tu goûter d'abord 3 pains de 3 boulangeries différentes et retourner ensuite payer uniquement celui qui t'a plu ?

Je pense que les vrais artistes trouvent plutôt leur reconnaissance dans : les applaudissements, le fait que les gens leur parlent, qu'on leur dit tout le bien qu'on trouve à leur oeuvre, qu'on se déplace, parfois plusieurs fois, pour pouvoir voir ou entendre leur oeuvre, et ces choses-là. Le fait d'y lier l'argent est malsain à mes yeux. Quand quelqu'un t'aime, ou quand tu aimes quelqu'un, t'attends-tu à ce qu'il te paie? Pour moi c'est exactement le même registre. Quand on aime ou qu'on est aimé, la reconnaissance ne passe en aucun cas par l'argent.

-> Mais ... si l'on pousse ce raisonnement jusqu'au bout, un artiste ne devrait légitimement aspirer qu'à la reconnaissance ?

Le souci c'est que pour aboutir à des oeuvres d'art dont il retirera une reconnaissance, il doit consacrer son temps à créer. Et s'il doit passer ce même temps dans une autre activité (bonjour au passage amis intermittents à qui l'on conseille gentiment de faire des petits boulots passionnants à côté :rolleyes: ), comment pourra-t-il produire cette oeuvre pour laquelle il recevra éventuellement de la reconnaissance ?

Je pense que l'art fonctionne dans le même genre de registre. Je ne songerais d'ailleurs jamais non plus à devoir payer pour entendre le chant d'un oiseau, ou pour observer un coucher de soleil. Ce serait un comble.

Mais là tu ne parles pas d'une intervention humaine, tu parles d'une beauté propre à la nature ...

Et cela me choque également qu'on en arrive à faire la différence entre un artiste professionnel et un artiste amateur. Que je puisse comprendre que certains créent des choses de plus grande qualité, car ils ont appris une technique et ont plus d'expérience, ok, mais dans les faits, il existe pas mal de professionnels qui n'arrivent pas à la cheville de pas mal d'amateurs.

Oui, et alors ? L'un a choisi d'en vivre, l'autre pas, c'est tout, c'est un choix de vie qui ne se mesure pas au talent ... Que l'un soit doué et l'autre moins, c'est comme ça. L'un a décidé d'y passer sa vie (à tort ou à raison, ça le regarde) et l'autre ses weekends (idem !). :)

Et pour être tout à fait honnête, si une personne me dit : je suis artiste, elle va éveiller toute ma méfiance, et cela me fait le même effet qu'une personne qui se dit philosophe. Seuls les pairs peuvent à mon avis reconnaître tant l'artiste que le philosophe.

Bien sûr que n'importe qui peut créer et philosopher, ce n'est pas l'apanage d'une élite supérieure qui regarde le reste du monde du haut d'un piédestal. Mais là on parle d'une profession : en quoi est-elle plus infamante que les autres ?

: un artiste a l'obligation de produire, et cette production lui prend du temps.

Ca aussi cela me choque. L'art sur commande est à mes yeux un total non sens. C'est à nouveau pareil que aimer sur commande.

Ce n'est pas ce que je veux dire. Je dis que quand on choisit de consacrer son temps à la création artistique, on se fixe l'obligation à soi-même de produire. Par produire j'entends sortir quelque chose de soi, inventer, changer, rendre concret et palpable, donner à voir et avoir des comptes à se rendre à soi-même. Et pas s'endormir sur ses lauriers (puisque tu parles de réputation indue choquante) ni glandouiller toute la journée en attendant miss Inspiration si elle daigne apparaître.

Si on ne se fixe pas cette obligation, inutile de choisir cette voie.

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Hello Calispera !

Un truc me chiffone : "Car quand on entre dans le cadre de l'interprétation, on est déjà plus proche d'une technique, et nettement moins proche de la création. Donc les musiciens interprètes, les acteurs, etc. ne sont pas concernés par ce que je dis plus haut sur le côté métier. Tout comme d'ailleurs les métiers de l'artisanat, qui touche lui aussi à l'art, mais nettement moins à la pure création."

Il existe de très bons techniciens du chant, en effet. Et puis il y en a qui ont ce plus, ce truc qui bouleverse, qui interprete d'une telle vie certains morceaux (je pense en classique, car c'est une musique que j'aime) que la technique est pulvérisée pour nous offrir une grande bouffée de joie. Pas dans la création ceux là ???????

