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Bouillie Bordelaise Interdite

11 posts in this topic

Bonjour,

Il semble que maintenant la bouillie bordelaise soit interdite à la vente aux particuliers en Belgique, est ce que quelqu'un a plus d'infos à ce propos ?

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Salut!

Plus rien ne m'étonne en Belgique concernant ce qui est interdit et ce qui est autorisé...

Je suis allée samedi pour acheter des graines de chènevis pour canaris chez un marchand de graines pour oiseaux et le commerçant m'a dit que le chènevis tel quel était interdit à la vente en Belgique!!! S'il veut en vendre, il doit le mélanger à d'autres graines...

Donc si on veut des graines de chènevis pour faire de la farine de chènevis ou des graines germées, on doit acheter, dixit le commerçant, un kilo ou plus de mélange pour canari et ensuite trier les graines pour récupérer le chènevis... (sic!)

En ce qui concerne la bouillie bordelaise, je suis allée hier au salon Valériane à Namur et j'ai récolté de bonnes adresses pour le bio...

Notamment le BioForum Wallonie, au service de la filière Bio et leur site est : http://www.bioforum.be

J'ai d'autres adresses dans le genre si ça t'intéresse... :)

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Cela dit ce n'est peut être pas une mauvaise chose en soi. la bouillie bordelaise est une vraie calamité environnementale à haute dose. Même en bio, on commence à tester des purins de plantes pour remplacer ce truc...

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C'est avant tout une question de dosage. 1/3 de la dose prescrite sur l'emballage est suffisante, justes des traces de cuivres suffisent à bloquer le devellopement du mildiou par exemple.

Ensuite, c'est du préventif, pas du curatif. Une aspersion au bon moment suffit à reculer l'apparition de la maladie de plusieurs semaines.

Et pour l'aspersion ne pas négliger le dessous des feuilles (pomme de terre par exemple). Les spores de mildiou certes arrivent sur le dessus de la feuille, mais la dissémination se fait par le dessous. Du coup vous limitez énormément la propagation, et donc la réutilisation de bouillie bordelaise. De plus, le dessous des feuilles n'est pas lessivé par la pluie.

Mélangé avec du purin, on doit certainement pouvoir baissé encore le dosage.

Le purin de prêle est conseillé, car il contient du cuivre...

Le purin de cousoude ou ortie, car il renforce la feuille qui résiste un peu mieux.

Certains utilisent du lait écrémé, quelqu'un a t'il fait l'essai?

Mais c'est sûr qu'à outrance (genre après chaque pluie...), çà peut agresser la vie microbienne du sol de façon violente.

Pour la pdt le mieux encore est de planter tôt, genre mars - fin mars' du côté de Lorient, pour que les plants soient arrivés à terme avant les chaleurs et les pluies.

La bouillie, c'est en prévention, ou en début d'infestation quand toutes les précautions et les purins n'ont pu empêcher le dev de la maladie.

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Certains utilisent du lait écrémé, quelqu'un a t'il fait l'essai?

oui, nous ! Avec du lait non écrémé, mais dilué à 1/10è dans l'eau de pluie. C'est très très efficace.

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Certains utilisent du lait écrémé, quelqu'un a t'il fait l'essai?

oui, nous ! Avec du lait non écrémé, mais dilué à 1/10è dans l'eau de pluie. C'est très très efficace.

Merci pour l'info!

Est-ce qu'on peut également brumiser cette solution sur des plantes en pot (culture sur balcon)? Est-ce que ça ne risque pas d'attirer mouches et mouchettes? help.gif

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Salut !

Comment allez vous ?!

Je me demandais, quels sont les "produits" couramment utilisés dans l'agriculture biologique en tant qu'engrais et autres... :)

Quelqu'un m'a parlé que son pote agronome lui a dit que le Bio c'était n'importe quoi car pour ne pas utiliser de pesticides, les agriculteurs(trices) bio se reposent totalement sur le cuivre et que cela pollue les nappes phréatiques et donc que le BIO c'est nul et ça sert à rien ! :)

Que répondriez vous à cela ?!

Bien, je vous remercie ! :)

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Charte Demeter au sujet du cuivre :

II.1.4. Fongicides

Le soufre, le silicate de sodium, le bicarbonate de sodium, les sels de potassium (savon mou) et le

permanganate de potassium sont autorisés.

