Guest Alain

Toilettes sèches

508 posts in this topic

Bonjour,

Nous allons bientôt redémarrer nos toilettes sèches après une petite période de pause (nous sommes en lotissement dans une grande ville et ce n'est pas toujours évident de gérer cela, surtout la quantité de compost !).

Mon beau-père me propose de récupérer des sacs de feuilles de chêne liège (pour recouvrir le compost quand on vide les seaux) : pensez-vous que cela convienne (pas trop acide ou autre problème ?) Sinon il a un broyeur, pensez-vous qu'il vaut mieux les broyer avant (ces petites feuilles sont assez raides) ?

Autre question : nous avions lors de nos précédents composts (au début du compostage surtout, dans le tas le plus récent) une odeur non pas très très désagréable, mais suffisamment forte pour qu'on s'inquiète que ça ne gêne pas l'un de nos voisins, qui ont leur terrasse toute proche des cellules à compost. Odeur un peu forte sans doute liée à la décomposition de l'urine, un peu comme de l'ammoniaque. Nous utilisions seulement des copeaux assez gros (+ feuilles séchées ou paille pour recouvrir) ; est-ce que cela serait judicieux d'utiliser en plus de la sciure, peut-être plus absorbante pour l'urine ?

Merci beaucoup d'avance des conseils des utilisateurs de toilettes sèches expérimentés !

Valérie

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Pour les feuilles de chene-liege je ne sais pas trop, en générale les feuilles persistantes se décomposent très lentement, cela risque peut-être d'être le cas ici.

Pour le problème d'odeur, deux questions :

- est ce qu'il y avait assez de paille sur le dessus du composte ? le notre en avait 15 à 20 cm et quand la paille est fraiche cela ne sent pas, au bout de quelques semaines alors que la paille a été déplacée et qu'elle a été en contact avec le composte l'odeur revient, il faut alors la renouveller

- est ce que vous utilisez asser de copeaux de bois ? Au vidage du seau, dans l'idéale l'urine ne doit pas dégouliner ni faire "floc". (Si on met trop de copeaux de bois, les copeaux du fond du seau sont encore secs lors du vidage).

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Bonjour, j'ai essayé de lire les 23 pages, j'ai peut-être loupé des trucs,

mais j'ai quelques questions:

j'ai une petite maison, nous sommes 5, j'ai un petit terrain.

Je voudrais qu'on passe aux toilettes sèches, mais il y a encore quelques freins:

de 1, notre terrain est trop petit pour servir à l'épandage du compost.

Il y a derrière chez nous un champ, et une forêt municipale, mais je suppose qu'étaler en douce notre compost sur un terrain communal est interdit, et je me vois mal aller voir l'agriculteur pour lui demander si je peux mettre mon caca sur son champ.

On pourrait jeter nos sacs à la poubelle au fur et à mesure, mais niveau écologie c'est pas terrible.

Alors qu'est-ce qu'on peut faire de ça? si j'ai bien compris faut compter environ 1m3/pers et par an, c'est énorme.

de 2, pas facile de trouver de la sciure gratuite...Les scieries commencent à flairer le filon, et les prix grimpent. Pouvons-nous utiliser du papier (des brouillons) déchiqueté à la machine?

de 3, question hygiène: en cas de bonne vieille épidémie de rotavirus par exemple, on se retrouve avec une bombe bactériologique dans le seau.

Qu'est-ce qu'on en fait?

Merci d'avance de vos réponses, j'espère qu'on va y arriver

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de 1, notre terrain est trop petit pour servir à l'épandage du compost.

Il y a derrière chez nous un champ, et une forêt municipale, mais je suppose qu'étaler en douce notre compost sur un terrain communal est interdit, et je me vois mal aller voir l'agriculteur pour lui demander si je peux mettre mon caca sur son champ.

On pourrait jeter nos sacs à la poubelle au fur et à mesure, mais niveau écologie c'est pas terrible.

Alors qu'est-ce qu'on peut faire de ça? si j'ai bien compris faut compter environ 1m3/pers et par an, c'est énorme.

1m3 par an et par personne !? C'est énorme ! Faut avoir de sacrés problèmes de transit ! Ou alors, c'est sans compter la dégradation naturelle et constante (et encore...)

Mes toilettes sèches sont en place depuis 18 mois ou un an, et j'ai un tas de 50 cm de haut (mon composteur fait 80 sur 80, ce qui fait beaucoup moins d'1/2 m3 en presque deux ans !

Il te faut mettre deux composteurs (j'en ai fait avec des palettes récupérées), car au bout d'un moment, tu dois laisser le tas se décomposer, et donc vider tes toilettes sur le deuxième tas. Tu changes en gros une fois par an, et tu verras qu'au bout de ce temps, le premier tas aura beaucoup diminué... Peut-être pourras-tu alors l'utiliser chez toi (pieds des arbres, parterre de fleurs, plantes d'intérieur...) ou le donner à des voisins (pas besoin de préciser d'où ça vient : il te suffit de dire que tu as du compost à donner issu de ton composteur !) Ça se vends cher, alors, si tu le donnes, tu devrais trouver preneur ! Au pire, utilise un site comme le bon coin, pour le proposer.

Il serait dommage de mettre tout ça à la poubelle (et donc sûrement à l'incinérateur...), alors qu'un des rôles principaux des toilettes sèches est la valorisation de la matière organique !