Je pense a certains comédiens en théâtre. Un texte est un texte mort s'il n'est pas dépassé par celui qui interprete. là encore, ce n'est pas la technique, mais autre chose, le plus...souvent je m'ennuie lorsqu'il n'y a que la technique, et je suis emportée par ce plus que les comédiens, certains, sont capables d'atteindre. Pas de la création ????

Je pense à certain quilteurs ou créateurs sur tissus qui font d'absolues merveilles en artisanat. Couleurs, textures bouleversantes. pas de la création ??????

c'est quoi la "pure création" !?!?

"Ca aussi cela me choque. L'art sur commande est à mes yeux un total non sens"

ça te choque ? pourtant j'en ai croisé un sacré paquet d'art sur commande qui est bouleversant ! Depuis les vitraux de Soulages à Conque (ces vitraux de verre qui sont comme des pierres translucides) jusqu'aux sculptures sur les églises romanes (visages , sirenes, gargouilles) qui me parlent si fort !

La commande, c'est un thème, un jeu, on s'en fiche ! la création peut s'en servir comme d'une proposition, un défi, un jeu, et la dépasser de loin. On est entourés de commandes qui ont donné l'occasion à un artiste de faire quelque chose qui nous prend aux tripes...

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chère calispera... je crois que je comprends ce que tu veux dire, mais peut-être que dans ton souci de bien te faire comprendre tu en fais trop !? :flowers:

Mon ami et voisin Irénée correspondrait sans doute à ce que tu décris... du moins en partie.

Il a touché à la peinture, à la sculpture, la soudure, la céramique, il était pianiste compositeur et chef d'orchestre, et professeur... et c'est surtout et presqu'exclusivement de cette dernière activité, enseignant de l'Art visuel et de la musique, qu'il tirait des revenus.

Il a vendu quelques toiles, mais en comparaison de la quantité de toiles et tableaux qu'il a créé, c'était plus par plaisir de partager que de souci de se faire un nom. Il a pourtant parcouru le monde entier et est mieux connu dans certaines galeries à Paris et Strasbourg, qu'au québec où il a vécu toute sa vie! Nul n'est prophète en son pays.

Il placait ses sculptures dans les jardins de ses voisins, donnait une pièce à qui en éprouvait de l'émotion, et à son décès, en 2005, à l'âge de 74 ans, la famille a découvert des milliers d'oeuvres qu'il n'avait jamais montré à personne... environ 15,000 !

À côté de ça, il organisait des concerts en tournée italienne et européenne, canadienne, pour de jeunes musiciens, un orchestre symphonique dit ''semi-amateur'' ( la différence entre amateur et professionnel ne résidant que dans la constitution administrative et salariale des exécutants au fond! le ''professionnalisme c'est la manière d'âme ( selon moi) avec laquelle on exerce une tâche, avec ou sans fausse note... planter un clou ou exécuter une sonate de bach)

Irénée plantait des clous, rafistolait ses maisons et son hangar à bois avec des bouts de ficelle et des planches de grange, et laissait les fleurs sauvages pousser et les arbres faire leur vie d'arbres. Il était un véritable amoureux de la Nature, et il pouvait contempler la rivière et les oiseaux pendant des heures, son seul repos.

Irénée accueillait aussi chez lui des ex-toxicomanes, sa mère a habité avec lui jusqu'à la fin de ses jours, 100 ans passé.

Un homme complet, universel, imparfait comme le sont tous les êtres humains, qui ne se demandait pas qui est artiste et qui ne l,est pas, qui répondait aux élans créateurs tout simplement, méconnu dans son propre village et son propre pays, négligé même, avec un sale caractère, charmant, généreux, et mal jugé par jalousie je crois ... dont les oeuvres n'ont strictement aucune cote de valeur marchande.

Je parle de lui, parce que j'ai beaucoup d'estime pour cet homme mésestimé et discret qui fut mon voisin pendant 30 ans.

Son approche de l'Art et de la Vie était les mêmes... la passion, l'émotion, et toujours toujours faire de son mieux en toute chose.

Il aurait bien ri de l'anecdote du ''violon'' .... je l'imagine faire ''pff! jouer du violon dans le métro et en faire une analyse !... c'est une belle perte de temps. Mieux vaut s'occuper à des choses utiles et qui font avancer.''