En ce qui concerne le cuivre, on peut l’utiliser sous forme d'hydroxyde de cuivre, d'oxychlorure de

cuivre, de sulfate de cuivre (tribasique) et d'oxyde cuivreux. Exemple : bouillie bordelaise (sulfate de cuivre

plus chaux) ou bouillie bourguignonne (sulfate de cuivre plus carbonate de sodium anhydre ou hydraté).

Les oligo-éléments cités en A-3-7 sont autorisés en usage préventif contre les maladies uniquement.

Les préparations biodynamiques, les préparations diverses à base de plantes (macérations, décoctions, ...)

et les préparations à base de substances naturelles minérales, végétales, ou animales ne faisant intervenir

aucun produit chimique de synthèse sont autorisées.

La lécithine est interdite à cause des risques très importants d'OGM.

Normes maximales de métaux lourds autorisées dans les

amendements et les engrais :

Teneurs maximales de la matière sèche en mg/kg :

- Plomb : 45 mg/kg

- Cuivre : 70 mg/kg

- Nickel : 25 mg/kg

- Zinc : 200 mg/kg

- mercure : 0,4 mg/kg

- chrome total : 70 mg/kg

- chrome (VI) : 0 mg/kg

Je n'ai pas de repère pour voir si cela est cool ou pas ! :)

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Voici un lien intéressant, intitulé "USAGE DU CUIVRE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE SYNTHÈSE DU RAPPORT" fait par l'Institut Technique de l'Agriculture Biologique (ITAB), reproduit ici :

USAGE DU CUIVRE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE

SYNTHESE DU RAPPORT

L’ENQUETE ITAB SUR LES PRATIQUES DES PRODUCTEURS BIOLOGIQUES MONTRENT QUE :

- les apports de cuivre sont raisonnés en fonction des risques, les producteurs

n’apportent que les quantités nécessaires à la protection de leur culture ;

- en raison de la limite de 6kg/ha/an existant déjà en agriculture biologique, les

producteurs utilisent déjà toutes les méthodes prophylactiques et moyens pour apporter

des quantités minimales ;

- la quantité annuelle maximale de 4kg/ha/an recommandée par l’AFSSA ne permet

pas, dans l’état actuel des connaissances, une protection suffisante des cultures

biologiques contre les champignons et bactéries pathogènes, les années de forte

pression de maladie.

LES NOMBREUSES RECHERCHES ET EXPÉRIMENTATIONS MENÉES 10 ANS SUR LES DEPUIS REDUCTIONS ET LES ALTERNATIVES AU CUIVRE MONTRENT QUE :

- il n’existe pas de matière active compatible avec le cahier des charges AB, susceptible

de se substituer au cuivre ou même de permettre de réduire son utilisation dans la

limite des 4kg/ha/an, malgré les nombreux programmes de recherche, notamment

européens, menés sur ce sujet (programmes européens REPCO et Blight MOP,

nombreuses expérimentations menées par le GRAB, les autres stations régionales et le

réseau national viti bio de l’ITAB, programme ACTA-INRA sur le cuivre);

- la limitation à 4kg/ha/an d’apports de cuivre métal n’est pas compatible les besoins de

renouvellement montrés par les études sur le lessivage (étude IFV) et l’analyse de la

pluviométrie (étude AIVB LR) ;

- les rares substances qui permettraient de réduire de façon significative les quantités

apportées, comme par exemple la Bouillie-Sulfo-Calcique Italienne (contre la tavelure

du pommier) ne possèdent aujourd’hui pas d’AMM en France ;

LES RARES ETUDES SUR LA BIODIVERSITE DANS LES SYSTEMES BIOLOGIQUES MONTRENT QUE :

Malgré l’usage du cuivre, les vergers biologiques présentent une biodiversité (quantité et

diversité d’espèces) supérieure à celle des systèmes conventionnels et en protection intégrée.

RESUME

Les pratiques des producteurs biologiques (fertilisation organique, travail du sol,

enherbement, bandes enherbées...) permettent d’atténuer les effets dépressifs du cuivre et

doivent être pris en compte pour déterminer les quantités limites ;

La recommandation de 4kg/ha/an, dans l’état actuel des connaissances n’est pas compatible

avec le développement, pourtant prévu par un Plan Ministériel, de la viticulture, arboriculture

et production de légumes biologiques.

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Une vidéo qui fait la comparaison entre un producteur de pêches BIO et conventionnel :

!

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