.

de 2, pas facile de trouver de la sciure gratuite...Les scieries commencent à flairer le filon, et les prix grimpent. Pouvons-nous utiliser du papier (des brouillons) déchiqueté à la machine?

Je récupère de la sciure de tronçonneuses : ça se trouve facilement, en hiver : il te suffit de repérer un coin où on abat des arbres et d'aller en récupérer à la fin, avec ta pelle et ta poubelle. Il suffit juste qu'il ne pleuve pas. La sciure est moins "propre", mais ce n'est pas bien grave. Ou alors, si tu as un voisin qui a un banc de scie, c'est encore plus simple. Tout le monde cherche des scieries, mais ce n'est pas le plus simple !

Bien à toi,

Nico.

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de 1, notre terrain est trop petit pour servir à l'épandage du compost.

Il y a derrière chez nous un champ, et une forêt municipale, mais je suppose qu'étaler en douce notre compost sur un terrain communal est interdit, et je me vois mal aller voir l'agriculteur pour lui demander si je peux mettre mon caca sur son champ.

On pourrait jeter nos sacs à la poubelle au fur et à mesure, mais niveau écologie c'est pas terrible.

Alors qu'est-ce qu'on peut faire de ça? si j'ai bien compris faut compter environ 1m3/pers et par an, c'est énorme.

Il faut juste savoir que si le composte diminue bien tout seul à la belle saison, au coeur de l'hiver il se dégrade que très peu chez nous, c'est à ce moment là qu'on voit le niveau monter le plus vite. Les palettes de 1,2 m x 0,8 m montées en carré permettent de faire un bon volume de composte, comme indiqué il en faut deux.

A noter que pour un nouveau composte, le compostage est accéléré au début par l'ajout de composte déjà décomposé venant d'un autre composte (pas forcément de toilette sèche)

de 2, pas facile de trouver de la sciure gratuite...Les scieries commencent à flairer le filon, et les prix grimpent. Pouvons-nous utiliser du papier (des brouillons) déchiqueté à la machine?

Je ne sais pas pour le papier, cela me semble être du gaspillage étant donné qu'il est recyclable.

Des feuilles mortes peuvent convenir, pas difficile à trouver en foret.

de 3, question hygiène: en cas de bonne vieille épidémie de rotavirus par exemple, on se retrouve avec une bombe bactériologique dans le seau.

Qu'est-ce qu'on en fait?

Tu tend ton seau sur ton composte et tu laisses la nature se faire, le compostage éliminera les germes au cours des 2 ans de compostage. Pour tes mais/gants et ton seaux tu fais un bon nettoyage avec des produits desinfectants avec les bonnes huiles essentielles qui tuent ce qui est méchant (de mémoire: citron, tea tree et pin).

Je pense aussi qu'il faut relativiser le problème en se posant la question sur ce que l'on fait dans un cas identique avec des toilettes à eaux, tu dois quand même utiliser le papier toilette avec tes mains et utiliser le WC à plusieurs personnes... sans parler de la brosse à WC très rarement nettoyées, ni de la clinche de porte si tu n'as pas de lavabo dans ton WC.

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Je récupère de la sciure de tronçonneuses : ça se trouve facilement, en hiver : il te suffit de repérer un coin où on abat des arbres et d'aller en récupérer à la fin, avec ta pelle et ta poubelle. Il suffit juste qu'il ne pleuve pas. La sciure est moins "propre", mais ce n'est pas bien grave. Ou alors, si tu as un voisin qui a un banc de scie, c'est encore plus simple. Tout le monde cherche des scieries, mais ce n'est pas le plus simple !

Bien à toi,

Nico.

C'est ce que je fais aussi, mon beau père fait du bois, je récupère donc pas mal de sciure de tronçonneuse, c'est nickel pour les toilettes sèches! je vous cache pas qu'il s'est demandé ce qu'on en faisait...

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bonjour à tous,

je souhaiterais installer des toilettes sèches dans mon appartement, mais, habitant en ville je me pose une question pour les vider. Mettre les déchets organiques au tout-venant fait plus de déchets à traiter, donc pollue. Cela me dérange un peu d'aller mettre les sillures+caca aux alentours immédiat de la ville. Donc je me pose une question un peu bête: est-il possible de faire une lombricompostage de mon bac de toilettes sèches? Des vers de terre peuvent-ils vivre dans un tel bac? Dans ce cas, je vidrai de la terre, et non plus des excréments (tout de même plus acceptable pour les voisins!)

merci pour vos réponses.

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en réponse à ton autre post éffacé :

bonjour à tous,

je souhaiterais installer des toilettes sèches dans mon appartement, mais, habitant en ville je me pose une question pour les vider. Mettre les déchets organiques au tout-venant fait plus de déchets à traiter, donc pollue. Cela me dérange un peu d'aller mettre les sillures+caca aux alentours immédiat de la ville.

Donc je me pose une question un peu bête:

est-il possible de faire une lombricompostage de mon bac de toilettes sèches?

Des vers de terre peuvent-ils vivre dans un tel bac? J'y ajouterais également épluchures et restes alimentaires. Dans ce cas, je vidrai de la terre, et non plus des excréments (tout de même plus acceptable pour les voisins!)

merci pour vos réponses

J'avais lu dans un article de l'âge de faire qu'il existe ce type de toilettes sèches à lombricompostage, le numéro est cependant trop ancien pour être en ligne sur leur site. Je te joins le lien vers un article sur le lombricompostage dans le même journal, tout en bas il y a une liste de site avec un fabricant de toilettes sèches à lombricompostage. Donc ça doit être faisable...

article "allez les vers" de l'âge de faire

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Salut,

les toilettes sèches ?? un procédé baba-cool astrignant et peu écologique contrairement à ce qu'on peut lire ou entendre.