Merci Irénée Lemieux pour avoir su composer en équilibre, et travailler à aider tant d'autres tout au long de ton voyage sur terre, dans une vie faite pourtant de grandes passions et de déchirements, et d'émotions vives.

c'est certainement une histoire vraie à méditer celle-là aussi.

loulie dragonne

merci à marie-hélène aussi pour nous donner l'occasion de nous exprimer là-dessus

Edited by la dragonne

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:victory: "c'est la manière d'âme" dixit lou la dragonne

voilà ! le mot exact.

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Merci La Dragonne, Linaigrette et Nomade,

Vous nuancez assez bien mon propos (j'avais prévenu qu'il fallait le nuancer ;) ), je n'ai plus rien à ajouter. Je ne me sens pas vraiment en accord avec tes commentaires Linaigrette, mais pas trop en opposition non plus.

Et l'exemple de ton voisin, La Dragonne illustre parfaitement ce que je voulais dire. Les 15.000 oeuvres découvertes à son décès montrent pour moi que l'art peut très bien se passer de la reconnaissance, et bien plus encore de la commercialisation ou de la production sur commande.

Pour moi un bel exemple de l'art qui ne correspond pas au métier, c'est l'écriture. Très très peu d'auteurs peuvent vivre de leur écriture. Ca n'empêche pas que des centaines de milliers de livres soient publiés chaque année dans le monde, et il faut compter que les non publiés sont 10 à 100 fois plus nombreux.

Une dernière remarque sur le côté métier. J'ai envie de donner un exemple parallèle, en disant : "demain je change de métier : je me fais prophète, ce sera mon gagne-pain". C'est un peu cela l'effet que me donne le métier d'artiste. La personne qui me dit que son métier c'est "prophète", ben je la prendrai pour un gourou ;) (sauf exception.... qui confirme la règle ;) )

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sauf qu'en l'occurrence les 15000 œuvres en question personne ou quasi ne les a jamais vue elle ne font pas du tout parti du "bien commun" (même si sera peut-être le cas un jour) mais du domaine privé.

Artiste est un vrai métier (ce n'est pas pour autant que c'est le seul que l'on peut exercer ni que c'est celui-ci avec lequel on gagne sa vie), qui demande un vrai investissement en temps, en passion, en argent aussi et il a fallut des centaines d'années pour le faire +/- reconnaître et des milliers de vies misérables d'artistes pour y arriver. Et nombreux sont les artistes actuels, très talentueux, plus que ceux qui ont pignon sur rue, à finir leur journée éreintantes de boulot "alimentaire" et de ne plus pouvoir tenir un crayon ou une plume et avoir la tête totalement vide. Et donc à ne plus guère exercer leur talent et se condammer peut-être à ne plus jamais y croire. C'est ainsi que l'on gâche les talents et que l'on se prive d'oeuvres géniales.

Nous ne parlons pas ici de ceux qui profitent du système développés par ceux qui reproduisent et distribuent l'art pour le rendre accessible au plus grand nombre, mais des artistes. L'art et l'industrie culturelle (ou le marché de l'art) n'ont rien à voir si ce n'est que les deuxième ont besoin des artistes, les vrais, ceux qui ont du talent, et c'est pour cela qu'ils les payent (dans le temps il ne les payaient pas du tout ou guère et se faisaient plein d'argent sur le dos de "l'art valeur universelle et gratuite" pendant que les vrais artistes crevaient de faim et de maladie dans la misère la plus sombre simplement heureux que leur art soit reconnu). Les artistes ont de leur côté besoin de ces derniers pour se faire connaître, pour être vu, lu, entendu, critiqué. Si certains artistes préfèrent travailler pour eux même uniquement, d'autres ont besoin du regard extérieur pour avancer ont besoin aussi de sentir qu'ils procurent du bonheur aux gens.

Evidemment dans une société idéale, personne ne serait payé pour les servives rendus (comme le dit loulie, construire une maison, faire du pain, cultiver des patates ou écrire 1984 qui peuvent tous être des formes d'art) mais personne n'aurait besoin d'argent pour vivre non plus

Je préfère pour ma part payer un artiste pour le bonheur ou la réflexion qu'il m'apporte, et m'assurer ainsi qu'il puisse continuer à le faire, que payer un banquier.

Quant à comparer artiste et gourou :blink:

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