Un petit cours de chimie organique pour comprendre.

L'homme excrète l'azote sous forme d'urée (comme le cochon, mais pas comme les vaches ni les poules). Cette urée dissoute dans les urines se dégrade très rapidement par hydrolyse en contact avec le sol ou les matières fécales (contact qui a lieu dans des toilettes sèches il me semble !). Le résultat de cette réaction d'hydrolyse est un dégagement d'ammoniac NH3 ! Cela sent toujours l'ammoniac dans des toilettes sèches !

Or l'hydrolyse de l'urée n'est pas instantanée mais demande de 8 à 50 jours suivant la température qui règne dans les toilettes : à 20°C il faut grosso-modo entre 20 et 28 jours.

Donc si vous faites vos besoins dans une toilette sèche, cela provoquera un dégagement d'ammoniac pendant 3 à 4 semaines avec mauvaises odeurs ...

cet ammoniac ne restera pas dans l'air, il retombera sur la campagne environnante sous forme de pluies acides car il s'oxyde en nitrate dans l'air humide en abandonnant un proton H+, donc de l'acide.

Je suis sûr que ceux qui ont des toilettes sèches ont des problèmes de rouille des charnières et parties métalliques non inox.

Bref, c'est pas terrible comme plan.

Dinocras

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:glare: ohlàlàlà Dinocras !!! Mais rien ne trouve donc grâce à ton impitoyable regard dans ce que font les gens ? Tous bobos pour choisir de faire du compost, des toilettes sèches et filter les nitrates ?

Et je suis navrée de te décevoir, nos toilettes ne sentent pas l'ammoniaque, pas plus que son compost. Tu n'as pas du en fréquenter beaucoup, des toilettes sèches...

Et je me demande même souvent ce que tu es venu faire sur ce forum .

Des trucs constructifs et écologiques, tu en as à nous proposer pour remplacer ce que tu considères comme des hérésies noires ?

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Donc si vous faites vos besoins dans une toilette sèche, cela provoquera un dégagement d'ammoniac pendant 3 à 4 semaines avec mauvaises odeurs ...

Tant que nous sommes aux toilettes, pas de bagarre.

Après t’être bien frotté les mains avec la transformation du fumier de porc (avec lequel tu travailles beaucoup) tu feras si tu veux, la même chose en compost humain bien paillé ; tu verras ça sent très bon.

Chez nous, on change la litière des truies nourrices tout les 3 jours ; Quand elles seront là ; vraisemblablement idem pour nos chiottes sans eau.

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salut,

le problème est que ce type de traitement fait se volatiliser la moitié de l'azote excrété sous forme de gaz ammoniac.

Je pense aussi et pour la même raison que les truies élevées sur de la paille vivent dans une atmosphère ammoniacale bien plus élevée qu'avec les autres techniques de stabulation, car l'hydrolyse de l'urée est acclérée par la chaleur des animaux et le contact immédiat, dans la litière, entre les matières fécales et les urines. c'est donc une fausse bonne idée.

La ventilation dans les salles (comme dans les chiottes sèches) est souvent mal conçue - il faut deux systèmes de ventilation - il faut dépenser bien plus d'énergie pour que l'air reste sain et évacuer le gaz ammoniac vers le voisinage.

En outre, cet azote ammoniacal volatilisé retombe sur la campagne sous forme de pluies acides et nitrates.

Evacuer l'azote dans l'air pour ne pas avoir à le récupérer : ni vu ni connu ! ce n'est pas vraiment une bonne solution.

D'autant plus que le recapter dans l'air pour faire de l'engrais : c'est très cher. Alors, la vraie économie serait de ne pas volailiser cet azote et le compostage est une grande source de pollution par l'ammoniac : en bretagne, avec les filtres plantés de roseaux (stations d'épuration des villages) et le gaz ammoniac volatilisé des élevages et des compostages, les algues vertes ont de beaux jours devant elles !

Il faudrait quand même être un peu curieux et pragmatique et voir un peu plus loin que les apparences ...

Dinocras

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1°) Ca ne sent rien dans mes toilettes sèches, même aujourd'hui où il doit doit y fait 35°C (elles sont dans une pièce non isolée, et avec ce soleil...). Au "pire", ça sent le bois.

2°) Je ne pisse pas sur mes charnières, mais j'admets que si je le faisais, ça risquerait de rouiller... Pareil dans les toilettes à eau ! Et l'étagère en métal placée à côté de mes toilettes sèches n'est pas plus rouillée qu'elle ne l'était quand je l'y ai installée (elle vient de la déchetterie et présentait déjà quelques points de rouille, mais depuis en gros deux ans qu'elle voisine avec mes toilettes, rien de plus).

3°) Supposerais-tu que de pisser dans de l'eau potabilisée à grand renfort d'énergie et de chlore, puis évacuée dans un tout-à-l’égout, transformée en boues (à grand renfort d'énergie (bis)), traitées et évacuées je-ne-sais-comment (mais à grand... (ter)), soit plus écolo que de traiter individuellement, gratuitement et sur place ses déjections ?

4°) Que proposes-tu de mieux ?

Nico.

Edit admin : Kristo ayant, pour des raisons personnelles, supprimé l'intégralité de ses messages ainsi que les sujets commencés par lui sur le forum, cela peut perturber, voire rendre incompréhensibles certaines discussions. Merci de votre compréhension.

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salut,

inutile de m'oposer de la littérature de vulgarisation, je suis de la partie.

L'hydrolyse de l'urée est un fait incontestable et impossible à éviter. tant mieux si vous avez, pour certains d'entre vous des parties métalliques inoxydables. Donc le dégagement d'ammoniac NH3 est totalement incontournable.

Celà pose d'ailleurs d'énormes problèmes aux élevages de porcs dont la moitié de l'urée excrétée part dans l'air et retombe sur la campagne sans traitement .... et le cochon a exactement le même système digestif que l'homme.

D'ailleurs les instances scientifiques (INRA, IFTP) ont depuis longtemps démontré que les cochons élevés sur sciure ou sur paille vivent dans une atmosphère plus concentrée en ammoniac que ceux qui sont élévés sur caillebotis.

Donc je ne vois pas de différence entre un cochon et un homme qui font leurs besoins dabns la sciure ....

Cependant, je suis en mesure de confirmer que le compost issu des déjections porcines ou humaines sera de meilleure qualité que le compost de déchets verts qui est un ersatz de compost, à cause justement d'une spécificité de déjections humaines ou porcines par rapport aux déjections de vaches par exemple....

N'empêche que cette technique de toilettes provoque à coup sur des dégaements d'ammoniac dans l'air que l'on peut d'ailleurs estimer :

Chaque individu rejette en moyenne 15 g d'azote N par jour (en moyenne)

sur ces 15 g, 90% sont sous forme d'urée soit 13,5 g dans les urines et le reste dans les matières fécales sous forme d'AA non digérés (acides aminés).

Sur ces 13,5 g, l'hydrolyse de l'urée va en volatiliser la moitié environ (45%) soit 6 grammes de N.

Ces 6 grammes d'azote représentent 27 grammes de nitrates qui vont retomber chaque jour, sur la campagne à 10 km maxi du point d'émission soit les toilettes sèches avec un peu d'acide (proton H+).

Multipliez cela par le nombre d'habitants utilisant les toilettes .... puis par 365 pour avoir la quantité annuelle : ça fout les jetons !!!

Mais qu'on se rassure, il se passe la même chose dans les égouts.

Alors les égouts et les toilettes sèches : même combat ... sauf que l'égout public cela parait quand même plus hygiénique et plus pratique.

A la campagne le trou dans la terre est 100 fois plus efficace que la défécation dans la sciure. la terre assimile tout alors que la sciure de bois : non !

Dinocras

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1°) Ca ne sent rien dans mes toilettes sèches, même aujourd'hui où il doit doit y fait 35°C (elles sont dans une pièce non isolée, et avec ce soleil...). Au "pire", ça sent le bois.

2°) Je ne pisse pas sur mes charnières, mais j'admets que si je le faisais, ça risquerait de rouiller... Pareil dans les toilettes à eau ! Et l'étagère en métal placée à côté de mes toilettes sèches n'est pas plus rouillée qu'elle ne l'était quand je l'y ai installée (elle vient de la déchetterie et présentait déjà quelques points de rouille, mais depuis en gros deux ans qu'elle voisine avec mes toilettes, rien de plus).

3°) Supposerais-tu que de pisser dans de l'eau potabilisée à grand renfort d'énergie et de chlore, puis évacuée dans un tout-à-l’égout, transformée en boues (à grand renfort d'énergie (bis)), traitées et évacuées je-ne-sais-comment (mais à grand... (ter)), soit plus écolo que de traiter individuellement, gratuitement et sur place ses déjections ?

4°) Que proposes-tu de mieux ?

Nico.

la rouille n'a rien à voir avec le fait de pisser sur les charnières, elle vient dela transformation dans l'air de l'ammoniac en acide nitrique et de la condensation du mélange vapeur d'eau acide, sur les parties froides métalliques.

Je ne sais si l'égout public est plus écolo que les toilettes sèches, pour moi : c'est bien pareil.

Les toilettes sèches ont un coté "écolo" certes mais fallacieux en partie car le fait de chier dans la sciure est une invention de l'homme, jamais observée dans la Nature (tous les animaux font leur besoin sur la terre ou même dedans : comme les chats et non dans des tas de bois !!)... contrairement aux stations d'épuration.

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Bonjour ,

Peut-être est-ce dû au fait que je suis crudivore avec faible apport protéique (6-7%)

même pas .... puisque les crudivores ('xcuses-moi) sont quand-même rares ....

Petit complément, où Joseph décrit justement "l'erreur" de séparer liquides et solides en stockant l'urine seule ... , et il parle bien ici des T.S. "à séparation" , et non pas des TLB, qui permettent justement d'éviter cela par l'adjonction directe de litière carbonée ... ! :

La troisième idée fausse est de croire que l'urine stockée peut être utilisée dans le jardin, sans nuisances.

L'urine est recueillie dans un réservoir où, grâce à l'action d'un enzyme toujours présent dans l'urine [5], l'azote organique se transforme assez rapidement en ions d'ammonium. C'est ce qui explique l'odeur d'ammoniac (NH3) de l'urine qui séjourne quelques heures dans un pot de chambre ou dans un seau hygiénique. Compte tenu du fait qu'environ 80 % de l'azote organique contenu dans nos déjections se trouve dans l'urine, on comprend l'importance du devenir de l'urine pour le milieu récepteur.

[5] Il s'agit de l'uréase. Cet enzyme est capable d'hydrolyser l'urée (carbamide) en ammoniac et en dioxyde de carbone.

En fait, sous forme ammoniacale, l'azote ne peut suivre dans la nature que le chemin de l'oxydation. Il se forme ainsi des ions nitreux (NO2-) particulièrement toxiques qui s'oxydent en nitrates (NO3-). L'urine stockée dans le réservoir de la toilette devient un concentré d'ammonium contenant des ions de nitrites et de nitrates. Les constructeurs des toilettes sèches recommandent d'utiliser l'urine stockée en la diluant 8 fois pour l'irrigation des plantes.

Cordialement

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Bonjour ,

juste à préciser que ce n'est pas moi qui "fourni" ces informations importantes .... mais Joseph Orszagh qui nous transmet tout le "savoir" qu'il a étudié et acquis sur + de 20 ans de recherches scientifiques indépendantes ...

Je ne peux que recommander aussi à chacun de lire aussi le complément que Joseph avait écrit en 2008, publié sur mon site, concernant cet épineux problème de la séparation liquides >< solides et du gaspillage des biomasses animale / végétale , à lire ici :

Toilette sèche - Séparation pas si "divine" .. !

dont je cite ici un extrait (qui ne doit surtout pas vous empêcher de lire l'article complet !) :

Les impacts environnementaux

Pendant le stockage, l'uréase, un enzyme toujours présent dans l'urine, hydrolyse l'urée (carbamide) pour donner des ions d'ammonium et du dioxyde de carbone. Au contact de l'air (par exemple au moment de l'épandage et après), un phénomène d'oxydation a lieu qui produit finalement du nitrate d'ammonium, mais aussi des ions nitrites, particulièrement toxiques dans l'environnement. Le nitrate d'ammonium est un engrais chimique courant. Sa présence massive dans l'urine stocké explique son « pouvoir fertilisant », avec ses avantages (rendements agricoles élevés) et ses inconvénients (pollution par les nitrates, par les nitrites et les ions d'ammonium, la destruction de l'humus – donc la structure – du sol).

Quant à la TLB, la maîtrise des odeurs se fait sans artifice technique. Grâce à la présence de l'urine dans la toilette, la cellulose végétale de la litière peut bloquer les réactions enzymatiques générant les odeurs. La simplicité élémentaire est sans aucun doute le défaut majeur de cette toilette.

Mais pour répondre précisément à ta question, je ne suis pas compétent moi-même pour pour le détailler scientifiquement ....

navré ..

Cordialement

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salut,

dire qu'il y a de l'uréase dans l'urine ( je cite : Uréase = enzyme toujours présente dans l'urine !!) que je lis plus haut c'est la plus grosse erreur que j'aie pu lire. Si c'était le cas, cette hydrolyse se passerait dans la vessie et on pisserait de l'ammoniaque, bonjour les brûlures sur les muqueuses !!! et la vessie exploserait sous la pression du gaz NH3 formé.

L'uréase est secrétée par les bactéries du sol et de l'intestin, elle est donc dans les matières fécales et le sol ... donc dans l'air aussi car de nombreuses bactéries sont capables de fabriquer de l'uréase. Mais en aucun cas, l'uréase ne peut se trouver dans les systèmes urinaires des mammifères monogastriques (homme et cochon entre autres).

De plus l'hydrolyse de l'urée ne produit aucun gaz : ni CO2 ni NH3 mais des ions ammonium et des ions carbonates CO3 (je ne pose pas les valences volontairement), or les ions carbonates sont instables au pH de la réaction donc ils se transforment en bicarbonattes HCO3 en libérant un OH. Cet OH réagit avec NH4 pour former de l'eau et un gaz NH3.

Voila pourquoi cela sent l'ammoniac dans les toilettes et cela se poursuit tant qu'il y a des CO3.

A la fin il ne reste plus que la moitié des NH4 qui restent dans le liquide, le reste de l'azote est parti dans l'air !!

Les citations du message cité plus haut qui viendraient je suppose du gourou ORSZAGH sont des approximations voire des erreurs qu'un bon chimiste ou agronome peut facilement contester voir balayer d'un revers scientifique de niveau 1° cycle d'université. Et toutes les citations relèvent bien souvent de l'imprécision voire de l'imposture !!

Il est clair que séparer les urines des matières fécales peut ralentir l'hydrolyse de l'urée mais en aucun cas l'empêcher.

La cellulose n'a jamais bloqué de réactions enzymatiques : ces gens lancent des hypothèses alors qu'ils n'ont pas les bases élémentaires scientifiques pour parler d'un sujet : cela me rend inquiet : Mes contemporains sont d'une crédulité peu commune et les manipulateurs intéressés en tous genres ont de beaux jours devant eux. Quelques bases scientifiques permettraient de remettre les vérités en avant ... mais bon : n'insistons pas !

Cependant, certains végétaux, à travers les phytates qu'ils contiennent sont capables de fixer l'ammonium et le gaz ammoniac : ce sont les graminées (pailles d'orge, de blé et miscanthus en particulier). le pouvoir fixateur d'azote de ces végétaux est important. Plusieurs expériences menées démontrent que > 56 % de l'azote ammoniacal du lisier est fixé par le miscanthus en moins de 3 jours; autrement dit il y a moyen de fixer l'azote avant qu'il parte dans l'air.

Après tout chacun fait ses besoins comme il veut et où il veut , certes, mais dans le respect des règles d'hygiène que la Société républicaine a fixées. Cette pratique des toilettes sèches m'apparait un peu comme une pratique individualiste, une sorte de repli sur soi, un rejet de la vie en société, voire en insistant un peu, un retour à la vie tribale !!

Il faut se méfier aussi des conséquences que pourrait avoir, à long terme, la consommation de légumes ayant poussé avec du compost humain... les mammifères herbivores ne consomment jamais l'herbe des pâtures sur laquelle ils ont déféqué : exemple les bovins ! sauf plusieurs années après. Il y a sans doute une bonne raison à celà ... mais je ne la cerne pas avec certitude donc je n'en parlerai pas; mais pensez-y !!

Dinocras

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Bonjour ,

>> Voila pourquoi cela sent l'ammoniac dans les toilettes et cela se poursuit tant qu'il y a des CO3

>> De plus l'hydrolyse de l'urée ne produit aucun gaz : ni CO2 ni NH3

Extrait de : IV. Le traitement a l'urée

Documentation du département de l'agriculture de la FAO

http://www.fao.org/d...8F/w4988f06.htm

4.1. Principe

Le traitement à l'urée (source génératrice d'ammoniac) est une technique simple et très facilement maîtrisable par le paysan. Elle consiste à incorporer par arrosage une solution d'urée au fourrage grossier sec et à recouvrir l'ensemble avec les matériaux étanches localement disponibles.

En présence d'eau et d'enzyme, appelée uréase et, s'il fait suffisamment chaud, l'urée est hydrolysée en ammoniac gazeux et en gaz carbonique selon la réaction enzymatique simplifiée suivante:

>> dire qu'il y a de l'uréase dans l'urine ( je cite : Uréase = enzyme toujours présente dans l'urine !!) que je lis plus haut c'est la plus grosse erreur que j'aie pu lire

Quelques sources glanées vite fait sur le net :

Extrait de : IV. Le traitement a l'urée

Documentation du département de l'agriculture de la FAO

http://www.fao.org/d...8F/w4988f06.htm

4.2.1. Présence d'uréase

L'hydrolyse de l'urée est une réaction enzymatique qui ne peut s'effectuer qu'en présence d'uréase, enzyme "coupant" la molécule d'urée. Cette réaction est très complexe.

L'uréase est produite par les bactéries uréolytiques. Ces dernières sont présentes dans le sol et, aussi, dans les urines et les déjections humaines et animales (l'uréase est présente dans le rumen). Ainsi, en milieu agricole et paysan, l'uréase présente dans le milieu (encore appelée d'origine tellurique) ne fera généralement pas défaut et viendra contrebalancer sa teneur parfois insuffisante dans les pailles (cf, entre autres les travaux de WILLIAMS et al., 1984 a et b et de YAMEOGO et al., 1993)

Extrait de : TP n° 3 sur le dosage de l'urée plasmatique

Travail collectif en 4è année universitaire en pharmacie en faculté de médecine algérienne

http://www.scribd.co...ree-plasmatique

b- urée urinaire:

Le dosage est effectué, soit sur un échantillon des urines de 24 heures, soit sur une miction.

Étant donné la consommation possible de l'urée par des germes possédant une uréase, les urines peuvent être conservées pendant 7 jours à+4°C ou 1 mois à -20°C

Extrait de : LITHIASES URINAIRES

Par : Equipe Médicale Medinfos

http://www.medinfos....urinaire5.shtml

III lithiase urinaire de phosphate ammoniacomagnésien

Femme ou en milieu urologique. Sur uropathie ou chirurgie des voies urinaires.

pH alcalin et élévations des concentrations urinaires en phosphate, magnésium et NH4 (décomposition de l'urée par l'uréase). Ce dernier facteur explique le rôle majeur des infections urinaires à germes uréase +

Extrait de : « Comment se forme les calculs urinaires ou rénaux ? »

http://www.onyx-cavi...lculs-urinaires

L'hydrolyse de l'urée urinaire sous l'action de l'uréase entraine la libération d'ammoniac NH3 et de gaz carbonique CO2. Il s'ensuit: une alcalinisation des urines par les ions ammonium (pH des urines s'élevant constamment au-dessus de 7,5 et pouvant atteindre jusqu'à 10); une précipitation de phosphate ammoniaco-magnésien, du fait de la production abondante d'ions NH4+ et du pH élevé, en présence d'ions phosphate et magnésium qui sont généralement abondants dans les urines; une augmentation de la concentration des urines en ions bicarbonates et carbonates formés à partir du CO2; une précipitation de phosphates calciques fortement carbonatés, notamment de la carbapatite, du fait du pH alcalin et de la production d'ions carbonate, en présence d'ions phosphate et calcium

Littérature : « The influence of pH and urine composition on urease enzymatic activity in human urine »

http://www.springerl...m19x1765807722/

Littérature : « Urease. The primary cause of infection-induced urinary stones. »

http://www.ncbi.nlm....v/pubmed/815197

>> Mais en aucun cas, l'uréase ne peut se trouver dans les systèmes urinaires des mammifères monogastriques (homme et cochon entre autres)

comment doit-on apprécier, au regard des quelques sources citées ci-avant, ces affirmations personnelles dictées comme vérités incontournables ... ???

>> Les citations du message cité plus haut .... sont des approximations voire des erreurs qu'un bon chimiste ou agronome peut facilement contester voir balayer d'un revers scientifique de niveau 1° cycle d'université

les sources ici citées me semble d'un niveau supérieur à "un 1er cycle universitaire" ....

alors ... que doit-on en penser ???

chacun appréciera !

:glare:

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Salut,

merci de me rappeler les documents FAO .... ultrasimplifiés et traduits de la scientologie anglo-saxonne, et destinés aux paysans africains. C'est vrai qu'il y a une erreur d'appéciation dans la formule donnée par la FAO et que c'est un raccourci, vraiment rapide, de ce qui se passe, en fin de compte, quand on veut traiter de la paille à l'urée ou ammoniaque pour l'alimentation des bovins au SAHEL.

Les documents cités par ailleurs (par 0 ou pedro ? ) démontrent bien que quand il y a de l'uréase dans les urines, le sujet est un peu en dehors des normes pour ne pas dire malade. Ils se forme alors des calculs formés de Struvite dans la vessie par réaction de l'ammoniaque formé avec les phosphates et du magnésium, ou de l'hydroxy-apatite avec le calcium.

Mais c'est devenu un problème médical et nous éloigne des toilettes sèches.

Pour la fixation de l'ammoniac qui fixerait les mauvaises odeurs, le carbone, qui a bon dos et qu'on met à toutes les sauces à cause du CO2 n'a pas grand chose à y voir, en relation directe. Dans ce type de situation en effet, comme tout est biologique et chimique à la fois, c'est très compliqué de trouver une relation directe de cause à effet.

Cependant, on sait que le bois sec par son action d'absorption (4 à 5 fois son poids sec pour l'absorption d'eau) peut fixer une quantité notable d'azote labile (ammoniaque).

Cet azote va servir de carburant aux bactéries qui transforment la cellulose en sucres et la lignine en humus.

Il se peut que kristo* ait dans ses TS enclenché une réaction de fermentation cellulosique suffisamment active pour que tout l'azote qu'il y injecte soit capté par les bactéries et les champignons qui assurent la destruction de la cellulose.

Tout ça c'est un équilibre toujours assez long à se mettre en place et très difficile à maintenir car il y a souvent excès ou carence en quelquechose.

Le principe des toilettes sèches est celui du compostage avec des problèmes de dosages dépendant aussi de la qualité du caca de chaque jour et de la qualité du reste (bois, eau etc.....) cela marchera avec un minimum de savoir faire, beaucoup de tatonnements et quelques désagréments (volatilisation d'ammoniac très fréquente) et ce n'est pas ce que je critique, mais la mise en oeuvre et les contraintes d'évacuation que cela génère : il y a plus urgent à faire si on veut agir en citoyen responsable et conscient du gaspillage planétaire.

Les services publics assurent très bien le traitement des ces déchets dont l'issue (boues d'épuration) est connu et règlementé.

Mais comme tout faire soi même devient à la mode (où est la solidarité dans cette démarche ?) ma vision iconoclaste de la dérive de la Société peut en irriter, mais je m'en moque.

Dinocras

Edit modération : Après longue réflexion, l'équipe de modération vient de décider de bannir Dinocras du forum pour non respect des Règles de convivialités et usages telles qu'énoncées dans la Charte d'utilisation.

Ceci est bien dommage car les débats contradictoires se font rares et ils ont souvent le mérite de refaire le point sur nos certitudes ...

*Edit admin : Kristo ayant, pour des raisons personnelles, supprimé l'intégralité de ses messages ainsi que les sujets commencés par lui sur le forum, cela peut perturber, voire rendre incompréhensibles certaines discussions. Merci de votre compréhension.

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dinocras : Les services publics assurent très bien le traitement des ces déchets dont l'issue (boues d'épuration) est connu et règlementé.

Mêmes boues qu'on retrouve avec tous les soucis de métaux lourds et antibiotiques mal digérées, sur les champs des agris conventionnels... Sympa.

quant à l'éternelle opposition entre "faire soi même" et "solidarité", ça reste une excellente question à se poser,,. même si je ne vois pas franchement d'opposition entre les deux. Je fais mon levain et mon pain, quand j'ai trop de levain j'en donne à ma petite voisine pour faire une souche neuve. Je fais mon potager, je partage mes gaines, mes plants et mes légumes en cas de trop plein, avec ceux qui n'ont pas le temps de faire leur potager, mais qui en échange m'ont aidé à faire les enduits chaux de ma salle de bain...Et ça à l'infini. Je parle ici de choses concrètes, qui sortent du contexte des toiletets sèches, mais qui rapellent que rien n'empêche dans le faire soi même d'être solidaire des autres. Je dirai même, au contraire, qui est d'autant plus solidaire qu'on le fait soi même, qu'on prend le temps de le faire, qu'on en est responsable. Alors que tout ce qui vient de l'estérieur n'engage aucune responsabilité : les traitement des eaux par les communes, ça entraine aussi la déresponsabilistaion vis à vis du nombre de litre de flotte jettés dans les toilettes à eau, du je m'en foutisme face à l'avenir des boues de retraitement...etc etc...

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Re ,

dire qu'il y a de l'uréase dans l'urine ( je cite : Uréase = enzyme toujours présente dans l'urine !!) que je lis plus haut c'est la plus grosse erreur que j'aie pu lire
Mais en aucun cas, l'uréase ne peut se trouver dans les systèmes urinaires des mammifères monogastriques
De plus l'hydrolyse de l'urée ne produit aucun gaz : ni CO2 ni NH3

Je me suis donné la peine de chercher un minimum sur la toile ce qui pouvait infirmer ou confirmer celà ... en apportant des références de sources un minimum sérieuses ...

je n'ai trouvé que contrariétés aux propos de Dinocras ...

Je laisse maintenant à chacun le soin d'apprécier les réponses qu'il a apporté après ça ...

Aussi, la différence entre lui et moi, c'est que j'ai répondu à un questionnement de Kristo, que je ne suis pas compétent pour répondre précisément et scientifiquement à sa question ...

Je ne peux en guise de réponse que renvoyer à un extrait des explications de J.O. , qui précise ceci :

La troisième génération diffère des autres par le principe de fonctionnement, radicalement différent de celles qui l'ont précédée. Les nuisances olfactives sont maîtrisées grâce à l'adjonction d'une litière composée de matière végétale riche en cellulose. C'est ainsi que fonctionne la toilette à litière biomaîtrisée ou TLB. Dans le réservoir de cette toilette, la cellulose végétale bloque (par inhibition) les réactions enzymatiques dans les déjections, réactions qui sont responsables du dégagement des odeurs. Ce blocage ne peut avoir lieu qu'en présence d'urine. Afin d'éviter le développement des fermentations anaérobies (avec dégagement d'odeurs) la capacité du réservoir ne peut guère dépasser le volume d'une semaine de «production». De ce fait, les vidanges sont plus fréquentes. Une TLB, bien qu'elle se place à l'intérieur de l'habitation, ne nécessite pas l'installation d'un système de ventilation forcée. Avant leur utilisation agricole, les effluents des TLB sont compostés en deux étapes d'un an. Le compost obtenu convient à toutes les productions végétales, sans le moindre risque sanitaire.

Je ne peux personnellement en expliquer (scientifiquement) d'avantage ...

Aussi, je pourrais compléter le sujet en précisant que j'ai pu constater chez moi (par la pratique comparative !!, qui confirme aussi ce que j'ai mis en souligné dans l'extrait cité juste avant) qu'avec mon seau-urinoir , seau inox de 12 l. rempli de copeaux dans lequel j'urine, qu'en le vidant après quelques jours d'usage, lors du vidage, j'y sens une odeur d'urine ! ...

Si "j'oublie" quelque peu mon seau-urinoir en le laissant (plein) au delà d'une semaine ... lors du vidage au compost, j'y sens une odeur .... d'ammoniac .. !!!

CQFD ... Rien d'autre à dire ..

Cordialement

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Re,

merci à tous utilisateurs de TLB pour nous faire part si ils ont régulièrement des émanations d'ammoniac dans leur toilette, et dans quelles conditions d'utilisation ...

à nouveau cette semaine un "retour" d'un utilisateur qui me faisait part que son compost sentait ...

Moi : "recouvres-tu bien le contenu vidé sur le compost ?"

Lui : "ah bein non, pourquoi !?"

Juste cette anecdote pour rappeler que "les conditions d'utilisation" sont importantes et doivent être respectées !

et cette personne avait aussi "oublié" que le compost fonctionne comme la toilette elle-même, avec les matières à recouvrir à chaque fois pour neutraliser systématiquement le dégagement d'odeur !

Mais encore une fois, si le tas de compost sent, dans ce cas d'exemple ... bein ce n'est à cause ni du tas ni du processus de compostage ....

C'est pourquoi il est intéressant que chaque témoignage soit suffisamment précis et détaillé pour que chacun comprenne les circonstances concernées ...

Cordialement

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Bonjour à tous,

Je vous contact à travers ce forum car mon père, qui vit actuellement dans une maison sans eau courante ni électricité, par choix et aussi un peu par dépit, se trouve donc à utiliser des toilettes sèches, fabrication maison. Cela fait maintenant 7 ans qu'il auto-gère son humus, et non sans difficultés. Il a une organisation très réglementée, il est c'est vrai très ordonné, un tas par saison, qu'il ne laisse pas sans surveillance, qu'il retourne régulièrement, pour sans servir au printemps dans son potager. Seulement voilà, depuis preque 3 ans, une saloperie de gale a envahie l'espace, et contamine régulièrement mon père qui se shoote aux antibiotiques... On pensait le mal éradiqué par des traitements à la chaux autour du tas d'humus, ou la décomposition des tas en les applatissant recouvrant ainsi le potager, mais elle revient sans cesse. Je vous contact aujourd'hui pour avoir, si quelqu'un connait un peu le sujet, des informations sur l'apparition de cette bestioles, et la manière dont nous devons nous y prendre pour sans débarasser définitivement... Le froid, la chaux, ou la séparation de l'humus ni fait rien. Est-elle naît dans ce tas d'humus ? Un climat, un environnement idéal pour cette bestiole ? Le chêne à proximité et lui aussi contaminé par autre sorte de gale, y aurait-il un lien ? Et surtout comment s'en débarasse t-on ?

Merci d'avance

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il n'y a aucun rapport entre la gale du chene et celle de l'homme...et c'est un parasite ! je ne vois pas comment ton père peut se débarrasser de ça avec des antibios !!!! Normalement, la gale humaine ne se récupère que par contact avec un autre humain infesté. On ne peut pas récuperer une gale animale ou végétale. Donc je ne pense pas que l'humus y soit pour quoi que ce soit...

tient j'ai quand même été verifier, et ne me suis pas trompée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gale

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